CARREFOUR : UN ANALYSTE RESTE PRUDENT
Après les récentes publications de parts de marché et d'indices de prix, Bryan Garnier revient sur la tentative de Carrefour de se repositionner progressivement et à moindre coût en France.
Tout en saluant les initiatives et les premiers signaux mous envoyés par ces annonces, le broker reste préoccupé par la poursuite de la dégradation du marché français (déflation alimentaire, concurrence exacerbée) et préfère rester en marge (toujours neutre sur 'Carrefour' depuis novembre 2022) car une mauvaise visibilité sur les bénéfices et des rendements risqués pour les actionnaires compensent une valorisation qui semble très attractive.
Je m en suis payé une petite tranche . Je pense que nous sommes a un point bas , objectif 16,5 euros . J avoue que les dividendes prevus mon rassurés . je me suis aussi laissé tenté par vallourec mais la ca seras beaucoup plus dur de gagner un cent
Carrefour : proche d'un re-test des 14,94E ?
Certes, il y a le détachement d'un dividende de 0,87E (repli mécanique vers 15,45E) mais le titre affiche également une franche lourdeur puisque le cours s'en revient tester les 15E.
Carrefour n'est qu'à quelques fraction d'un solide support situé vers 14,94E et il faudrait vraiment de mauvaises nouvelles pour qu'il soit compromis.
Le 27 mai 2024
La configuration technique du titre Carrefour suggère l'amorce d'un retournement de tendance sur le moyen terme.
● La société présente une situation fondamentale intéressante dans une optique d'investissement à court terme.
● La société dispose d'un bon score ESG par rapport à son secteur, d'après Refinitiv.
Points forts
● L'entreprise fait partie des plus attractives du marché en termes de valorisation basée sur les multiples de résultat.
● Le titre est valorisé sur 2024 à 0.24 fois son chiffre d'affaires, soit des niveaux de valorisation très intéressants comparativement aux autres sociétés de la cote.
● Le cours de la société rapporté à sa valeur nette comptable fait ressortir le dossier comme étant relativement bon marché.
● Compte tenu des flux de trésorerie positifs que son activité génère, le niveau de valorisation de la société est un atout.
● La société fait partie des valeurs de rendement avec un dividende attendu relativement important.
Points faibles
● L'évolution attendue du chiffre d'affaires laisse supposer une croissance médiocre au cours des prochains exercices.
● Les perspectives de croissance des bénéfices de la société manquent de dynamique et sont une faiblesse.
● En pourcentage du chiffre d'affaires et sans tenir compte des dotations et amortissements, la société dispose de marges relativement réduites.
● La société présente des niveaux de rentabilité insuffisants.
● Les prévisions de chiffre d'affaires ont été récemment revues à la baisse en ce qui concerne l'exercice en cours et le suivant.
● Au cours des 12 derniers mois, les analystes ont revu régulièrement à la baisse leurs anticipations de bénéfices.
● L'opinion général du consensus des analystes s'est fortement détériorée au cours des quatre derniers mois.
● Au cours des douzes derniers mois le consensus des analystes a été fortement revu à la baisse.
Assemblée générale animée chez Carrefour
Le 24 mai 2024
Paris (awp/afp) - Entre interrogations sur la rémunération du PDG Alexandre Bompard et sur le modèle social du distributeur, l'assemblée générale du seul distributeur du CAC 40, Carrefour, a été animée vendredi matin à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).
Comme chaque année, le géant de la distribution rassemblait ses actionnaires aux Docks de Paris, en proche banlieue nord de la capitale. Et comme les années précédentes, les organisations syndicales sont de la partie.
La CFDT avait annoncé jeudi prévoir de "porter la voix des salariés" devant les actionnaires.
C'est un salarié d'un magasin passé en location-gérance qui a interpellé le PDG du groupe sur le malaise social en interne, rappelant au passage qu'une "première audience" de pure forme doit avoir lieu vendredi au tribunal judiciaire d'Evry après une assignation de la branche services de la CFDT contre Carrefour "pour pratique abusive de la location-gérance et de la franchise".
La CFDT reproche à Carrefour l'externalisation de plus de 300 magasins et 23.000 salariés via la cession à des tiers, franchisés ou locataires-gérants. Passer les magasins en franchise ou en location-gérance permet au distributeur de conserver sa part de marché commerciale tout en se libérant d'un certain nombre de dépenses, à commencer par les salaires. Mais cela n'est pas sans conséquence pour les salariés.
Alexandre Bompard a répondu en mettant en avant le fait que Carrefour n'avait fermé aucun magasin grâce à cette politique, dans un contexte "extraordinairement difficile" pour le secteur de la grande distribution, sous la "pression concurrentielle" de spécialistes du discount, comme Lidl ou Action, et de réseaux de magasins "indépendants", E.Leclerc, Intermarché, Coopérative U, "dont le modèle social n'a rien à voir avec le nôtre".
"Champion olympique de la casse sociale"
La CGT, qui a fait de son PDG le "champion olympique de la casse sociale" - Carrefour est l'un des importants sponsors des JO-2024 -, a pour sa part perturbé l'assemblée générale par des slogans, chansons et invectives, sifflant l'arrivée au pupitre d'Alexandre Bompard et lui demandant d'"augmenter les salaires, pas les actionnaires".
"Je vous laisse finir", a réagi le dirigeant du groupe depuis 2017, avant de continuer à dérouler son discours pendant une vingtaine de minutes malgré les perturbations, qui se sont poursuivies lors de l'ensemble de l'Assemblée générale.
Alexandre Bompard a par ailleurs été interpellé sur sa rémunération, Carrefour étant selon l'ONG Oxfam l'un des groupes les plus "inégalitaires".
Carrefour conteste le calcul de l'association qui rapporte la rémunération de M. Bompard à celle des 334.000 salariés à travers le monde - dont une majorité au Brésil -, malgré des "écarts de pouvoir d'achat" entre pays.
En outre une part de la rémunération du dirigeant prendra la forme d'actions gratuites délivrées ultérieurement et sous critère de performances.
Pour 2023, il touchera, dans la continuité des années précédentes et si l'assemblée générale donne son feu vert vendredi, au moins 4,5 millions d'euros pour 2023, plus jusqu'à 5,3 millions d'euros en actions ultérieurement.
La rémunération du dirigeant pour 2024, également soumise au vote, prévoit une part fixe inchangée (1,6 million d'euros) et une part variable, sous critères de performance, pouvant aller jusqu'à 190% de cette part fixe (3,04 millions d'euros). Un plan à long terme en actions est également prévu, à hauteur "55% de la rémunération globale maximum".
L'assemblée générale permettra de connaître l'opinion des actionnaires, qui n'avaient entériné la rémunération d'Alexandre Bompard qu'avec réticence un an plus tôt.
Les actionnaires doivent également se prononcer sur l'entrée au conseil d'administration de Marguerite Bérard, inspectrice des finances qui était depuis 2019 et jusqu'à la mi-mars à la tête des activités de détail en France de BNP Paribas. Et entériner l'arrivée comme administrateur d'Eduardo Rossi, en remplacement du milliardaire brésilien Abilio Diniz, décédé mi-février.
Carrefour a par ailleurs annoncé lors de l'assemblée générale qu'il allait ouvrir "dans les prochaines semaines" un magasin sous enseigne Atacadao, originaire du Brésil et dont le groupe est propriétaire, en banlieue parisienne à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis.
Journée en hausse pour Carrefour
Publié le 17/05/2024 à 17h41
L 'action Carrefour a terminé en hausse à la Bourse de Paris. Une hausse de 1,73%, l'action ayant fini à 16,51€ contre 16,23€ à la clôture, la veille.
2 422 551 actions ont été échangées ce vendredi, c'est-à-dire 0,35% de la capitalisation.
Sur les sept derniers jours, l'action Carrefour a enregistré une variation de 0,09%. En un an l'action a, en revanche, connu une forte baisse de 7,22%, valant 16,51€ contre 17,79€. A titre de comparaison, le CAC 40 a gagné 9,02% sur la même période.
JP Morgan dégrade Carrefour à 'sous-pondérer' et ramène sa cible de 19 à 15 euros. 🥺
La filiale brésilienne du groupe de grande distribution français Carrefour a annoncé mardi soir avoir renoué avec les bénéfices au premier trimestre de cette année.
Profitant de l'augmentation des prix des produits alimentaires depuis le début de l'année, Carrefour Brésil a vu sa marge brute d'exploitation (Ebitda) ajustée s'améliorer de 1,4 point de pourcentage sur un an au premier trimestre, à 5,7%. Ayant atteint 1,42 milliard de reals au premier trimestre, soit 260 millions d'euros, l'Ebitda ajusté a dépassé de 5% les estimations des analystes, commente JPMorgan.
Sur la période, le résultat net de Carrefour Brésil est devenu un bénéfice net ajusté de 52 millions de reals, contre une perte nette ajustée de 375 millions de reals accusée au premier trimestre de 2023.
Au premier trimestre de cette année, les activités brésiliennes de Carrefour ont représenté 23,3% du chiffre d'affaires consolidé du distributeur français, soit 5,17 milliards d'euros.
Carrefour : les difficultés perdurent
Le champion tricolore de la grande distribution continue de voir ses hypermarchés souffrir en France. Le titre n’avance plus en Bourse.
Cours du 07 Mai - 16h40
15.875€
Son actualité. Le début d’année aura été compliqué pour le distributeur tricolore. Au premier trimestre, ses ventes sont restées quasi stables (+0,4%), à 22,1 milliards d’euros. Les performances en France (45% du chiffre d’affaires) ont déçu, avec des revenus sous pression (-0,4%).
Les dirigeants ont confirmé leurs objectifs annuels tout en relevant les économies de coûts à 1,2 milliard d’euros, contre 1 milliard prévu auparavant. L’action est repassée sous les 16 euros et perd 4% depuis le 1er janvier.
Une concurrence accrue
Notre analyse.
Malgré les baisses de prix affichées en rayon, les hypermarchés demeurent le format qui souffre le plus dans l’Hexagone : -1,3% à périmètre constant, contre +0,1% pour les supermarchés et +0,2% pour les commerces de proximité.
Dans un environnement dégradé et une concurrence accrue, le groupe va devoir choisir entre maintenir ses marges ou gagner des parts de marché.
Selon l’institut Kantar, Carrefour a perdu 0,4% de part de marché en mars, après un recul de 0,8% en février. L’équation sera difficile à résoudre. Les catalyseurs restent trop peu nombreux en Bourse.
Les hypermarchés en France toujours sous pression.
Objectif de cours : 16.00€ ?
En plus d'un dividende qui génère un rendement de 5,5% selon les cours actuels, Carrefour met en oeuvre une politique de rachat de titres pour favoriser le retour aux actionnaires. La chaîne de distribution a annoncé en début d'année un programme de la sorte portant sur 700 ME. Ce montant est significatif car il représente l'équivalent de 6% de la capitalisation boursière. En rachetant sur le marché ses propres titres, Carrefour soutient de manière naturelle son cours de bourse...
Alors que la valeur s'inscrit en léger repli depuis le premier janvier, les multiples sont relativement faibles avec un PER évalué à 8 en tenant compte des prévisions 2024.
Carrefour mérite mieux que ses cours du moment...
Carrefour accélère son plan d’économies
Le groupe de distribution compte porter son plan d’économies de 1 à 1,2 milliard d’euros cette année afin d’intensifier ses investissements dans les prix.
En février, lorsqu’il avait annoncé une forte augmentation du dividende (+55%, à 0,87 euro) et le lancement d’un nouveau programme de rachats d’actions de 700 millions, Alexandre Bompard, le PDG de Carrefour, avait su trouver les mots qui rassurent et faire oublier une piètre performance financière. Va-t-il réitérer cette performance ? On le saura jeudi à l’ouverture de la Bourse. Mercredi soir, le distributeur a annoncé un renforcement du plan d’économies en 2024, ce qui plaît traditionnellement au marché. Il sera porté de 1 à 1,2 milliard d’euros afin d’ « accélérer » les baisses de prix dans les magasins. « Le plan lancé il y a quelques mois se passe bien, même mieux qu’anticipé, a indiqué le dirigeant lors d'une conférence téléphonique. Dans un contexte de vive concurrence, nous avons décidé d’accélérer dans les investissements prix et avons identifié plusieurs domaines dans lesquels réaliser des économies. Le principal concerne le siège social, nous renégocions aussi les contrats avec les fournisseurs, ceux qui ont eu une inflation importante ces dernières années, et nous révisons les coûts liés au IT. » Ces économies n’impacteront pas l’expérience client, a assuré le dirigeant, interrogé sur le sujet. « Nous avons une longue expérience en matière de réduction des coûts. » L’objectif de Carrefour reste intact : gagner des parts de marché dans tous les pays où il est présent, tout en améliorant son image prix. Plus de 700 produits ont déjà connu une baisse de prix en France au cours du trimestre écoulé et de nouvelles vagues de baisses auront lieu tous les 15 jours, a indiqué le dirigeant.
Retour à une légère croissance au Brésil
Même si l’inflation s’est éloignée de ses plus-hauts, elle ne recule pas suffisamment vite aux yeux des clients, toujours en quête du prix le plus bas. Dans ce contexte de trading down, Carrefour a enregistré une hausse de 13,5% en comparable, à 22,15 milliards, de son chiffre d’affaires, en deçà des attentes (23,5 milliards). La progression provient pour bonne partie de l’inflation, surtout en Argentine, car les volumes en magasins sont restés sous pression en France et en Europe. A données publiées, la croissance n'est que de 0,4%.
Dans l’Hexagone, les ventes ont ainsi reculé de 0,4% en données comparables, à 10 milliards d'euros. Les hypermarchés ont accusé un recul de 1,3% tandis que les supermarchés et magasins de proximité ont progressé de seulement 0,1% et 0,8% respectivement. Les produits de la marque Carrefour (MDD) ont été plébiscités et représentent 37% des ventes alimentaires, en hausse de 2 points sur un an et en ligne avec l’objectif de 40% à horizon 2026.
Au Brésil, terre traditionnelle de croissance, là où les facturations avaient reculé de 2,2% au dernier trimestre 2023, un début d’inflexion est observé. Entre janvier et mars, les ventes ont augmenté de 1,3% dans le pays, grâce à l’inflation mais aussi à la montée en régime des magasins ex-BIG convertis en Atacadão (+21%), explique le distributeur. Parallèlement, Carrefour a amorcé la vague de conversion de 40 hypermarchés Carrefour aux formats Atacadão et Sam’s Club prévue d’ici 2026 (dont 20 en 2024), avec cinq magasins déjà rouverts au premier trimestre et neuf en travaux. « Nous observons plus de signaux tournant au vert, a souligné Alexandre Bompard. Nos mesures stratégiques portent leurs fruits sur la top line et coûts [...] La profitabilité va rebondir en 2024. Nous voyons les choses se normaliser en terme de macroéconomie, c’est une bonne nouvelle. » Pour la suite, Carrefour a confirmé ses objectifs financiers, mais non chiffrés, pour l’exercice, à savoir une croissance de l'excédent brut d'exploitation et du résultat opérationnel courant et une génération de trésorerie disponible en ligne avec la trajectoire du plan 2026.
Début d'année chahuté pour Carrefour
Le 22 avril 2024
Paris (awp/afp) - Parts de marché en recul, poursuites judiciaires, cessions de capital ou encore ambitions environnementales: le géant des supermarchés Carrefour, qui doit annoncer mercredi son chiffre d'affaires du premier trimestre, et son PDG Alexandre Bompard connaissent un début d'année 2024 agité.
Le seul distributeur du CAC 40 a certes annoncé en février des ventes et un bénéfice net annuels en progression en 2023. Mais sa situation est contrastée, ce qui pourrait animer son assemblée générale le 24 mai.
Commercialement, d'abord. Le distributeur voit ses parts de marché reculer en France, sous la pression du leader E.Leclerc, très dynamique, et d'Intermarché notamment.
Il doit bénéficier de l'intégration des enseignes Cora et Match, rachetées mi-2023, mais attend toujours le feu vert de l'Autorité de la concurrence.
Au Brésil, où Carrefour est leader, le contexte de déflation alimentaire, en cours depuis le second semestre 2023, est assez difficile.
Le géant français a dit en février attendre pour 2024 des "conditions de marché plus favorables en Europe", avec un ralentissement de l'inflation, et une "normalisation" de l'environnement économique au Brésil.
Critiques sur le modèle
Carrefour entend poursuivre en 2024 "la transformation de son modèle", accordant une place croissante à l'exploitation de magasins en franchise ou en location-gérance. Cela lui permet de préserver sa part de marché commerciale tout en se libérant d'un certain nombre de dépenses, à commencer par les salaires.
Mais il s'expose à des critiques de plus en plus bruyantes. La branche services de la CFDT l'a assigné début mars devant le tribunal d'Evry (Essonne), critiquant des "délocalisations locales" qui pénalisent les salariés concernés.
Le distributeur est aussi assigné devant le tribunal de Rennes par une "association des franchisés de Carrefour" qui se plaint d'un "déséquilibre significatif" dans la relation franchisé/franchiseur.
Carrefour insiste quant à lui sur "l'attractivité" de sa franchise et le faible nombre de cas de désaccords.
Actionnariat chamboulé
Le milliardaire brésilien Abilio Diniz est décédé mi-février, privant Carrefour d'un "indéfectible allié" - dixit Alexandre Bompard. La holding familiale du milliardaire, Peninsula, reste actionnaire et a assuré Carrefour de son "engagement à long terme".
D'autre part, la famille Moulin-Houzé, propriétaire des Galeries Lafayette, a cédé pour 365 millions d'euros d'actions de Carrefour, tout en réaffirmant son "soutien à l'entreprise". L'opération a fait de Peninsula le premier actionnaire du distributeur.
Elle "signifie que la famille Moulin ne s'attend vraisemblablement pas à une hausse de l'action Carrefour à court terme", a commenté Clément Genelot, analyste de Bryan, Garnier & Co, auprès de L'Agefi/Dow Jones.
Malgré une politique de versement de dividendes et de rachats d'actions, le cours de bourse de Carrefour n'a qu'exceptionnellement retrouvé son niveau de juillet 2017, quand Alexandre Bompard a succédé à Georges Plassat.
En 2023, les actionnaires n'avaient approuvé qu'à une faible majorité la rémunération du PDG.
Une "structure de rémunération qui réponde aux principales préoccupations des actionnaires" doit leur être présentée fin mai, a récemment précisé Carrefour.
Quelle ambition environnementale?
Un autre point pourrait s'inviter au menu de l'assemblée générale: Carrefour fait partie des quelque 200 entreprises internationales déréférencées par la SBTi (Science Based Targets initiative), le principal label pour évaluer les engagements climatiques des entreprises, quant aux objectifs d'atteindre zéro émission nette à horizon 2050.
Motif: elles n'ont "pas étayé leurs engagements" "avec des objectifs précis" dans le délai demandé de 24 mois, indique l'ONG en pointe sur le sujet, Carbon Market Watch.
"Carrefour maintient et confirme son engagement auprès du SBTi", mais dit rendre compte "de ses données uniquement sur des temporalités qu'il maîtrise et peut mesurer", a réagi le groupe auprès de l'AFP.
En 2023, des actionnaires revendiquant détenir plus de 1% du capital du distributeur avaient déjà indiqué s'"interroger sur la stratégie climatique du groupe", le poussant à clarifier certains éléments. Ils pourraient de nouveau interpeller Carrefour fin mai.
Ce 26 mars, Carrefour a communiqué une opération de rachat de 25 millions de ses propres actions (environ 3,5% du capital) auprès de son premier actionnaire, Galfa. Il s’agit d’une filiale de Motier, la holding de la famille Moulin, propriétaire des Galeries Lafayette, qui empochera 365M€.
À l’issue de ce rachat d’actions, la participation de Galfa dans le capital de Carrefour tombera à 7,71% (et 13,3% des droits de vote) contre 13,7%. De ce fait, la famille Moulin perdra de peu son titre de premier actionnaire du distributeur au profit de Peninsula (8,8%), la société familiale de l’homme d’affaires brésilien Abilio Diniz, décédé le 18 février dernier.
Les Moulin restent au capital
Pour autant, la famille Moulin a affirmé ne pas vouloir se désengager davantage du capital de Carrefour. "Depuis son entrée au capital de Carrefour en 2014, il y a dix ans, Motier s’est toujours positionné comme un actionnaire de long terme, pleinement convaincu de la pertinence de la stratégie menée par Alexandre Bompard, son président-directeur général, avec le concours de l’ensemble des équipes, a déclaré Philippe Houzé, vice-président de Motier et vice-président du conseil d’administration de Carrefour. Nous n’envisageons pas de réduire davantage notre participation dans Carrefour et réaffirmons aujourd’hui notre soutien à l’entreprise."
Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme de rachat d’actions de 700 M€ de Carrefour pour 2024.
Carrefour assigné en justice par la CFDT
11/03/2024
Carrefour s'est vu assigner en justice lundi 11 mars par la branche Services du syndicat CFDT qui attaque le distributeur devant le tribunal judiciaire d’Evry. "Nous estimons que le mode de gestion tel que pratiqué par Carrefour ne répond pas aux règles du droit et qu’elle a des conséquences très fortes pour les travailleurs", a expliqué à l’AFP Sylvain Macé, secrétaire national de la CFDT-Services, concernant le passage de nombreux magasins en location-gérance ou en franchise.
Le syndicat demande à la justice "d'interdire au groupe Carrefour et aux sociétés défenderesses de procéder à de nouvelles mises en location-gérance ou en franchise au sein du groupe", et de "garantir cette injonction par une astreinte de 100000 euros par infraction constatée".
Carrefour annonce la mise en oeuvre du programme de rachats d’actions
Carrefour a annoncé avoir confié à un prestataire de service d’investissement un mandat de rachat d’actions. La période d’achat s’ouvrira le 4 mars 2024. Les actions rachetées seront conservées en vue de leur annulation. Le distributeur rappelle qu’il annoncé lors de la publication de ses résultats 2023, un programme de rachat d’actions Carrefour portant sur un montant maximal de 700 millions d’euros. Le groupe envisage de l’exécuter, sous réserve des conditions de marché, au cours de l’exercice 2024.
Ce programme sera exécuté en plusieurs tranches.
Cette opération s'inscrit dans le cadre du programme de rachat d'actions de Carrefour autorisé par l'assemblée générale des actionnaires du 26 mai 2023, et le cas échéant, par l'autorisation qui serait donnée par l'assemblée générale des actionnaires appelée à se tenir le 24 mai 2024.
Carrefour : A suivre aujourd'hui
Le 21 février 2024
Carrefour a dégagé un résultat net ajusté part du groupe en amélioration de 7,6% à 1,659 milliard d'euros au titre de son exercice annuel 2023. Son résultat opérationnel courant ressort à 2,26 milliards d'euros, en retrait de 4,7% par rapport à l'année précédente, avec une marge opérationnelle courante de 2,7% contre 2,9 % précédemment. Le géant français de la distribution a enregistré un chiffre d'affaires en croissance de 10,4% en comparable, à 94,13 milliards d'euros. Le cash flow libre net s'élève à 1,62 milliard d'euros contre 1,26 milliard.
En 2024, le groupe poursuivra la mise en œuvre du plan Carrefour 2026 et la transformation de son modèle et devrait bénéficier de conditions de marché plus favorables en Europe, avec une inflation ralentie et une restauration du pouvoir d'achat des consommateurs.
L'année 2023 a également été marquée par plusieurs acquisitions, notamment en France (reprise de 31 magasins ex-Casino) et en Espagne (47 supermarchés et magasins de proximité auprès du groupe El Corte Inglès).
Le groupe a annoncé une hausse de 55% du dividende à 0,87 euro par action (soit 600 millions d'euros) contre 0,56 euro l'an dernier ainsi qu'un nouveau programme de rachat d'actions pour 700 millions d'euros en 2024.
Carrefour publiera le 24 avril prochain son chiffre d'affaires du premier trimestre 2024.
Carrefour (CA) ne profite malheureusement pas de la bonne santé du CAC 40. Non seulement, les cours s'enlisent profondément sous la moyenne mobile à 50 semaines (MM50 weekly) au point de menacer le support des 15€. Mais pire encore, nous constatons que les résistances s'enchaînent comme des petits pains : 19, 18,5, 17,3 et 16€. Ajoutez à ces signaux défavorables, des indicateurs techniques moroses sous leurs lignes de flottaison respectives en unités hebdomadaires.
Dans l'hypothèse que les 15€ cèdent définitivement, CA retrouverait les plus bas de l'année 2022 à hauteur des 14€. Une extension sous ce support deviendrait problématique avec les 13,3 et 12,3€ en ligne de mire, soit les derniers plus bas de la crise Covid. À l'inverse, un throwback sur les 15€ en la faveur d'une bonne publication des résultats annuels 2023 le 20 février prochain, permettrait au titre de reprendre de la hauteur en direction des 16€, et pourquoi pas des 17,3€ non loin de la MM50 weekly. Cependant, pour envisager un début de renversement de vapeur, il faudrait que CA repasse durablement les 19€.
Il est bien dommage que B. Le Maire ait mis un barrage a une premiere offre "couche tard" à 20 € il y a plus de 2 ans, montant qui aurait probblement été revu a la hausse a 21 ou 22 apres négociations... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Carrefour : un titre à reconsidérer
05/02/2024
Avec l'accalmie des tensions inflationnistes
Consommation. L'inflation des produits alimentaires est en train de se calmer. Même si le retour à la normale n'est pas encore acté, la situation redevient gérable pour les industriels et les distributeurs concernés. Cette accalmie pourrait aussi contribuer à relancer la consommation des ménages... Alors que le titre Carrefour abandonne près de 10% sur les douze derniers mois, il semble offrir une sérieuse opportunité d'achat. Sur le T3 2023, l'activité a progressé de 9% avec une bonne performance des hypermarchés français, un momentum favorable en Espagne et une situation contrastée en Amérique Latine. Carrefour souffre d'un contexte déprimé au Brésil mais renforce sa position de leader en Argentine...
Actionnaires. On note aussi la progression régulière des produits sous la marque Carrefour et des activités de e-commerce. En revanche, le géant de la grande distribution ne met plus en avant l'alimentation bio qui souffre d'un affaissement de la demande. Enfin, l'abaissement des coûts est en ligne avec les objectifs... Grâce à un bilan solide, Carrefour a décidé de favoriser ses actionnaires avec un programme de rachat de titres à hauteur de 900 ME pour 2023. Le groupe a aussi engagé des acquisitions marquantes avec la reprise de Big et de Cora. Repris à Walmart en 2021, le premier est le troisième distributeur alimentaire au Brésil avec des revenus annuels de l'ordre de 3 MdsE. Le second regroupe 60 hypermarchés et 115 supermarchés dans l'Hexagone...
PER. Si l'on se penche sur le PER 2023 de Carrefour, il est évalué à 9... Ce niveau nous semble bien faible étant donné la valorisation historique du groupe dirigé par Alexandre Bompard. Il faut aussi prendre en compte le niveau élevé du retour aux actionnaires. En plus des rachats de titres, le dividende est conséquent. Il était de 56 centimes pour l'exercice 2022, soit un rendement de 3,5%. Compte tenu de résultats bien orientés, on peut penser que le coupon 2023 va s'inscrire en hausse... Par ailleurs, l'intégration des magasins Casino issus du démantèlement du groupe stéphanois va mobiliser les équipes d'Intermarché et d'Auchan pendant un certain temps. Cela pourrait favoriser une progression de Carrefour à leur détriment...