CercleFinance.com) - Le chiffre d'affaires TTC de 2024 progresse de +9,9% en comparable. Il s'établit à 94 550 ME pre-IAS 29, soit une hausse de +11,5% à taux de change constants.
Le Résultat Opérationnel Courant avant amortissement (EBITDA) atteint 4 637 ME, en hausse de +79 ME. Il est en progression de +4,4% à changes constants.
Le Résultat Opérationnel Courant (ROC) du Groupe s'élève à 2 213 ME, en repli de -51 ME (-2,2% ; +1,4% à changes constants). La marge opérationnelle ressort à 2,6%, contre 2,7% en 2023 (-13 pbs).
Le résultat net, part du Groupe, s'établit à 723 ME contre 1 659 ME en 2023. Le résultat net ajusté, part du Groupe atteint 1 081 ME contre 1 221 ME en 2023. Le résultat net ajusté, part du Groupe, par action s'établit à 1,61E contre 1,71E en 2023.
Le cash-flow libre net est de 1 457 ME en 2024 en ligne avec la trajectoire à 2026.
A mon avis si elle continue de baisser, la famille Mulliez pourrait retenter une offre, comme il y a 2 ou 3 ans.
18/02/2025
Carrefour cède 1,5% à 13,8 euros à la veille de son point annuel.
Le consensus 'Bloomberg' attend un résultat opérationnel courant de 2,3 milliards d'euros pour des ventes nettes de 84,71 milliards d'euros, soit une marge opérationnelle courante de 2,73%. Le résultat net ajusté est anticipé à 1,18 milliard d'euros et le dividende par action à 0,90 euro. Sur le seul quatrième trimestre, le marché table sur une croissance LFL, hors carburant et effet calendaire, de 4,52%, avec un repli de 1,78% en France.
Lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre, le distributeur avait confirmé l'ensemble des objectifs financiers pour 2024 avec une croissance de l'EBITDA et du résultat opérationnel courant.
Carrefour : opération brésilienne en question
12/02/2025
Carrefour s'adjuge timidement 0,2% à 13,7 euros alors que le distributeur souhaite racheter les minoritaires de Grupo Carrefour Brasil et retirer sa filiale de la Bourse de São Paulo. " Le Groupe, qui détient actuellement 67,4% de Carrefour Brésil, a décidé de porte sa participation à 100%, reflétant ainsi sa confiance dans la trajectoire de croissance de sa filiale, et sa conviction quant à son potentiel de création de valeur ", a souligné la société hier soir.
Avec cette décision, Bryan Garnier ('neutre') anticipe une augmentation du BPA de 1 à 5% à partir de 2025 et un renforcement de la participation de la famille Diniz dans Carrefour. Mais cela ne résout pas le problème existentiel de l'entreprise : comment se désensibiliser de Leclerc sur son marché domestique ? Carrefour reste en effet surexposé à la France, et à Leclerc (un regroupement d'indépendants qui ne jouent pas selon les mêmes règles) via ses hypermarchés/supermarchés situés hors des grandes villes. Le courtier continue ainsi de penser que Carrefour devrait essayer de se recentrer sur la France/Espagne/Brésil en vendant toutes les autres zones géographiques et en réinvestissant le cash dans l'acquisition de New Casino en France (un ensemble d'actifs urbains premium immunisés contre Leclerc). Cette approche prendrait plusieurs années et nécessiterait un lobbying politique massif...
Pour Oddo BHF ('neutre'), ce deal est rationnel, et parait une bonne chose à long terme. La question qui demeure est celle de savoir si, au regard du cash-out à venir (selon les options retenues par les minoritaires), le groupe maintiendra son programme de SBB (ou dans ces proportions) ou bien s'il privilégiera un levier contenu. Dans l'absolu toutes les solutions ont des arguments, mais à choisir en termes d'allocation du capital, peut-être que ce que le courtier préfèrerait à un SBB, serait d'investir dans les prix et les parts de marché, une vision plus long terme que financière (même si le fait d'être coté en bourse apporte ce type de contraintes)
A suivre ... 🧐
Carrefour : veut devenir 100% propriétaire de sa filiale brésilienne
Le 12 février 2025
Carrefour annonce dans un communiqué son intention d'acquérir les actions détenues par les actionnaires minoritaires de sa filiale brésilienne, Grupo Carrefour Brasil et de la retirer de la Bourse de São Paulo. Hors de l'Hexagone, le marché brésilien, en forte croissance, constitue son principal marché avec plus de 15 milliards de chiffre d'affaires engrangés sur les 9 premiers mois de l'année 2024 (+4,4% sur un an). Carrefour détient actuellement 67,4 % de Carrefour Brésil, et a donc décidé d'augmenter sa participation à 100 %.
Le titre à la bourse de São Paolo a perdu 45% de sa valeur en un an, mais se redresse depuis le début de l'année (+18%).
"Cette opération marque une étape majeure dans la consolidation de notre leadership au Brésil, a précisé Alexandre Bompard, PDG du Groupe Carrefour. L'achat de la totalité des titres de Carrefour Brésil parachève cette stratégie et permettra à notre management local de se concentrer sur le pilotage de l'excellence opérationnelle et commerciale ".
POURQUOI HSBC NE CONSEILLE PLUS D'ACHETER L'ACTION CARREFOUR
La banque sino-britannique est passée d'"acheter" à "conserver" sur l'action du groupe de grande distribution. L'établissement pense que la direction de la société met en œuvre la bonne stratégie. Mais HSBC pointe l'accroissement de la compétition et l'incertitude politique en France, ainsi qu'une situation "volatile" au Brésil.
Carrefour évolue en queue de peloton du CAC 40, vendredi 31 janvier. Le groupe de grande distribution cède 1,6%, la deuxième plus forte baisse de l'indice parisien, vers 15h30.
La société dirigée par Alexandre Bompard est pénalisée par un abaissement de recommandation de la part de HSBC qui est passée d'acheter à "conserver" sur le titre, tout en réduisant son objectif de cours à 14 euros contre 22 euros.
La banque sino-britannique estime que Carrefour a mis en œuvre la stratégie adéquate, notamment en France où ses parts de marché ont recommencé à surfer sur une bonne dynamique à compter du second semestre 2024. L'établissement y voit le fruit des investissements dans les prix réalisés par Carrefour. Ce qui lui a permis d'atteindre "un bon positionnement prix" par rapport à Leclerc, le leader indiscutable en termes de part de marché en France, note HSBC.
Regain de pression concurrentielle
Mais plusieurs vents contraires inquiètent la banque sino-britannique, notamment la pression concurrentielle en France. L'établissement explique que la stratégie d'investissement dans les prix de Carrefour n'a pas déclenché de réaction de la part d'Intermarché et d'Auchan car ces derniers ont été trop occupés, l'an passé, à intégrer les magasins déficitaires rachetés à Casino. Ce qui a limité leurs surfaces financières pour investir dans les prix.
La donne pourrait changer en 2025, pointe HSBC. La banque souligne qu'Intermarché a une "ambitieuse stratégie" qui doit conduire l'enseigne à détenir 20% du marché d'ici à 2030, contre 17% en 2024. De plus, "les premiers signes de baisse de prix chez Auchan après l'intégration des magasins Casino commencent à se faire sentir", prévient l'établissement. Quant à Leclerc, ses énormes gains de marché depuis deux années (1,7 point de pourcentage) lui donneront un avantage de taille, de volumes et en termes de négociations sur les fournisseurs, qui permettront également à l'enseigne d'investir dans les prix.
À ceci s'ajoute un contexte "difficile" pour la consommation des ménages, avec les incertitudes à la fois économiques et politiques.
Situation compliquée au Brésil
En conséquence, HSBC redoutent que des investissements dans les prix, et donc des promotions, de la part des concurrents surviennent, obligeant Carrefour à suivre. La banque n'est pas certaine que les mesures d'efficacité (passage de magasins en franchise, centrale d'achats européenne) et d'économies du groupe suffisent à absorber cette vague de pressions sur les prix, surtout si les volumes restent atones.
Pour cette raison, la banque pense que la marge opérationnelle courante de Carrefour ne s'améliorera pas en 2025 après avoir stagné (2,6% attendu) en 2024.
Au-delà de la France, l'établissement pointe une situation compliquée dans plusieurs de ses marchés européens. En Belgique, le groupe subit la pression du grand rival Ahold Delhaize, en Pologne le groupe est prix dans une guerre de prix entre Lidl et Biedronka tandis qu'en Italie la consommation est en berne.
Au Brésil, son deuxième marché après la France, Carrefour fait face à un "environnement très volatile", pointe par ailleurs HSBC. L'inflation devrait encore marquer les prochains trimestres, pressurisant ainsi le pouvoir d'achat des ménages.
Certes, la valorisation de Carrefour s'avère bien peu exigeante au regard de celles d'autres société de distribution cotées en Europe comme Tesco et Ahold Delhaize. Pour autant, HSBC ne voit pas de catalyseur susceptible de déclencher une revalorisation de l'action.
Carrefour publiera ses résultats annuels, le 19 février prochain.
CARREFOUR : SPÉCULATIONS SUR LE TOUR DE TABLE
27/01/2025
En tête du CAC40, [FR:FR0000120172:0]Carrefour[:FR] s'adjuge 2,3% à 13,6 euros. Objet de spéculations plus ou moins récurrentes, le distributeur pourrait rapidement voir évoluer son tour de table. Selon 'Valor Economico', la famille Diniz aurait pris la décision de quitter l'entreprise et aurait l'intention de commencer par céder sa participation détenue en France, où la valeur investie est plus élevée.
Selon le journal brésilien, la vente devrait avoir lieu avant que la famille Moulin, qui contrôle le groupe Galeries Lafayette, ne cède davantage de parts dans le distributeur.
Le milliardaire brésilien Abilio Diniz, qui a bâti son empire dans le secteur de la grande distribution, est décédé il y a près d'un an.
UBS ajuste son objectif de cours
UBS s'attend à un 2ème semestre difficile. L'analyste confirme son opinion neutre sur la valeur et ajuste son objectif de cours à 14 E (au lieu de 14,1 E).
'Nos prévisions restent globalement inchangées en raison de la mise à jour difficile du second semestre. Les actions sont bon marché, mais le contexte difficile ne constitue pas un catalyseur' indique UBS.
Le groupe a confirmé l'ensemble de ses objectifs financiers pour 2024: croissance de l'EBITDA et du Résultat Opérationnel Courant ; Cash-Flow Libre Net en ligne avec la trajectoire du plan Carrefour 2026.
Carrefour : vise 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires sur les produits “sans” d’ici à 2030
Le 20 janvier 2025
Carrefour a terminé dans le vert, avançant de 1,46% à 13,54 euros après avoir chuté de près de 5% vendredi. Le géant de la grande distribution ambitionne de doubler ses ventes de produits «sans» d’ici à trois ans pour régner en maître sur ce marché en 2030, avec un chiffre d'affaires d’1 milliard d'euros. Pour y parvenir, Carrefour lance une grande campagne visant à développer ses ventes de produits sans gluten, lactose, nitrites et alcool.
Carrefour met en avant le fait que près d'un quart des Français (24%) sont en effet concernés par les produits sans gluten, soit parce qu'ils consomment eux-mêmes des produits sans gluten (8% de la population) soit car un proche suit un régime dépourvu de cette protéine (16%).
"Les produits sans nitrites sont plébiscités par les clients", assure le groupe, alors que le gouvernement français a lancé un plan d'action de réduction de l'utilisation d'additifs alimentaires. "Les boissons sans alcool répondent à de nombreuses demandes, notamment des impératifs de santé publique, des besoins pour les sportifs ou les femmes enceintes", détaille le distributeur.
Dans l'optique d'atteindre ses nouveaux objectifs, le groupe présidé par Alexandre Bompard compte mettre en place une coalition avec des groupes agroalimentaires, tels Fleury Michon dans le "sans nitrites", Candia dans le "sans lactose", Brasseries Kronenbourg dans le "sans alcool" et Gerblé dans le "sans gluten".
Ces produits "sans" bénéficieront par ailleurs d'une signalétique dédiée dans les magasins du groupe.
Carrefour, dont l'action se replie de 17% sur un an, publiera ses résultats annuels 2024 le 19 février prochain.
Carrefour : plan de rachat d'actions finalisé
Le 10 décembre 2024
Carrefour a annoncé lundi soir avoir finalisé le programme de rachat d'actions de 700 millions d'euros dont il avait officialisé le lancement en février dernier.
Dans un communiqué, le groupe de distribution indique avoir fait l'acquisition de plus de 47,6 millions de titres sur la base d'un prix unitaire moyen de 14,69 euros.
Carrefour précise avoir racheté par ailleurs 92.734 actions supplémentaires à un prix moyen de 14,26 euros par titre.
Ces actions, ainsi que d'autres actions actuellement auto-détenues et non affectées à des fins d'annulation, sont destinées à couvrir l'allocation d'actions nécessaires aux plans d'attribution d'actions de performance pour 2022 susceptibles d'être livrés en février prochain au bénéfice des salariés du groupe, explique le distributeur.
Carrefour cherche à apaiser les tensions au Brésil après le refus de son PDG de vendre de la viande
Le 26 novembre 2024
Carrefour, le plus grand distributeur alimentaire d'Europe, a déclaré mardi qu'il regrettait que l'engagement de ne pas vendre de viande sud-américaine en France ait été perçu comme une "remise en question de son partenariat avec l'agriculture brésilienne".
Carrefour a déclaré dans un communiqué qu'il s'approvisionnait presque exclusivement en France pour la viande qu'il vendait en France et exclusivement au Brésil pour la viande qu'il vendait au Brésil, ajoutant qu'il continuerait à le faire.
Les conditionneurs de viande brésiliens ont cessé d'approvisionner le groupe Carrefour au Brésil après que le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, a déclaré la semaine dernière que l'accord commercial en cours de discussion entre l'Union européenne et le bloc commercial régional Mercosur présentait le "risque que la production de viande déborde sur le marché français (et) ne réponde pas à ses exigences et à ses normes".
Les remarques qu'il a formulées dans un message sur les réseaux sociaux adressé aux dirigeants des lobbies agricoles français ont été critiquées par les groupes brésiliens de l'industrie agroalimentaire, qui ont publié une déclaration commune les qualifiant de "position protectionniste".
Les remarques de M. Bompard interviennent alors que les agriculteurs français protestent contre un éventuel accord de libre-échange entre l'Union européenne et le bloc formé par le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay.
Carrefour a déclaré dans son communiqué : "Nous n'avons jamais opposé l'agriculture française à l'agriculture brésilienne : "Nous n'avons jamais opposé l'agriculture française à l'agriculture brésilienne, car nos deux pays bien-aimés partagent un amour profond de la terre, de sa culture et d'une alimentation de qualité. .... Nous sommes fiers d'être le premier partenaire et le promoteur historique de l'agriculture brésilienne".
Aures infos...
Carrefour : plusieurs options seraient à l'étude, dont une potentielle vente
05/11/2024
Carrefour fait à nouveau parler. Trois ans après l'échec du rapprochement avec Alimentation Couche-Tard en raison de la vive opposition du gouvernement français, le distributeur étudierait diverses options afin d'augmenter sa valorisation. Selon des personnes proches du dossier citées par 'Bloomberg', le groupe dirigé par Alexandre Bompard discute de divers scénarios en interne mais aussi avec des conseillers. Les possibilités à l'étude comprendraient des cessions d'actifs, une croissance par le biais de partenariats et d'acquisitions, ou une réorganisation opérationnelle.
Carrefour pourrait également envisager une vente totale ou la cession d'une participation dans la société si un prétendant intéressé se présente, selon les sources. Une autre possibilité serait de rester indépendant tout en poursuivant des mesures pour renforcer sa compétitivité par des changements de stratégie et de nouveaux investissements.
L'agence souligne que le titre Carrefour a chuté d'environ 30% par rapport à son récent pic de 2022, ce qui donne à l'entreprise une valeur de marché d'environ 10,1 milliards d'euros. Une vente pourrait susciter l'intérêt de sociétés de capital-investissement et d'acteurs du secteur si Carrefour va de l'avant, selon les sources. Les délibérations en sont à un stade précoce et il n'y a actuellement aucune discussion formelle avec des prétendants, soulignent les sources. Les actifs de Carrefour tels que ceux du Brésil ou de certains marchés européens pourraient être plus faciles à monétiser tandis qu'une vente totale de l'entreprise entraînerait, sans aucun doute, de nouvelles réactions politiques et une opposition des syndicats.
Toute transaction nécessiterait logiquement le soutien des actionnaires de Carrefour, notamment la famille Moulin, propriétaire du groupe de grands magasins Galeries Lafayette, et premier investisseur dans l'ex numéro deux mondial de la distribution.
Carrefour étudie diverses options pour augmenter sa valorisation boursière
Le 05 novembre 2024
Le groupe de grande distribution Carrefour étudie diverses options, dont des cessions d'actifs et des acquisitions, afin d'augmenter sa valorisation boursière, a rapporté lundi soir l'agence Bloomberg en citant des sources proches du dossier.
Carrefour a sollicité des conseillers pour étudier ses options, qui comprennent des cession d'actifs, la croissance par le biais de partenariats et d'acquisitions et une réorganisation opérationnelle, selon ces sources. Le distributeur pourrait faire l'objet d'une vente partielle ou totale si un prétendant se manifestait, qu'il s'agisse d'un fonds d'investissement ou d'un acteur du secteur, ont-elles ajouté.
Aucune discussion formelle en ce sens n'est actuellement en cours, selon les informations de Bloomberg, qui a précisé que Carrefour pourrait décider, à terme, de ne pas réaliser de transaction.
Contactés par l'agence Agefi-Dow Jones, des porte-parole de Carrefour n'étaient pas joignables dans l'immédiat pour commenter ces informations.
Les magasins Cora vont passer sous enseigne Carrefour à partir du 1er octobre
Le 30 septembre 2024
Les magasins Cora, rachetés par Carrefour, vont progressivement changer d'enseigne à partir du 1er octobre, a annoncé dans un communiqué lundi le géant de la distribution.
Carrefour avait annoncé le 1er juillet dernier la finalisation du rachat officiel au groupe belge Louis Delhaize des magasins Co et Match - ces derniers conservant pour leur part leur nom - ainsi que de leur centrale d'achat Provera. L'opération avait été réalisée sur la base d'une valeur d'entreprise de 1,05 milliard d'euros.
Louis Delhaize détenait 60 hypermarchés Cora et 115 supermarchés Match, souvent situés dans le quart nord-est de la France. Ils représentent selon Carrefour 2,4% environ du très bataillé marché de la distribution alimentaire, et emploient 22.000 personnes.
Lundi dans un communiqué, Carrefour annonce que son "acquisition du distributeur Cora entre dans une nouvelle phase avec la bascule progressive des 60 magasins sous leur nouvelle enseigne".
"Cette intégration s'effectuera en trois vagues de changement d'enseigne: une première de 19 magasins qui débutera le 1er octobre; une deuxième de 20 magasins à compter de la mi-octobre et enfin, une dernière vague de 21 magasins à partir de fin octobre".
Pendant cette "bascule", les hypermarchés resteront ouverts, précise Carrefour.
L'acquisition de Cora et Match est "la plus importante pour Carrefour depuis le rachat de Promodès" en 1999, dixit le PDG Alexandre Bompard, et permet à Carrefour de conforter sa deuxième place derrière E.Leclerc, qui détient près du quart du marché, et devant Les Mousquetaires/Intermarché qui ont racheté de nombreux magasins au groupe en difficulté Casino.
et nous voila tranquillement a 16 euros , toujours aucun commentaire ?
décidément ABC bourse revient toujours sur son conseil : attendre . N en déplaise aux oiseaux de mauvais augures ......... J espere déclencher des commentaires merci.
— Dans le cadre de son programme de rachat d'actions de 700 millions d'euros annoncé en février 2024, le groupe Carrefour a précisé avoir déjà racheté 38,5 millions d'actions composant son capital entre le 4 mars et le 16 septembre 2024 pour un montant total de 563 millions d'euros.
Carrefour a confié à un prestataire de service d'investissement un mandat de rachat d'actions pour poursuivre le programme. La nouvelle période d'achat s'ouvrira le 18 septembre 2024. Les actions ainsi rachetées seront conservées en vue de leur annulation future.
abcBOURSE change d avis tous les trois jours mais revient toujours sur attendre ca m arrange toujours....
le conseille ABC bourse passe de alléger a attendre . Je ne sais pas si ca a un quelconque rapport ? mais cela me convient et en plus le cour continue de monter légèrement ( actionnaire)
Carrefour : mise en œuvre d'un contrat de liquidité
Le 02 septembre 2024
Carrefour annonce la mise en place d'un contrat de liquidité portant sur ses actions ordinaires avec Rothschild Martin Maurel, dans le cadre de la réglementation en vigueur. Ce contrat a pour objet l'animation par Rothschild Martin Maurel des actions Carrefour sur le marché réglementé d'Euronext à Paris afin de favoriser la liquidité des transactions et la régularité de la cotation desactions Carrefour. Pour la mise en œuvre de ce contrat, 29 000 000 euros ont été affectés au compte de liquidité.
Ce contrat prendra effet à partir du 2 septembre 2024 et a une durée initiale de 12 mois, renouvelable par tacite reconduction pour des périodes successives de 12 mois.
Prenons de la distance pour évaluer la performance du groupe sur le temps long, c’est-à-dire sur les deux cycles décennaux 2003-2013 et 2013-2023. La première chose qui frappe, c’est bien sûr la stagnation du chiffre d’affaires sur vingt ans ; si l’on ajuste celui-ci avec l’inflation, c’est même d’un déclin qu’il s’agit.
Latente et largement ininterrompue, la compression de la marge brute illustre à elle seule le drame de Carrefour : celui de réaliser la moitié de son chiffre d’affaires sur son marché domestique — le marché français — aussi compétitif que saturé. La conséquence de cette concurrence à couteaux tirés, c’est une course des prix vers le bas à laquelle aucune force ne peut s’opposer.
Dans un tel contexte, le groupe est astreint à une discipline de fer dans la gestion de ses coûts d’exploitation. Les notables efforts entrepris en la matière depuis l’arrivée d’Alexandre Bompard, hélas, ont été battus en brèche par le retour de l’inflation, et la charge supplémentaire qu’elle représente pour la masse salariale. Après un ressaisissement, la marge d’exploitation est donc de nouveau sous pression.
La conséquence de ces dynamiques, c’est une rentabilité des actifs qui diminue sans cesse depuis vingt ans — elle est très exactement divisée par deux sur la période. Pour pallier à cela et maintenir tant bien que mal à flot la rentabilité des capitaux propres — qui en réalité n’échappe pas non plus à la dégringolade — le levier financer n’a fait qu’augmenter.
Baisse de la rentabilité, hausse de l’endettement : la funeste combinaison, c’est évident, déplaît souverainement aux investisseurs ; le cours de bourse en érosion quasi continue sur les deux décennies le reflète.
Le cas de Carrefour, du reste, illustre bien le problème intrinsèque des activités très capitalistiques mais sans pricing power, qui subissent l’inflation de manière plus dure encore que les autres : d’un côté leurs marges sont compressées par la hausse des coûts, tandis que de l’autre leurs dépenses d’investissements augmentent.
Soulignons néanmoins que la situation tend vers une certaine amélioration depuis le changement de direction et de stratégie — forcément un chantier à très long terme — initiés en 2017. L’année dernière, le profit par action atteignait un plus-haut à quinze ans, tandis que la transition du modèle d’affaires vers des magasins franchisés et des surfaces plus petites dynamise nettement la génération de cash-flow.
La tendance est claire — à voir si elle sera confirmée cette année — et permet au groupe de retourner €3.3 milliards à ses actionnaires ces trois derniers exercices, soit €1.1 milliard par an en moyenne, dont les deux-tiers via des rachats d’actions. Au regard de la valorisation déprimée du groupe par rapport à ses pairs, un tel choix apparaît parfaitement logique.
Cette valorisation attractive, à coup sûr, retiendra l’attention des amateurs de « value investing ». A ces chasseurs de décotes, il n’aura pas échappé que Carrefour s’échange à x0.9 la valeur de ses capitaux propres, c’est-à-dire sur son plus-bas à vingt ans, et pour un rendement sur dividende de 6.1%, c’est-à-dire sur son plus-haut à vingt ans !
On leur objectera bien entendu qu’il faudrait un évènement « catalyseur » pour que le distributeur retrouve les faveurs du marché. Or de quelle nature pourrait-il être ? Le marché français n’est pas moins compétitif — c’est plutôt l’inverse — et un distributeur reste structurellement désavantagé à l’international, car loin de ses bases et donc moins susceptible de réaliser des économies d’échelle.
Dans ce cadre, il n'est guère étonnant qu’Alexandre Bompard ait fait la grimace lorsque Bruno Le Maire s’est opposé à un rapprochement de Carrefour avec Alimentation Couche-Tard.