Pouvoir d'achat: pour les Français, "tout augmente"… mais ils restent optimistes
INFOGRAPHIE – Selon le dernier baromètre du pouvoir d'achat réalisé par CSA Research pour Cofidis, un Français sur deux considère que son pouvoir d'achat a plutôt diminué au cours des dix dernières années. Mais paradoxalement, l'édition 2021 contient moult signaux positifs après une année 2020 très marquée par la crise.
Supermarché France
Comment les Français voient-ils leur pouvoir d'achat?
N. GUYONNET/H. LUCAS/AFP
467 euros. C'est la somme qui manquerait en moyenne chaque mois aux Français pour pouvoir vivre sans se soucier de leur budget selon la dernière édition du baromètre du pouvoir d'achat des Français réalisé par CSA Research pour Cofidis et dévoilée ce jeudi 16 septembre. Une somme importante qui est en hausse par rapport à 2020 –le montant moyen était alors de 449 euros alors même que la crise du Covid et la crainte de ses répercussions économiques étaient omniprésentes– mais qui est quasiment au même niveau que celle de 2014 (464 euros). Reste que si la somme a finalement peu bougé, la perception que les Français ont de leur pouvoir d'achat est plutôt sombre: un Français sur deux estime que celui-ci a baissé en 10 ans.
Sans compter que le sentiment qui ressort clairement du baromètre est que pour la population, "tout augmente": ils sont 7 sur 10 à juger que les prix de l'énergie et l'alimentation ont augmenté ces douze derniers mois et identifie largement l'inflation comme le responsable de la dégradation de leur pouvoir d'achat. Si 27% des Français jugent que leur pouvoir d'achat est plutôt faible, c'est 7 points de moins qu'en 2012. A l'inverse, la part des français qui le jugent plutôt élevé a doublé
en 10 ans, à 15%. "Certes, il n'y a pas un sentiment d'opulence, mais c'est un signal positif qui vient contrebalancer le sentiment de baisse du pouvoir d'achat", explique Julie Gaillot, directrice du pôle Society chez CSA.
LIRE AUSSILa grande peur de l'inflationDes signaux au vert
Autre signal au vert: la part des Français qui estiment que leur pouvoir d'achat va diminuer au cours des douze prochains mois a baissé de 18 points en 10 ans: en 2021, ils sont 37% à le penser alors que 50% estiment qu'il va rester stable (contre 42% l'an passé et 33% en 2012). Parmi les mesures en faveur du pouvoir d'achat, c'est la suppression progressive de la taxe d'habitation qui s'impose très largement dans les réponses des sondés.
La crise liée au Covid se fait également moins menaçante pour bon nombre de Français: ils ne sont désormais que 35% à s'estimer impactés économiquement par la crise, 6 points de moins qu'en 2020. Mais les divergences de ressenti sont criantes au sein de la population. Et pour cause! Certains catégories ont bien plus souffert, notamment les artisans, commerçants, chefs d'entreprise (61% s'estiment impactés contre 74% en 2020), les jeunes (49% des 18-34 ans) notamment.
L'optimisme des Français se mesure également dans leur capacité à faire des projets: 61% prévoient d'entreprendre un projet engageant de fortes dépenses dans l'année à venir, dont 21% qui se disent certains de réaliser le projet, soit 6 points de plus qu'en 2020 sur cette dernière catégorie. Le pouvoir d'achat n'en reste pas moins la deuxième priorité des Français, derrière la santé et devant l'insécurité. Quant aux 467 euros qui leur manquent en moyenne chaque mois pour ne plus avoir à s'inquiéter pour leur budget en fin de mois, la priorité serait donnée à l'alimentation et aux loisirs: 41% citent l'alimentation dont 27% en premier lieu. Signe que les fins de mois restent difficiles pour beaucoup.
Message complété le 17/09/2021 01:16:23 par son auteur.
L'optimisme des Français se mesure également dans leur capacité à faire des projets: 61% prévoient d'entreprendre un projet engageant de fortes dépenses dans l'année à venir, dont 21% qui se disent certains de réaliser le projet, soit 6 points de plus qu'en 2020 sur cette dernière catégorie. Le pouvoir d'achat n'en reste pas moins la deuxième priorité des Français, derrière la santé et devant l'insécurité. Quant aux 467 euros qui leur manquent en moyenne chaque mois pour ne plus avoir à s'inquiéter pour leur budget en fin de mois, la priorité serait donnée à l'alimentation et aux loisirs: 41% citent l'alimentation dont 27% en premier lieu. Signe que les fins de mois restent difficiles pour beaucoup.
Bien entendu les ministres est leurs clics n on pas de problème pour mangées ni arondir les fins de mois difficiles ?