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Taxation des multinationales: accord à 136 pays avec un taux fixé à 15

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Dubaisan Dubaisan
11/10/2021 01:44:30
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« Ces 136 pays qui représentent 90% du PIB mondial…, »

Bravo l’AFP! Mais non…. C’est 90% du PIB mondial de ces multinationales seulement.

Pour info, la zone non OCDE regroupe:

Toute l’Amérique du Sud + Mexique, toute l’Afrique, la Russie, l’Inde, la Chine, une bonne partie du Moyen-Orient, de l’Asie Centrale et de l’Asie du Sud Est….Ce vaste ensemble représente un gros plus que les 10% sous-entendus de l’article à la gloire de nos vaillants ministres de l’économie.

@mcm,

L’entente sur les taxes seule est légale, pas celle sur les prix!

  
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moicmoi moicmoi
10/10/2021 19:20:59
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Il est bien connu que tous les pays ont les mêmes besoins, la même gouvernance, la même population, la même politique sociale, et salariale, le même cout de la vie, la même inflation, etc…..tout, quoi.

Des clones.

Mais, juste un détail : je croyais que l’entente sur la fixation des prix était un délit .

Ils ont changé les textes ? j’ai donc parfaitement le droit, maintenant, de me mettre d’accord avec mes concurrents sur le prix des adjudications sur tous les marchés ?
Ou sur le prix de vente du Kg de beurre ? Ou autre .

  
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Invectus Invectus
10/10/2021 18:40:56
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Toutes les taxes sont payées par : Les Consommateurs

  
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SPhilippe SPhilippe
10/10/2021 18:33:35
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à combien se montait la première tva ? Et les entrepreneurs criaient à la fin du monde...
  
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Anjou49 Anjou49
09/10/2021 16:00:38
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Pour l’instant ça reste virtuel car chaque pays devra obtenir l’accord de leurs parlements respectifs. Quant au congrès américain ça va être du sport.

Les pays pauvres recueilleront sans doute effectivement quelques miettes qui leur permettra, du moins en France on l’espère, de nous acheter du beau matériel militaire tout neuf et puis investir dans une ou deux écoles pour les apparences.

Mais ça reste une belle idée qui « claque ».

  
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era era
09/10/2021 10:13:19
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"les pays les plus pauvres" : habituel rengaine tendant à rendre coupable les pays qui font les bons choix. C'est à dire économie libérale, recul de l'intervention publique, système politique démocratique, séparation des pouvoirs, respect de la législation, etc Alors que plus le pays est pauvre plus les dirigeants sont riches de la corruption qui s'accumule sur leurs comptes en Suisse ou ailleurs, et de leurs hotels particuliers à Paris ou sur la Cote d'Azur. Y a t il un seul Macron ou Melonchon qui l'ait dénoncé ?
  
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era era
09/10/2021 10:13:15
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Le quartier des affaires du centre de Dublin, où sont installés de nombreux sièges sociaux de multinationales, le 7 octobre 2021 (AFP/PAUL FAITH)

Cent trente-six pays se sont accordés pour imposer une taxation minimale à 15% sur les multinationales, a annoncé vendredi l'OCDE, après les ralliements de l'Irlande, l'Estonie et de la Hongrie.

"La réforme majeure du système fiscal international finalisée aujourd'hui à l'OCDE permettra de garantir l'application d'un taux d'imposition minimum de 15% aux entreprises multinationales à compter de 2023", a indiqué l'OCDE dans un communiqué, saluant un accord "historique".

Ces 136 pays, qui représentent 90% du PIB mondial, vont pouvoir dégager environ 150 milliards d'euros de recettes supplémentaires grâce à cet impôt minimum, souligne l'OCDE.


Le ministre des Finances de l'Irlande Paschal Donohoe, lors d'une conférence de presse, à Dublin, le 7 octobre 2021 (POOL/AFP/STRINGER)

Le Kenya, le Nigeria, et le Sri Lanka, associés aux négociations qui comprenaient 140 pays, ne font pas partie des signataires. Le Pakistan, pourtant inscrit dans une précédente liste de pays signataires, ne figure plus non plus dans celle de vendredi.

Le président américain Joe Biden a assuré dans un communiqué que "un impôt minimum mondial fort permettra enfin d'équilibrer les conditions de concurrence pour les travailleurs et les contribuables."

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'est félicitée d'"un grand un pas en avant pour rendre notre système fiscal plus équitable".

Et le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire a évoqué "un accomplissement majeur, décisif", disant vouloir le traduire en acte juridique lors de la présidence française de l'Union européenne, au premier semestre 2022.

- "Décisif" -


Les bureaux de Facebook, dans le quartier des affaires du centre de Dublin, le 7 octobre 2021 (AFP/PAUL FAITH)

L'accord a été salué par le CCIA, un lobby qui réunit les géants des technologies des Etats-Unis, qui a notamment insisté sur sa satisfaction de "l'obligation claire d'enlever toutes mesures de taxation sur les services numériques" et "l'engagement de ne pas introduire ses mesures à l'avenir".

Le vice-président de Facebook Nick Clegg a aussi assuré que le réseau social était "heureux de constater l'émergence d'un consensus", même si "cela pourrait signifier payer plus d'impôts à des endroits différents."

Un premier accord sur les grandes lignes d'une fiscalité internationale avait été trouvé en juillet. Il s'agissait cette fois de définir des paramètres techniques, mais objets d'âpres négociations entre Etats aux stratégies fiscales nationales très variées.

Le verrou clé des 15% a sauté dès jeudi avec le ralliement jeudi de l'Irlande et ensuite de l'Estonie, deux pays qui rechignaient jusque-là à apposer leur paraphe sur le texte.

Pour Dublin, qui abrite les sièges européens d'Apple, Facebook et Google, l'assurance d'un taux fixe à 15% a été décisive. L'accord de juillet mentionnait "au moins" 15%, laissant la porte ouverte à un relèvement.

Vendredi, la Hongrie, dernier pays de l'Union européenne à ne pas avoir sauté le pas, a elle aussi rejoint l'accord après avoir obtenu des concessions.

Budapest, qui impose les sociétés à 9%, fait partie des Etats misant sur l'attractivité fiscale et a réussi à voir augmentées les déductions qui seront autorisées pour calculer la base imposable pour les multinationales.

L'autre gros morceau de la négociation à l'OCDE portait sur la part des recettes fiscales qui seront redistribuées dans les pays où les multinationales ont des activités et des clients, mais pas de siège social.

Cela concerne seulement les très grands groupes qui enregistrent plus de 20 milliards d'euros de chiffre d'affaires chaque année et affichent une rentabilité élevée. La part des bénéfices taxés dans ce cadre, objet d'un savant calcul, a été fixée à 25% au-delà d'un niveau de rentabilité de 10%.

- Critiques -

Si l'accord est présenté comme historique, des ONG et certains économistes l'ont jugé insuffisamment ambitieux, et porteur d'inégalités entre pays riches et en développement.

D'après Oxfam, les pays les plus pauvres récupèreront moins de 3% des recettes fiscales supplémentaires. L'ONG a dénoncé "un simulacre" et une "capitulation" vis-à-vis des pays aux taux d'imposition les plus faibles.

Quant à la redistribution des recettes fiscales aux Etats où l'activité des multinationales est réalisée, "les Etats-Unis et l'Europe vont essentiellement en bénéficier", affirme à l'AFP Daniel Bunn, responsable des projets internationaux à la Tax Foundation, à Washington. Car les multinationales "y abritent leurs sièges sociaux et la plupart de leurs clients".

Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, qui militait pour une taxe minimum de 25%, avait aussi regretté dès jeudi un accord qui "ne s'adresse pas assez aux inquiétudes des pays en développement et des pays émergents".

L'objectif est une mise en application de la réforme d'ici 2023, le temps d'adapter les législations. Mais certaines questions restent en suspens, telles que la capacité de l'administration américaine à imposer la réforme au Congrès.

© 2021 AFP

  
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