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La Suisse va-t-elle se retrouver dans le noir cet hiver?

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moicmoi moicmoi
27/08/2022 14:18:20
3

Si la Suisse se retrouve dans le noir cet hiver, la France pourrait bien s’y trouver avant la Suisse.?

La France va jeter à la poubelle des moyens de production quasi neufs, dont les investissements sont amortis, nous produisant en permanence, de l’électricité décarbonnée et 2 à 4 fois moins chère que l’alternative (qui ne produit qu’à 20 ou 30 % du temps).

Sachant que la durée de vie des « alternatives » est de 15 ou 20 ans. (40 ans minimum pour le nucl.) Que les contrats de revenus garantis sont sur 20 ans. Qui nous dit que ça ne fera pas comme aux U.S. ? (concernant 14 000 éoliennes) . Le démantèlement et la dépollution des sols, normalement incombant aux exploitants, ne seront pas laissés pour les générations futures » ? ( ou plus exactement, à la charge de l’état.)

Les US ont prolongé la durée de vie de leur nucléaire à 60 ans, et 80 ans pour certaines, ce qui leur permet de nous fourguer leur gaz de chistes, sans s’occuper des prix et du CO2. (en France, on fout à la poubelle au bout de 40 ans d’utilisation, - et même avant - quel qu’en soit l’état). On est les meilleurs ! ....Dans un certain sens.

La Chine , le Japon et l’Inde renforcent leur maillage (et donc, la quantité) de centrales nucléaires . Avec comme combustible la réutilisation des « déchets » nucléaires appauvris grâce aux nouvelles technologies et celles à venir. Idem pour d’autres petits et moins petits pays de l’Est.

Petit aparté : les écolos anti-nuc et loobiystes sont très discrets au sujet de la réutilisation des déchets nucléaires appauvris (comme nous), et encore plus discrets sur le fait que, pour 1 « Kilo d’énergie verte », l’état doit investir dans 0,6 Kilo d’énergie de remplacement (la roue de secours) pour les jours de zéro production « verte » . (60% du temps).

Donc, cet investissement doit s’ajouter en plus dans le calcul du prix de revient de « l’énergie verte » . Ce qui a pour conséquence de passer le prix de « l’énergie verte » la moins chère à 3 fois le prix du nucléaire.

Et la France, hier première nation exportatrice d’électricité rigolera moins quand elle sera obligée d’acheter la plus grande part de son électricité dans les pays asiatiques et de l’Est,. Y compris de tout petits pays minuscules. Et au prix de LEUR marché !

Petit détail : l’Australie, qui s’est fortement positionnée sur les éoliennes, a connu 3 « périodes sans » étalées sur qqs mois . Dont une de 48 heures ! Le noir total ! Particuliers et industries !
A terme, la France ne sera pas à l’abri de ce petit avatar.
Ce jour là, la Suisse va bien se foutre de notre gueule.

  
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jipes jipes
27/08/2022 11:25:54
0

Si la Suisse en est là, Simonetta Sommaruga, socialiste, Conseillère fédérale en charge de l'énergie, a une part de responsabilité. Ne fait-elle pas de la politique, tout comme ceux de son parti, en se calquant sur ce qui se fait en France. Il est donc normal que la Suisse ait pris du retard.

  
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fraxinus fraxinus
27/08/2022 08:40:59
1

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Fibopivots,

Il y a toujours une part de vérité ailleurs,

Disciplinés les suisses, eh oui ! Ça sert beaucoup : çela leur permet de faire beaucoup d'économies : beaucoup moins de policiers, moins de tribunaux, moins de juges, moins de prisons, moins de gardiens, moins de blessés, moins de morts ......donc plus de moyens pour l'école, plus de moyens pour l'hôpital

Comme tu dis: 😎 cool

  
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Fibopivots Fibopivots
27/08/2022 00:20:49
0

Disciplinés et cool ces suisses.

  
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philibertlesBB philibertlesBB
26/08/2022 18:42:32
0

C’est bien le cadet de mes soucis.

C’est un pays qui vit en autarcie, les suisses ne s’implique dans rien, ils ne sont là que pour ramasser la monnaie et saisir les aubaines des crises géopolitiques.

Ils ont certes peut raison et donc s’ils manque d’électricité qu’ils se demerdent tout seul!

  
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syjo syjo
26/08/2022 14:17:03
0

c'est vrai que le lingot ça brule pas bien, le papier monnaie, ça fume mais ça peut dépanner.

  
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Rollier1 Rollier1
26/08/2022 14:02:31
0
Nant De Drance où les Shadoks sont nés 😊
  
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Rollier1 Rollier1
26/08/2022 14:02:26
1
Le barrage de Grande Dixence, haut de 285 mètres, au-dessus d'Hérémence, dans l'ouest de la Suisse, le 22 août 2022
Le barrage de Grande Dixence, haut de 285 mètres, au-dessus d'Hérémence, dans l'ouest de la Suisse, le 22 août 2022 (AFP/Fabrice COFFRINI)

Bien que très riche, la Suisse craint de manquer d'électricité cet hiver si les réacteurs nucléaires français à l'arrêt le restent et si Berlin, en raison de la guerre en Ukraine, réduit ses exportations d'électricité produite au gaz.

En été, la Suisse, château d'eau de l'Europe grâce à ses centaines de centrales hydrauliques, exporte de l'électricité, mais en hiver c'est l'inverse.

Ce n'est habituellement pas un problème mais depuis la guerre en Ukraine, le gaz russe ne coule plus à flots en Europe.

Or la Suisse, qui n'a pas de réserves de gaz sur son sol, importe en hiver de l'électricité produite avec du gaz en Allemagne, confrontée cette année à la réduction des livraisons de gaz russe.

"L'autre problème, c'est que du côté français, la moitié du parc nucléaire est à l'arrêt" en raison notamment de problème de corrosion, a expliqué à l'AFP Stéphane Genoud, professeur en management de l'énergie dans la grande école universitaire HES-SO.

Cette conjonction de facteurs fait craindre des pénuries d'électricité.

Le lancement début septembre d'une puissante centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Finhaut-Emosson près du Mont-Blanc dans les Alpes suisses, à 600 mètres sous la roche et à une altitude de 1.700 mètres, ne va pas radicalement changer la donne.

Dans un barrage de retenue classique, une fois le lac vidé, la production s'arrête.

Vue aérienne sur le barrage de Vieux-Emosson et la centrale hydroélectrique Nant de Drance au-dessus de Finhaut-Emosson, dans l'ouest de la Suisse, le 17 août 2022
Vue aérienne sur le barrage de Vieux-Emosson et la centrale hydroélectrique Nant de Drance au-dessus de Finhaut-Emosson, dans l'ouest de la Suisse, le 17 août 2022 (AFP/Fabrice COFFRINI)

Dans cette centrale (baptisée Nant De Drance), rien de tel. Située entre deux barrages à des altitudes différentes, elle profite des épisodes de surproduction sur le réseau électrique d'origine éolienne ou solaire, pour pomper l'eau depuis le bassin du bas vers celui du haut.

Une eau qu'elle relâche en période de forte demande de courant électrique.

"C'est comme une énorme batterie. On peut régénérer l'électricité au moment opportun, lors des pointes journalières le matin ou le soir", a indiqué à l'AFP Robert Gleitz, de la direction d'Alpiq, une des sociétés actionnaires de la centrale.

La centrale "arrive à un moment opportun et va permettre d'accélérer la transition énergétique" vers les énergies renouvelables, a-t-il expliqué lors de la visite de l'installation.

Mais il souligne que ce type de centrale ne peut soutenir le marché électrique que sur de courtes périodes puisqu'elle ne génère pas d'électricité lorsque l'eau est renvoyée vers le bassin du haut.

- "Risque élevé" -

"Dans la situation actuelle, elle complète utilement une production d'électricité renouvelable encore trop faible", a relevé auprès de l'AFP Nicolas Wüthrich de l'organisation Pro Natura.

Comme d'autres ONG, il déplore surtout le retard pris par la Suisse sur sa transition énergétique, alors que le pays a décidé de sortir progressivement du nucléaire après l'accident nucléaire de Fukushima en 2011.

Un éolienne à proximité de pylones électriques près de Dorénaz, dans l'ouest de la Suisse, le 23 août 2022
Un éolienne à proximité de pylones électriques près de Dorénaz, dans l'ouest de la Suisse, le 23 août 2022 (AFP/Fabrice COFFRINI)

En 2020, la Suisse ne comptait qu'une quarantaine d'installations éoliennes.

Selon Boris Salak, expert auprès de l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage, quelque 750 éoliennes et des panneaux solaires sur un tiers des toits seraient nécessaires pour atteindre les objectifs gouvernementaux de 2050 en termes de stratégie énergétique.

Fin 2021, avant même la guerre en Ukraine, l'organisation suisse pour l'approvisionnement en électricité en cas de crise soulignait ainsi que le risque de pénurie d'électricité était déjà "élevé" dans le pays.

Ces derniers jours, le gouvernement a appelé à ne pas dramatiser tout en assurant se préparer à des pénuries d'électricité.

Le président de la Commission fédérale de l'électricité, Werner Luginbühl, a prévenu que des coupures de plusieurs heures sont à prévoir.

Les Suisses eux se ruent sur les groupes électrogènes et les panneaux solaires pour balcon, tandis que les partis de gauche réclament des mesures rapides.

Certains, comme l'économiste Stéphane Garelli, s'attendent à des mesures douces pour inciter les gens à moins consommer d'électricité.

Stéphane Genoud estime lui probable que Berne introduise des mesures plus contraignantes comme des "quotas pour les grands consommateurs" d'électricité, comme les grandes entreprises, ou des coupures de courant.

Mais, espère-t-il, "si les Français arrivent à redémarrer les réacteurs, si Poutine n'embête pas et s'il ne fait pas froid, on passe à côté d'une pénurie ou d'un black-out".

© 2022 AFP

  
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