
(Agefi-Dow Jones)--Accor a démenti "fermement toute implication dans l'exploitation systémique supposée liée à la traite d'êtres humains ou d'enfants", selon un communiqué publié jeudi après-midi par le groupe hôtelier. Il a réagi à la publication jeudi matin d'un rapport du fonds spéculatif Grizzly Research dans lequel certains hôtels appartenant à la chaîne Accor étaient accusés de défaillances dans la lutte contre la traite d'êtres humains et la prostitution enfantine.
"Le groupe mène une enquête interne approfondie et a mandaté un cabinet externe afin de vérifier les faits cités. Les conclusions de ces vérifications seront rendues publiques. Si certaines de ces allégations devaient être confirmées, le groupe prendrait toutes les mesures appropriées et se réserve le droit d'engager des poursuites contre toute partie impliquée dans de telles pratiques", explique Accor dans son communiqué.
Grizzly Research indiquait dans son rapport avoir "contacté des hôtels Accor dans plus de 25 pays afin de réserver des chambres pour des mineures et des hommes adultes sans lien de parenté, dans un contexte clairement à caractère sexuel". Des établissements dans plus de 20 pays auraient accepté ces réservations, affirme le fonds. 18 hôtels Accor en Russie auraient par ailleurs accepté d'accueillir des orphelins ukrainiens en attente d'adoption par des familles russes. "Plusieurs établissements ont expressément assuré à l'enquêteur que les informations sensibles n'étaient pas transmises au siège français d'Accor, ni à l'ambassade d'Ukraine", précise Grizzly Research dans son rapport.
Sur les 249 hôtels Accor contactés par e-mail, 193 auraient ignoré les messages et 56 auraient répondu.
Accor a également rappelé dans son communiqué que "la lutte contre la traite des êtres humains et l'exploitation sexuelle des enfants constitu[ait) une priorité pour le groupe" et que le dernier audit interne avait été réalisé en 2025.
Concernant les liens allégués avec Jeffrey Epstein, le groupe hôtelier a précisé que son PDG Sébastien Bazin avait rencontré Jeffrey Epstein une seule fois, il y a plus de vingt ans, dans un contexte professionnel, lors d'une réunion rassemblant plusieurs investisseurs. "Les autres allégations n'établissent en aucune manière un lien entre Jeffrey Epstein et le groupe, puisqu'elles se réfèrent à des informations publiques qui n'impliquent pas le groupe, et dont ce dernier n'a pas connaissance", a ajouté Accor.
Vers 15h20, l'action Accor perdait 7,40%, à 38,90 euros, après être tombée ce matin à 37,54 euros.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
