(ABC Bourse) - Arcure, spécialiste de l’intelligence artificielle appliquée au traitement d’image pour l’industrie, publie des résultats semestriels 2026 marqués par un début de redressement, avec une croissance du chiffre d’affaires, un excédent brut d’exploitation repassé dans le vert et une perte nette réduite.
Sur le premier semestre clos le 30 juin 2026, le groupe réalise 6,5 M€ de chiffre d’affaires (+3,4% sur un an), porte l’EBE à +0,2 M€ (contre -0,1 M€ au S1 2025) et ramène la perte nette part du Groupe à -1,0 M€ (contre -1,1 M€), tout en confirmant sa feuille de route de redressement et un objectif de retour à l’équilibre en résultat net sur l’exercice 2026.
Des revenus en hausse, une rentabilité qui s’améliore malgré des charges exceptionnelles
Au premier semestre 2026, Arcure affiche un chiffre d’affaires de 6,5 M€ (6 497 K€), contre 6,3 M€ (6 283 K€) un an plus tôt. La zone Asie-Pacifique devient une contribution majeure avec 1,3 M€, soit 20% du chiffre d’affaires. La part de l’international atteint 83% au S1 2026, après 80% au S1 2025.
La marge brute ressort à 3,7 M€ (3 734 K€), pour un taux de marge brute de 57% (contre 60% au S1 2025), le groupe indiquant que « le mix géographique et canal de ce semestre » pèse temporairement sur ce taux. Les charges d’exploitation reculent à 7,7 M€ (7,4 M€ hors charges exceptionnelles), contre 9,5 M€ un an plus tôt, avec 0,3 M€ de charges non récurrentes liées aux dernières charges du plan d’économie de 2025. Les autres charges d’exploitation diminuent notamment de 0,4 M€ sous l’effet de la baisse des frais de déplacement, de transport et de loyers, après le regroupement des équipes parisiennes sur le site historique de Pantin.
L’excédent brut d’exploitation redevient positif à +0,2 M€ (176 K€), ou +0,4 M€ hors charges exceptionnelles, contre -0,1 M€ au S1 2025. Le résultat d’exploitation s’améliore à -1,0 M€ (-979 K€), contre -1,1 M€ (-1 085 K€). Le résultat financier se réduit fortement à -0,2 M€ (-159 K€), contre -0,5 M€ (-511 K€), « porté par un effet de change favorable ». Au total, avec un produit d’impôt de 0,2 M€ « impacté par une correction du montant du CIR comptabilisé au titre de l’exercice 2025 », la perte nette part du Groupe ressort à -1,0 M€ (-962 K€), contre -1,1 M€ (-1 123 K€), soit un résultat par action de -0,16 € (-0,19 € au S1 2025).
Franck GAYRAUD, PDG et co-fondateur d’Arcure, déclare : « Ce premier semestre confirme, chiffres à l'appui, la validité de notre feuille de route de redressement. Elle se déploie nominalement. Notre chiffre d'affaires renoue avec la croissance – même si celle-ci est encore modeste -, notre excédent brut d'exploitation redevient positif et nos coûts sont sous contrôle. Dans le même temps, notre stratégie de conquête des OEM porte ses fruits : après Jungheinrich en 2024, nous avons signé deux nouveaux constructeurs de premier plan en 2026 et nos discussions avancées laissent entrevoir un quatrième accord d'ici le début de l'année 2027. Ces succès nourriront notre chiffre d'affaires des prochaines années. Notre offre reste la référence technologique du marché, plébiscitée par les OEM les plus exigeants. Des défis demeurent — un environnement industriel encore attentiste et une structure financière que nous continuons de consolider — mais nous les abordons avec méthode et détermination. »
La part OEM et distribution indirecte grimpe à 57% et de nouveaux accords s’ajoutent à Jungheinrich
Arcure met en avant une montée en puissance des canaux de distribution indirects et OEM, qui représentent désormais 57% de l’activité, contre 30% au premier semestre 2025. Sur le semestre, les ventes en OEM progressent de +91,5% et les ventes via distributeurs de +95,3%, selon le groupe.
Après la signature de Jungheinrich en 2024, présenté comme le « 3e constructeur mondial de chariots élévateurs », Arcure indique avoir engrangé deux nouveaux accords OEM majeurs en 2026, avec Bomag et avec « un constructeur nord-américain majeur de chariots élévateurs ». Le groupe précise que « le volume d'affaires avec Jungheinrich, commence précisément à monter en puissance au fil de ce semestre et devient significatif ».
La dynamique commerciale s’appuie aussi sur « une vingtaine de négociations » en cours avec des constructeurs et des équipementiers de rang 1, et Arcure indique qu’« un quatrième accord est attendu entre la fin de l'année 2026 et le début de l'année 2027 ».
Trésorerie à 2,8 M€, dette financière nette à 4,6 M€ et objectif d’équilibre net confirmé pour 2026
Au 30 juin 2026, les capitaux propres part du Groupe s’établissent à 5,1 M€ (contre 6,1 M€ à fin décembre 2025) et le total de bilan à 15,5 M€ (contre 17,0 M€ fin 2025). Le groupe met en avant une optimisation du besoin en fonds de roulement, avec une réduction des stocks à 1,8 M€ (contre 2,7 M€).
La trésorerie brute ressort à 2,8 M€ au 30 juin 2026 (3,2 M€ à fin 2025). La variation du semestre (-0,4 M€) « traduisant le financement de l'investissement R&D par la capacité d'autofinancement générée sur la période ». Arcure indique également une dette financière nette de 4,6 M€, « essentiellement composée d'obligations convertibles à maturité longue (2027) ».
Côté produit, Arcure souligne la poursuite des investissements en R&D et indique continuer à enrichir son offre Connect d’analyses des données délivrées par la flotte de Blaxtair®. Le groupe précise que cet investissement continu est « financé par la capacité d'autofinancement du semestre (+1,0 M€) ».
Dans ses perspectives, Arcure écrit : « Nous confirmons prévoir le retour à l'équilibre en résultat net sur l'exercice 2026. » Le groupe ajoute que la mise en place récente de droits de douane aux États-Unis « n'est pas de nature à affecter significativement sa pénétration du marché américain ». La prochaine publication financière annoncée porte sur le chiffre d’affaires annuel 2026, attendue en janvier 2027.
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