(ABC Bourse) - Le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran pourrait alléger la facture des automobilistes français très vite. Entre détente sur le brut, pénuries partielles en station et aides ciblées, plusieurs signaux bougent en même temps.

Après des semaines de flambée à la pompe, le cessez-le-feu annoncé entre les États-Unis et l’Iran ce mercredi 8 avril pourrait desserrer un peu l’étau sur les automobilistes français. L’Union française des industries pétrolières table sur une baisse de "5 à 10 centimes" par litre, avec un effet jugé "très rapidement".
Le mouvement pourrait même se voir en station d’ici "un ou deux jours", selon Olivier Gantois, président de l’Ufip, alors que la réouverture du détroit d’Ormuz entre dans l’accord de trêve. Ce passage stratégique concentre 20 % du pétrole mondial, ce qui explique pourquoi la guerre déclenchée fin février avait aussitôt envoyé les prix français vers le haut.
Ce que le cessez-le-feu en Iran peut changer pour les prix des carburants
Olivier Gantois assure que Les marchés pétroliers ont réagi très rapidement à l’annonce de la trêve. Le prix du brut a reculé d’environ quinze dollars, un décrochage assez net pour espérer une répercussion rapide sur l’essence et le gazole vendus en France.
Cette possible accalmie arrive après une séquence particulièrement lourde pour les conducteurs. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, le SP95-E10 a pris 30 centimes par litre et s’affichait encore autour de 2,018 euros mardi. Le gazole, lui, a bondi de 60 centimes et atteignait 2,337 euros en moyenne, ce qui en fait le carburant le plus durement touché alors qu’il reste le plus utilisé dans le pays.
La baisse annoncée ne ferait pas revenir les prix à leur niveau d’avant-crise. Elle pourrait tout de même casser, au moins un peu, la spirale qui a vidé les portefeuilles depuis plus d’un mois et replacer plusieurs stations sous le seuil psychologique qui s’était envolé ces derniers jours.
© AbcBourse.com. Tous droits réservés
