
(ABC Bourse) - Citigroup a publié des résultats en forte hausse au deuxième trimestre 2026, portés par une croissance généralisée de ses revenus et une amélioration de sa rentabilité. La banque américaine a dégagé un bénéfice net de 5,8 milliards de dollars, avec un bénéfice par action de 3,15 dollars et un rendement des capitaux propres tangibles (ROTCE) de 13%.
Le chiffre d’affaires a atteint 24,8 milliards de dollars, soit le meilleur niveau trimestriel en une décennie selon la direction. Les revenus totaux ont progressé de 14% sur un an, tandis que les dépenses ont augmenté de 5% à 14,2 milliards de dollars. Le ratio d’efficacité est ressorti sous les 58%. Malgré ce premier semestre solide, la banque prévient que la saisonnalité et une hausse volontaire des investissements pourraient peser sur la seconde moitié de l’exercice.
Services, marchés et banque d’investissement en moteur
Jane Fraser, directrice générale, a déclaré que le trimestre « capped a very good first half of the year, » soulignant une croissance à deux chiffres des revenus pour l’ensemble du groupe et dans quatre de ses cinq principales activités. La banque a généré plus de 9% de levier opérationnel positif.
L’activité Services a enregistré son plus haut chiffre d’affaires trimestriel historique, avec une hausse de 18% des revenus et un rendement supérieur à 30%. Les dépôts moyens ont augmenté de 19%, les volumes de transactions transfrontalières de 13% et les actifs sous conservation et administration de 22%.
Les revenus de Markets ont progressé de 17%, dépassant à nouveau les 7 milliards de dollars. Les revenus obligataires ont crû de 7% et ceux des actions de 45%, soutenus par les dérivés et les services prime. Les encours prime ont bondi de près de 60%. L’activité a généré 2,4 milliards de dollars de bénéfice net et un ROTCE de 17%.
La banque d’investissement a vu ses revenus grimper de 34%, avec une hausse de 44% en investment banking. Les revenus en dette ont augmenté de 65%, signant le deuxième meilleur trimestre historique dans cette catégorie. Les revenus en actions ont progressé de 92%. Les commissions en fusions-acquisitions ont reculé de 4%, malgré un pipeline jugé solide.
Gestion de fortune, cartes et discipline des coûts
La division Wealth a enregistré son neuvième trimestre consécutif de croissance, avec des revenus en hausse de 13%. Les flux nets d’actifs investis ont atteint 15,7 milliards de dollars sur le trimestre et plus de 56 milliards sur douze mois. Le bénéfice net s’est élevé à 583 millions de dollars, pour un ROTCE de 14,4%. Les recommandations du réseau de banque de détail vers Citigold ont augmenté de 23%.
Dans les cartes grand public aux États-Unis, les revenus ont progressé de 1%. L’acquisition en avril d’un portefeuille additionnel de cartes co-marquées American Airlines a ajouté plus de 6 milliards de dollars de prêts issus de plus de 2 millions de comptes. Les acquisitions de cartes généralistes ont bondi de 135%, les volumes de dépenses de 12% et les encours moyens de prêts de 8%. Les dépenses de cette activité ont augmenté de 10%, sous l’effet notamment des coûts de restructuration, d’engagement client et de marketing. Le bénéfice net s’est établi à 852 millions de dollars, avec un ROTCE de 22%.
Le coût du risque a atteint 2,5 milliards de dollars. La banque disposait de plus de 22 milliards de dollars de réserves, avec un ratio réserves sur prêts de 2,5%. Environ 79% des expositions entreprises sont notées investment grade.
Rachats d’actions massifs et hausse de dividende
Citigroup a clôturé le trimestre avec un ratio CET1 de 12,8%, soit environ 120 points de base au-dessus de l’exigence réglementaire actuelle. La banque a racheté pour 4 milliards de dollars d’actions ordinaires sur la période et a lancé un engagement de rachat d’actions ordinaires de 30 milliards de dollars.
Jane Fraser a annoncé que Citi prévoit d’augmenter son dividende de 12%, sous réserve de l’approbation trimestrielle du conseil d’administration, avec une mise en œuvre attendue au troisième trimestre.
La direction maintient son objectif de ROTCE annuel 2026 entre 10% et 11%. Citi anticipe une croissance du produit net d’intérêts hors Markets d’environ 5% à 6% sur l’année et un ratio d’efficacité proche de 60%, en raison d’investissements accrus et de coûts supplémentaires liés à des gains d’efficacité futurs.
Jane Fraser a indiqué que si les conditions restent favorables, la banque entend « lean in » avec des investissements supplémentaires pour créer de la valeur à moyen terme. Elle a précisé que ces dépenses sont « 100% on the offense » et liées à des opportunités de croissance organique.
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