
L'assureur crédit Coface a publié jeudi soir des résultats semestriels en retrait dans un environnement qualifié de "difficile".
Le bénéfice net part du groupe a baissé de 13,2% au premier semestre, à 107,8 millions d'euros tandis que le résultat opérationnel courant a reculé de 8,3% à 171,1 millions d'euros. Ce dernier est ressorti à 86,9 millions d'euros sur le seul deuxième trimestre, sachant que les analystes interrogés par le groupe anticipaient en moyenne sur cette période un résultat opérationnel courant de 84 millions d'euros.
Le ratio combiné net de réassurance - indicateur clé du secteur - s'est établi à 71,3% sur le semestre, stable sur un an. Sous 100, plus cet indicateur est faible et plus la rentabilité est élevée.
Le chiffre d'affaires s'est élevé à 939,3 millions d'euros, en augmentation de 0,3% sur un an. A taux de change et périmètre constants, il a progressé de 0,8%. Si les revenus d'assurance-crédit ont reculé de 0,8% à 754 millions d'euros en données publiées, les activités non assurantielles (affacturage, services d'information et de recouvrement de créances) ont augmenté de 11,3% à 88,6 millions d'euros.
Le ratio de solvabilité atteint 194%, en baisse de 1 point sur un an, mais il reste à un niveau très supérieur à la fourchette cible du groupe (155% à 175%).
Cité dans un communiqué, Xavier Durand, directeur général de Coface évoque un "environnement difficile". "Le premier semestre a été marqué par trois tendances fortes: une croissance économique qui reste faible et soumise à des chocs répétés (droits de douane, fermeture du détroit d'Ormuz), un usage de la donnée et de la technologie en lien avec l'intelligence artificielle qui connaît un développement exponentiel et des faillites d'entreprise qui se maintiennent à des niveaux records. Les entreprises fournissent un effort accru de contrôle de leurs coûts, ce qui pèse sur la croissance de nos principaux métiers", explique le dirigeant.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
