(ABC Bourse) - DBT a publié des résultats 2025 marqués par un net recul de son chiffre d’affaires et un alourdissement de sa perte, dans un marché français de la mobilité électrique en ralentissement. Le groupe, coté sur Euronext Growth, affiche un chiffre d’affaires consolidé de 7,6 millions d’euros, en baisse de 25%, et un résultat net part du groupe de -6,1 millions d’euros, pénalisé par une dépréciation exceptionnelle de 2 millions d’euros.
Réuni le 28 avril 2026, le conseil d’administration a arrêté les comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2025. Ces résultats traduisent le recentrage stratégique de DBT vers les activités à plus forte valeur ajoutée, avec une montée en puissance du réseau de recharge rapide R3 et le lancement d’une nouvelle offre destinée aux flottes d’entreprises.
Chiffre d’affaires en baisse et perte alourdie par une dépréciation exceptionnelle
En 2025, le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 7 605 K€, contre 10 162 K€ un an plus tôt, soit une baisse de 25%. La production de l’exercice recule plus modérément de 6%, à 12 945 K€, intégrant les investissements de démarrage sur les sites R3.
Cette évolution reflète des dynamiques contrastées. Le réseau R3 enregistre un chiffre d’affaires de 2 M€, en hausse de 39%. L’activité DBT Ingénierie reste stable à 1 M€ (+1%). En revanche, DBT CEV voit ses ventes de bornes électriques chuter à 4,5 M€, soit -42%, dans un contexte de diminution de la commande publique en France et de recentrage vers les bornes rapides.
Les achats consommés diminuent de 33% à 4,9 M€, tandis que les frais de personnel reculent de 6% à 4,3 M€, bénéficiant des premiers effets du plan de départs volontaires. Après 1,8 M€ de dotations nettes aux amortissements et provisions, la perte d’exploitation atteint -5 768 K€, en hausse de 28%.
Le résultat financier ressort à -3,1 M€ et inclut une provision non récurrente de 2 M€ pour dépréciation des titres de la start-up Delmonicos. Après un résultat exceptionnel de +0,1 M€ et un produit d’impôt de 0,5 M€, le résultat net consolidé s’élève à -8 228 K€ et le résultat net part du groupe à -6 057 K€, en recul de 69%.
Les capitaux propres part du groupe s’établissent à 6,9 M€ fin 2025, contre 12,8 M€ un an plus tôt. La dette financière atteint 24,9 M€, principalement constituée de comptes courants d’Amundi Transition Energétique et de la Banque des Territoires, avec une échéance en 2042. La trésorerie disponible ressort à 6,2 M€.
R3 attendu en forte croissance et lancement de Flexiflotte
Pour 2026, DBT confirme son objectif d’installer au moins 50 nouveaux sites R3. Le groupe anticipe une croissance de 50% du chiffre d’affaires de cette activité, qui devrait dépasser 3 M€.
Concernant DBT CEV, le groupe reste prudent sur les activités industrielles historiques en raison du ralentissement des projets publics. En parallèle, DBT lance Flexiflotte, une offre dédiée aux gestionnaires de flottes professionnelles comprenant audit, fourniture de chargeurs fabriqués en France, installation, supervision et maintenance. Plusieurs projets ont déjà été livrés.
Alexandre Borgoltz, Directeur Général de DBT, déclare : « Les résultats 2025 s'inscrivent dans un marché difficile pour la mobilité électrique en France, marqué par un recul de la commande publique, des ventes de véhicules électriques erratiques et des pressions accrues sur les prix des bornes, en particulier les plus lentes. Dans ce contexte, DBT a fait le choix de recentrer sa stratégie sur les segments à plus forte valeur ajoutée et porteurs de perspectives pérennes : la récurrence des revenus avec R3 et FlexiFlotte, et le déploiement des bornes rapides Milestone®. Cette concentration de nos efforts doit nous permettre de retrouver un cycle de croissance durable et d'engager au plus vite une trajectoire de retour à l'équilibre d'exploitation. Au-delà du contexte conjoncturel, les récents évènements en Iran et les tensions persistantes sur les approvisionnements énergétiques mondiaux viennent rappeler une évidence stratégique : la mobilité électrique n'est plus seulement un enjeu environnemental, elle est devenue une condition de notre souveraineté. La France et l'Europe ne peuvent plus dépendre durablement d'énergies importées dont les cours et la disponibilité échappent à leur contrôle. Électrifier notre mobilité, c'est reprendre la maîtrise de notre indépendance énergétique — et c'est précisément pourquoi je suis aujourd'hui plus convaincu que jamais du caractère structurel et porteur de notre marché. DBT entend tenir toute sa place dans ce mouvement, en acteur industriel européen exigeant sur la qualité, la durabilité et la souveraineté technologique de ses offres. »
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