
(ABC Bourse) - Un an après avoir amorcé sa transformation, Emeis montre des signes concrets d’amélioration. L’ex-Orpea, fragilisé ces dernières années, a réduit ses pertes en 2025 tout en affichant une nette progression de ses indicateurs financiers. En parallèle, un changement majeur se prépare à sa tête.
Le groupe d’exploitation de maisons de retraite et de cliniques, contrôlé par la Caisse des dépôts, a publié ses résultats mercredi 8 avril 2026. Entre amélioration opérationnelle, hausse de l’activité et recomposition de la gouvernance, Emeis tente de tourner la page d’une période particulièrement agitée.
Un redressement financier plus rapide que prévu pour Emeis en 2025
Les chiffres traduisent un net redressement. En 2025, Emeis a enregistré une perte nette de 298 millions d’euros, contre 412 millions d’euros un an plus tôt. Une amélioration significative, même si les analystes tablaient sur une perte encore plus réduite, autour de 241 millions d’euros.
La progression est encore plus marquée du côté du résultat opérationnel. L’Ebit a bondi à 173 millions d’euros, alors qu’il s’élevait à seulement 2 millions d’euros en 2024. Un signal fort pour un groupe en pleine restructuration.
L’activité suit la même trajectoire. Le chiffre d’affaires a atteint 5,9 milliards d’euros, en hausse de 4,6% sur un an, et même de 6,1% à périmètre constant. Cette dynamique s’explique notamment par une meilleure occupation des établissements. Le groupe précise "avec une hausse des taux d'occupation de 1,8 point de pourcentage en moyenne sur un an à 87,6% : une tendance favorable qui se poursuit en début d'année 2026".
Autre indicateur clé du secteur, l’Ebitdar a progressé de 19,2% à périmètre constant pour atteindre 872 millions d’euros, confirmant le retour progressif à une meilleure rentabilité.
Olivier Dussopt pressenti pour présider Emeis
Au-delà des résultats, c’est aussi la gouvernance qui évolue. Emeis a annoncé que son conseil d’administration proposerait lors de l’assemblée générale du 23 juin la nomination d’Olivier Dussopt comme président.
Ancien ministre du Travail, il pourrait ainsi prendre la tête du groupe dans un contexte de transformation profonde. Dans le même temps, Laurent Guillot serait reconduit dans ses fonctions de directeur général, assurant une certaine continuité dans la stratégie engagée.
Cette recomposition intervient alors que l’entreprise cherche à restaurer sa crédibilité et à stabiliser son modèle après plusieurs années de turbulences.
Les perspectives restent orientées à la hausse. Emeis vise pour 2026 une progression de plus de 10% de son Ebitdar à périmètre constant. À moyen terme, le groupe confirme son objectif d’une croissance annuelle comprise entre 12% et 16% entre 2024 et 2028.
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