gars d1
02/02/26 09:40
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Avant de broder, ce serait bien de revenir aux chiffres …
Je note : "L'éviction de Paulo Castellari de la direction générale d'Eramet constitue une surprise et inquiète les investisseurs, comme le suggère la chute de 5,9% du cours de Bourse du groupe lundi en début de matinée, à 69,45 euros. Le départ de Paulo Castellari intervient moins de neuf mois après son entrée en fonction et deux mois après que le dirigeant italo-brésilien a présenté "ReSolution", la feuille de route stratégique devant renforcer l'excellence opérationnelle et commerciale du groupe. "
C'est surtout que le titre est monté en dépit du bon sens et risque de se casser la gueule encore une fois… +17,35 % depuis le 31 décembre 2025.
pour rappel :
Eramet publie un résultat net part du groupe (hors SLN) négatif à hauteur de -101 millions d'euros au titre du premier semestre 2025, et un EBITDA ajusté (hors SLN) en chute de 45% à 191 millions, principalement en raison de la contribution réduite de PT WBN.
et
Le groupe minier et métallurgique Eramet affiche un chiffre d'affaires ajusté de 720 millions d'euros au titre du 3e trimestre 2025, en baisse de 10%, reflétant un effet prix négatif (-25%) avec un effet change également défavorable (-6%).
Ces éléments ont largement contrebalancés un effet volume positif (+22%), porté notamment pour les ventes de minerai de manganèse (+8%) et de minerai de nickel (multipliées par 6,7) dont la base de comparaison était très dégradée un an auparavant.
Le groupe pointe des difficultés logistiques dans le transport du minerai de manganèse, et une 'conjoncture macro-économique toujours très incertaine qui pèse sur la demande et les prix de ventes', et qui pénalise sa génération de cash qui reste négative sur la période.
Eramet ajuste ses objectifs 2025 pour l'activité minerai de manganèse, avec une estimation de volume transporté désormais entre 6,1 et 6,3 Mt (et non plus 6,5 à 7 Mt), et réduit son plan de capex 2025 à entre 400 et 425 MEUR (et non plus de 400 à 450 MEUR).
Je vois trop comment on peut envisager un résultat net positif …
La mise à jour des objectifs 2025 dont un Résultat net escompté à -269,3 d'€ et non plus positif comme sur ABCBourse annoncé à 6,76 € de BNPA 2025
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gars d1
02/02/26 11:22
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Rien de bien surprenant à voir des décisions contreversées dans une boite donc l'Etat français est actionnaire… Signalons comme je l'ai au dessous le niveau de cotation parfaitement hors sol à +28% depuis le 1er janvier 2026 alors que le résultat net annuel 2025 à publier devrait être lourdement déficitaire. C'est pas glorieux… : (
Eramet : divorce express entre le conseil d'administration et son directeur général Actualité publiée le 02/02/26 11:04 Stupeur chez Eramet. Après l'officialisation hier soir avant 23h du départ de son directeur général, Paulo Castellari par le Conseil d'administration, le titre du géant minier et métallurgique enregistre la plus forte baisse du SBF 120, reculant de 7,25%, à 68,45 euros. Le groupe indique dans un communiqué "avoir mis un terme avec effet immédiat à son mandat en raison de divergences sur les modes de fonctionnement. Réuni dimanche 1er février, l'organe a évoqué des désaccords avec l'exécutif, sans en préciser la nature.
Dans l'attente de la nomination d'un successeur, la présidente du groupe, Christel Bories, assurera la direction générale à titre intérimaire. Cette organisation est transitoire. Une fois le nouveau directeur général désigné, les fonctions de président et de directeur général seront de nouveau dissociées.
Le conseil d'administration a salué l'engagement de Paulo Castellari et réaffirmé son soutien aux équipes, mobilisées pour renforcer la sécurité, améliorer la performance opérationnelle et réduire les coûts, dans un contexte économique dégradé. Eramet met en avant la qualité de son portefeuille d'actifs, la montée en puissance de son site de lithium en Argentine et maintient la publication de ses résultats annuels au 18 février 2026.
Oddo BHF rapporte que Christel Bories a donné des explications sur ce départ dans un entretien accordé au quotidien financier Les Échos. Elle a précisé que "M. Castellari et le conseil d'administration étaient en désaccord sur les processus de décision, de coordination et d'interaction entre le conseil et la direction générale, ainsi que sur le fonctionnement avec les équipes".
"Ce départ rappelle que le redressement pourrait rester difficile à atteindre"
Paulo Castellari avait été désigné il y a moins d'un an, le 13 février 2025, mais n'était entré en fonction qu'à l'issue de l'assemblée générale du 27 mai suivant.
"Il s'agit d'un départ surprenant, car Paulo venait de prendre ses fonctions début 2025 et était en train de mettre en oeuvre un plan de redressement", souligne l'analyste d'AlphaValue Varun Sikka, qui ajoute "si la qualité du modèle économique d'Eramet n'a jamais fait l'unanimité, la gouvernance de l'entreprise a également été un point faible, et ce départ rappelle que le redressement pourrait rester difficile à atteindre."
Oddo BHF fait savoir que "cette annonce est un véritable choc car, vu de l'extérieur, rien ne laissait présager de tels désaccords. Depuis son arrivée, M. Castellari était crédité d'avoir renforcé la discipline budgétaire du groupe".
Précisément, le broker souligne que le marché appréciait particulièrement les initiatives récentes menées sous sa direction avec un plan d'économies (l'annonce en décembre d'un programme d'amélioration de l'Ebitda de 120 à 150 millions d'euros, axé sur la productivité et les économies dans les unités opérationnelles). Ce plan devait être complété par des mesures sur les coûts du siège, le besoin en fonds de roulement (BFR) et les investissements (Capex), dont le détail était attendu pour le 18 février.
De plus, sous l'égide de Castellari, le projet crucial de Centenario en Argentine a été redressé. Il a atteint les deux tiers de sa capacité nominale fin 2025 après des retards initiaux.
Oddo BHF estime surtout qu'"avec son départ, Eramet entre dans une nouvelle période de transition qui rendra plus difficile la mise en œuvre des réductions de coûts et des améliorations opérationnelles pourtant indispensables. Avec une dette nette actuellement estimée à 4,8x l'EBITDA ajusté (hors SLN) - un niveau appelé à rester bien au-dessus de l'objectif de long terme de 1x - Eramet demeure vulnérable à un éventuel repli des cours des matières premières", fait-il savoir.
Le broker rappelle que "le groupe affiche un historique de gouvernance en dents de scie, marqué par des intérêts divergents entre ses deux principaux actionnaires : la famille Duval (37%) et l'Etat français (30%). Ces tensions entravent la stratégie et l'allocation du capital, les premiers souhaitant privilégier la rémunération des actionnaires tandis que le second donne la priorité aux investissements de croissance".
Quant à Portzamparc, il juge que "le retour de Christel Bories au poste de PDG devrait assurer une certaine stabilité durant la phase d'intérim. Cette décision reste, pour le bureau d'analyse, une surprise alors que Paulo Castellari semblait prendre progressivement ses marques et avait lancé un plan ambitieux visant à adresser les sujets de performance opérationnelle (ReSolution)".
Le départ du dirigeant à deux semaines de la publication des résultats annuels est un signal négatif pour l'entreprise, qui avait démarré 2026 sur les chapeaux de roues en bourse (+28%).
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