
(Agefi-Dow Jones)--Les Bourses européennes devraient ouvrir en nette baisse jeudi, alors que les marchés redoutent une escalade de la guerre en Iran après la menace de nouvelles frappes militaires brandie par le président américain, Donald Trump.
A SUIVRE EN FRANCE
Le groupe hôtelier Accor a annoncé mercredi soir avoir signé un protocole d'accord pour céder sa participation de 30,56% dans Essendi (ex-AccorInvest) à un consortium constitué de Blackstone et Colony IM pour un montant pouvant atteindre 975 millions d'euros.
Le groupe de luxe Kering a finalisé la cession d'un immeuble situé dans le quartier de la mode à Milan pour 729 millions d'euros. La propriété de l'immeuble du 8 via Monte Napoleone a été transférée à une société par actions contrôlée à 80% par le fonds d'investissement qatari Al Mirqab Group. Kering conserve toutefois 20% des parts dans ce véhicule et sa participation sera comptabilisée selon la méthode de la mise en équivalence.
Le producteur de vins et spiritueux Pernod Ricard a annoncé avoir bouclé la cession de ses vins effervescents Mumm (à l'exclusion du champagne) aux Etats-Unis à Trinchero Family Wine and Spirits. Parallèlement à cette transaction, Pernod Ricard a finalisé la vente du vin californien Kenwood et des opérations de vinification et marques associées à F. Korbel & Bros. Les conditions financières de ces opérations n'ont pas été communiquées.
La foncière spécialisée dans les plateformes logistiques Argan a confirmé mercredi soir viser une croissance de ses revenus locatifs de 4% en 2026, après que cet indicateur a progressé de 3% au premier trimestre.
SES tient jeudi son assemblée générale annuelle.
Vers 7h40, le contrat à terme sur le CAC 40 perdait 1,5%, selon les données du courtier IG.
LES INDICATEURS ET EVENEMENTS DU JOUR
Etats-Unis: demandes d'allocations chômage pour la semaine close le 28 mars (14h30)
Etats-Unis: balance commerciale en février (14h30)
ACTIONS
Les contrats à terme sur les marchés d'actions européens s'inscrivent en nette baisse jeudi matin, à la veille du grand week-end de Pâques, alors que les craintes d'escalade du conflit au Moyen-Orient font encore grimper les cours du pétrole.
Vers 7h40, le contrat à terme sur le DAX 40 à Francfort fléchissait de 1,8%, tandis que le FTSE 100 à Londres reculait de 0,8%, selon les données du courtier IG.
Lors d'une allocution mercredi soir, Donald Trump a déclaré que les Etats-Unis avaient réussi sur le champ de bataille et que leurs objectifs militaires seraient atteints "très bientôt".
Tout en assurant vouloir conclure un accord diplomatique pour mettre fin au conflit, le président a prévenu que les Etats-Unis allaient "frapper [l'Iran] extrêmement fort au cours des deux à trois prochaines semaines. Nous allons les ramener à l'âge de pierre, là où est leur place."
Donald Trump a également déclaré que les alliés des Etats-Unis qui dépendent du pétrole du Moyen-Orient devraient "se rendre dans le détroit [d'Ormuz] et simplement le prendre, le protéger, l'utiliser pour eux-mêmes."
"L'idée qu'une résolution rapide permettra un retour aux relations d'avant le conflit et une normalisation du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est peu crédible", indique le département de recherche économique mondiale de Commonwealth Bank of Australia.
Vers 7h40, les contrats à terme à terme de la Bourse de New York s'inscrivaient en nette baisse. Le contrat à terme sur l'indice Dow Jones perdait 1,2%, celui sur le Nasdaq 100 abandonnait 1,8% et celui sur le S&P 500 reculait de 1,4%. Mercredi, la Bourse de New York a clôturé en hausse malgré les déclarations au ton martial de Donald Trump.
En Asie, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo perdait 2,5% jeudi en fin de séance. L'indice Shanghai Composite cédait 0,8%, tandis que le Hang Seng de la Bourse de Hong Kong reculait de 1,4%.
Du côté du commerce, l'administration Trump se prépare à redéfinir son régime de tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium, en modifiant les droits sur les produits finis afin de simplifier la mise en conformité pour les entreprises, selon des sources citées par le Wall Street Journal.
En vertu d'une proclamation présidentielle qui pourrait être publiée cette semaine, les produits finis fabriqués avec de l'acier et de l'aluminium seraient soumis à un tarif douanier de 25%. Ce taux remplacerait le droit actuel de 50%, qui ne s'applique qu'à la valeur de l'acier ou de l'aluminium utilisé dans un produit. Le droit de douane de 50% pour les produits de base en acier et en aluminium - des biens qui sont presque entièrement constitués de ces métaux - resterait en vigueur.
OBLIGATIONS
Vers 7h40, le taux de l'obligation du Trésor américain à dix ans montait de 6,5 points de base, à 4,39%. Le taux du titre à deux ans progressait de 5,8 points de base, à 3,87%.
CHANGES
Vers 7h40, l'euro perdait 0,6%, à 1,1529 dollar. Le billet vert gagnait 0,4% face à la devise japonaise, à 159,41 yens.
PETROLE
Les contrats à terme sur le pétrole sont repartis à la hausse jeudi matin, après avoir reculé en début de séance en Asie.
Vers 7h40, le contrat de juin sur le brent de mer du Nord coté à Londres gagnait 6,14 dollars, soit 6%, à 107,30 dollars le baril. Le contrat de mai sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex montait de 5,28 dollars, soit 5%, à 105,40 dollars le baril.
Le marché "avait évolué sur la base d'anticipations", observe Stephen Innes, gérant à SPI Asset Management. "Mais lorsque Donald Trump a parlé, il n'a pas validé cet avenir. Il l'a perturbé."
"Le pétrole a donc fait ce que le pétrole fait toujours lorsque l'illusion se fissure. Il a bondi, non pas parce que la guerre s'est soudainement aggravée, mais parce que le marché avait prématurément intégré la perspective d'une fin prochaine du conflit", explique Stephen Innes.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
