
Les Bourses européennes devraient ouvrir de manière hésitante mercredi, alors que les investisseurs examinent une nouvelle avalanche de publications d'entreprises et attendent la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) dans la soirée.
A SUIVRE EN FRANCE
La société de gestion Amundi a publié mercredi des résultats trimestriels dépassant largement les attentes des analystes. La filiale du groupe Crédit Agricole a en outre signé sa meilleure collecte nette trimestrielle depuis plus de quatre ans.
La société de services informatiques Sopra Steria a confirmé ses objectifs financiers pour 2026, alors que son chiffre d'affaires a progressé au cours des trois premiers mois de l'année.
Mardi soir, Pernod Ricard a annoncé avoir mis fin aux discussions avec son concurrent américain Brown-Forman concernant un rapprochement. Ces discussions "n'ont pas abouti à un accord", les deux entreprises "n'étant pas parvenues à s'entendre sur des conditions mutuellement acceptables", a indiqué le producteur de spiritueux dans un communiqué.
Le groupe d'aéronautique et de défense Airbus a maintenu mardi soir ses objectifs pour 2026, après avoir accusé un net repli de ses résultats au premier trimestre, dans un contexte marqué par des difficultés d'approvisionnement concernant les moteurs de l'américain Pratt & Whitney.
L'exploitant aéroportuaire Groupe ADP a annoncé des revenus en baisse au premier trimestre, en raison de l'impact du conflit au Moyen-Orient sur son activité. Le groupe a publié un chiffre d'affaires en repli de 0,9% sur les trois premiers mois de 2026, à 1,47 milliard d'euros.
Le groupe d'ingénierie et de conseil en technologies Alten a dévoilé des revenus au premier trimestre en repli en données publiées, mais stables en organique. L'entreprise a indiqué qu'elle prévoyait pour l'ensemble de l'année un chiffre d'affaires stable ou en repli de 0,5% au maximum, sur une base organique.
Le fabricant d'articles de papeterie, de briquets et de rasoirs Bic a fait état d'une hausse de son chiffre d'affaires à taux de change et périmètre constants au premier trimestre et annoncé qu'un nouveau plan stratégique serait dévoilé en septembre 2026.
Le gestionnaire de centres d'appels TP a confirmé ses perspectives d'activité et de marge pour 2026, après avoir enregistré un repli de ses ventes au premier trimestre, dans un contexte marqué par une montée en puissance plus lente que prévu de certains contrats.
Le spécialiste des paiements électroniques Worldline a publié un chiffre d'affaires au premier trimestre marqué par le retour à la croissance organique de la division de services aux commerçants. En excluant les cessions, le chiffre d'affaires du groupe est ressorti à 831 millions d'euros pour les trois premiers mois de l'exercice, en recul de 0,5% sur un an en organique.
L'opérateur de télécommunications Orange a de son côté annoncé avoir obtenu un financement de 1,3 milliard d'euros auprès des banques CaixaBank et Bnp Paribas pour financer le rachat de Scorefit, la société de financement des infrastructures de fibre optique en France.
Le groupe pétrolier TotalEnergies doit publier ses résultats du premier trimestre mercredi avant l'ouverture de la Bourse de Paris.
Après la clôture, Imerys publiera ses résultats du premier trimestre, tandis que Michelin présentera son chiffre d'affaires pour la même période.
Vers 8h, le contrat à terme sur le CAC 40 cédait 0,1%, selon les données du courtier IG.
LES INDICATEURS ET EVENEMENTS DU JOUR
Allemagne: prix à la consommation, données provisoires pour avril (14h)
Etats-Unis: mises en chantier de logements en février et mars (14h30)
Etats-Unis: commandes de biens durables en mars (14h30)
Canada: décision de politique monétaire de la Banque du Canada (15h45)
Etats-Unis: examen par une commission du Sénat de la nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Fed) (16h)
Etats-Unis: stocks de pétrole pour la semaine close le 24 avril
Etats-Unis: décision de politique monétaire de la Fed (20h)
Etats-Unis: conférence de presse du président de la Fed, Jerome Powell (20h30)
ACTIONS
Les contrats à terme sur les marchés d'actions européens évoluent sans direction claire mercredi en préouverture, alors que les investisseurs pourraient rester prudents avant les annonces de la Fed, tout en surveillant la situation au Moyen-Orient.
Vers 8h, le contrat à terme sur le DAX 40 à Francfort gagnait 0,3%, tandis que le FTSE 100 à Londres abandonnait 0,1%, selon les données du courtier IG.
Donald Trump a demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus prolongé de l'Iran, selon des informations du Wall Street Journal, qui cite des responsables américains. Il s'agirait d'une tentative à haut risque de contraindre Téhéran à la capitulation concernant son programme nucléaire.
Lors de récentes réunions, y compris une discussion lundi dans la salle de crise de la Maison-Blanche, le président américain a choisi de continuer à étrangler l'économie et les exportations de pétrole de l'Iran en empêchant le trafic maritime dans ses ports. Il a estimé que ses autres options - reprendre les bombardements ou se retirer du conflit - comportaient plus de risques que le maintien du blocus, selon les responsables cités par le quotidien américain.
Mardi, la Bourse de New York a clôturé en baisse sous l'effet de prises de bénéfices sur les valeurs technologiques, au lendemain des nouveaux records historiques signés par le S&P 500 et le Nasdaq Composite.
L'indice Dow Jones a perdu 0,1%, à 49.141,93 points, et le S&P 500 a cédé 0,5%, à 7.138,80 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a reculé de 0,9%, à 24.663,80 points. Le segment technologique a été pénalisé par des inquiétudes sur la capacité d'OpenAI à honorer ses engagements compte tenu de performances inférieures aux attentes.
Outre la décision de la Fed, les investisseurs examineront mercredi soir les résultats des géants technologiques Alphabet, Amazon, Microsoft et Meta Platforms, avant ceux d'Apple jeudi. Selon les experts, ces publications devraient mettre à l'épreuve le rebond qui a permis aux principaux indices américains d'atteindre des records ces derniers jours.
"La glace est vraiment mince. La laisse est très courte", indique Dan Morgan, gérant de portefeuille et analyste chez Synovus Trust. "Tout élément qui viendrait s'ajouter aux doutes concernant OpenAI, Anthropic ou l'une de ces entreprises va évidemment provoquer un mouvement de vente", ajoute-t-il.
En Asie, l'indice Shanghai Composite gagnait 0,6% en fin de séance, tandis que le Hang Seng de la Bourse de Hong Kong montait de 1,5%. La Bourse de Tokyo est fermée mercredi pour un jour férié.
OBLIGATIONS
Vers 8h, le taux de l'obligation du Trésor américain à dix ans était stable, à 4,35%. Le taux du titre à deux ans était inchangé, à 3,85%.
CHANGES
Vers 8h, l'euro perdait 0,1%, à 1,1705 dollar. Le billet vert était quasi inchangé face à la devise japonaise, à 159,68 yens.
Les marchés s'attendent à ce que la Fed maintienne le statu quo sur ses taux pour la dernière réunion de politique monétaire que Jerome Powell devrait présider.
L'incertitude économique aux Etats-Unis liée au conflit au Moyen-Orient incitera probablement le comité de politique monétaire de la Fed à laisser ses taux inchangés, indique Carol Kong, de Commonwealth Bank of Australia.
Cependant, il existe un risque que Jerome Powell se montre restrictif en raison de l'inflation toujours élevée, ce qui ferait monter le billet vert, ajoute l'économiste et experte en stratégie sur les devises.
PETROLE
Les cours du pétrole évoluent de façon contrastée mercredi matin.
Vers 8h, le contrat de juin sur le brent de mer du Nord coté à Londres gagnait 54 cents, soit 0,5%, à 111,80 dollars le baril. Le contrat de juin sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex cédait 21 cents, soit 0,2%, à 99,76 dollars le baril.
Le départ des Emirats arabes unis de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) permettrait au pays de produire plus de brut que ne l'autorise actuellement le cartel.
"Cela pourrait saper la cohésion du groupe, créer un désarroi interne et affaiblir la capacité de l'Opep+ à présenter une position unifiée sur la production et les questions géopolitiques", indique Axel Rudolph, d'IG, dans un e-mail.
Cependant, les tensions persistantes entre les Etats-Unis et l'Iran et le trafic quasi nul dans le détroit d'Ormuz ont intensifié les inquiétudes concernant l'offre, ajoute l'analyste technique en chef, notant qu'un cinquième du pétrole mondial transite habituellement par le détroit d'Ormuz.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
