
Les Bourses européennes devraient ouvrir près de l'équilibre mardi, alors que les investisseurs pourraient rester prudents tout en surveillant l'évolution de la situation au Moyen-Orient.
A SUIVRE EN FRANCE
Aucune publication n'est attendue mardi de la part des entreprises.
Vers 7h40, le contrat à terme sur le CAC 40 était stable, selon les données du courtier IG.
LES INDICATEURS ET EVENEMENTS DU JOUR
Etats-Unis: ventes de logements anciens en juillet (16h)
ACTIONS
Les contrats à terme sur les marchés d'actions européens évoluent de façon indécise mardi matin.
Vers 7h40, le contrat à terme sur le DAX 40 à Francfort était inchangé, tandis que le FTSE 100 à Londres abandonnait 0,1%, selon les données du courtier IG.
Lundi, la Bourse de New York a clôturé en légère baisse, pénalisée par l'incertitude concernant les chances de réouverture du détroit d'Ormuz, qui a provoqué de nouvelles tensions sur les cours du pétrole.
L'indice Dow Jones a cédé 0,1% lundi, à 53.975,98 points, de même que le S&P 500, à 7.753,11 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a reculé de 0,3%, à 26.605,36 points.
"Les commentaires de l'administration américaine semblent suggérer que l'accent n'est plus mis sur les frappes militaires mais sur la pression économique", déclare Sally Auld, chef économiste à National Australia Bank.
"Néanmoins, les exigences formulées par l'Iran au cours du week-end comme conditions pour autoriser le passage en toute sécurité des navires dans le détroit [d'Ormuz], notamment le retrait des forces militaires américaines, la fin de toutes les sanctions [de Washington] et le paiement de réparations de guerre, sont probablement inacceptables pour les Etats-Unis", ajoute-t-elle.
Le président américain, Donald Trump, a opté pour la stratégie de la pression économique afin d'obtenir des résultats dans le conflit avec l'Iran, selon des responsables américains cités par le Wall Street Journal.
Réticent à reprendre une guerre totale et méfiant à l'égard des négociations diplomatiques, Donald Trump a adopté une approche attentiste qui donnerait plus de temps aux sanctions financières et au blocus naval américain des ports iraniens pour infliger des dommages économiques à la République islamique, d'après les sources du quotidien américain.
Des conseillers ont défendu cette stratégie auprès de Trump en lui montrant des statistiques sur l'effet dévastateur des sanctions existantes sur l'Iran, a indiqué un haut responsable de l'administration américaine. Ils ont suggéré de durcir les sanctions actuelles et d'en imposer de nouvelles. Donald Trump s'est, au moins pour le moment, rallié à cette idée et a dit à ses conseillers qu'il préférait ne pas ordonner de nouvelles frappes, a ajouté le Wall Street Journal.
En Asie, l'indice Shanghai Composite cédait 0,2% mardi en fin de séance, tandis que le Hang Seng de la Bourse de Hong Kong reculait de 0,7%. La Bourse de Tokyo est fermée pour un jour férié.
OBLIGATIONS
Lundi, le taux de l'obligation du Trésor américain à dix ans a gagné 6 points de base (0,06 point de pourcentage), à 4,71%. Le taux du titre à deux ans a monté de 3,7 points de base, à 4,24%.
CHANGES
Vers 7h40, l'euro était stable à 1,1542 dollar. Le billet vert cédait 0,1% face à la devise japonaise, à 159,19 yens.
PETROLE
Les cours du pétrole montent un peu mardi matin, après avoir bondi lundi.
Vers 7h40, le contrat d'octobre sur le brent de mer du Nord coté à Londres gagnait 14 cents, soit 0,2%, à 87,86 dollars le baril. Le contrat de septembre sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex montait de 12 cents, soit 0,1%, à 82,25 dollars le baril.
"Un accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz reste difficile à atteindre", indique ANZ. "Le détroit d'Ormuz reste bloqué, le trafic maritime ne montrant aucun signe de véritable reprise", ajoute la banque.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
