
Les Bourses européennes sont bien orientées lundi matin, les espoirs de paix entre les Etats-Unis et l'Iran alimentant l'appétit pour le risque et faisant refluer les cours du pétrole et les taux longs.
Vers 11h05, l'indice Stoxx Europe 600 s'adjugeait 0,7%, à 629,66 points, se rapprochant ainsi de son plus haut historique de 636,16 points touché le 27 février avant le début de la guerre. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 progressaient de 1,3% chacun. A Francfort, le DAX 40 gagnait 1,2%. La Bourse de Londres et les marchés américains sont fermés lundi à l'occasion respectivement du Spring Bank Holiday et du Memorial Day.
L'Iran a indiqué samedi que le pays était en phase de finalisation d'un protocole d'accord. Le président américain a également confirmé des avancées mais a indiqué dimanche dans un message sur son réseau Truth Social qu'il ne comptait pas se précipiter. "Les négociations se déroulent de manière ordonnée et constructive, et j'ai demandé à mes représentants de ne pas se précipiter pour conclure un accord, car le temps joue en notre faveur. Le blocus restera pleinement en vigueur jusqu'à ce qu'un accord soit conclu, certifié et signé", a commenté Donald Trump.
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a quant à lui estimé qu'un accord était possible ce lundi, depuis New Delhi en Inde, rapporte l'AFP.
"Cet accord présente de graves lacunes. Il risque d'entraîner des coûts stratégiques considérables en cas de future confrontation avec l'Iran. Mais compte tenu des options dont disposait réellement le président Trump, c'était sans doute le moindre mal", explique sur X Dennis Citrinowicz, chercheur spécialiste de l'Iran à l'Institut d'études sur la sécurité nationale (INSS). "Un blocus naval n'aurait pas contraint l'Iran à capituler. Reprendre la guerre aurait causé des dommages économiques colossaux, sans aucune garantie que l'Iran se rendrait. En fin de compte, Trump a été contraint d'accepter les conditions de l'Iran, car les alternatives étaient encore pires."
Cet apaisement des tensions géopolitiques entraîne un net repli des cours du pétrole, avec un baril de brent repassant sous les 100 dollars. Vers 11h05, le contrat de juillet sur le Brent de mer du Nord grimpait de 4,4%, à 95,77 dollars le baril après être tombé en séance à 94,11 dollars.
Les taux longs se replient dans le sillage des cours de l'or noir. Le rendement du Bund allemand à dix ans recule de 8 points de base, à 2,96%, de même que celui de l'OAT française à dix ans, à 3,57%.
Le net repli des cours du pétrole bénéficie aux valeurs du transport aérien telles qu'Air France-KLM (+7,4% à Paris) et Lufthansa (+3,7% à Francfort), alors que les titres des pétroliers, dont TotalEnergies (-1,6%) s'inscrivent en baisse. Le secteur du tourisme, dont Accor (+4,4%), est aussi recherché.
Sur le marché des changes, l'euro gagne 0,3% face au billet vert, à 1,1643 dollar.
ACTIONS A SUIVRE
-ABIVAX (+3,1% vers 11h10): la société de biotechnologie a fait part vendredi soir d'une perte au premier trimestre de cette année en raison d'une hausse de ses coûts de recherche et de développement mais a indiqué qu'elle conservait une trésorerie abondante pour se financer jusqu'à la fin de 2027.
-NANOBIOTIX (+0,1%): la société de biotechnologie a annoncé vendredi soir que les banques de son offre globale précédemment annoncée avaient intégralement exercé leur option de surallocation, portant le produit total de son augmentation de capital à 100 millions de dollars, soit environ 86,1 millions d'euros. Sans l'exercice intégral de l'option de surallocation par les banques, le produit brut total de l'offre de Nanobiotix se serait élevé à environ 98,6 millions de dollars, soit 85 millions d'euros.
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