(ABC Bourse) - L’inflation ralentit à 1,8% en juin en France, tandis que la consommation des ménages repart à la hausse en mai.

En juin 2026, l’inflation ralentirait nettement en France, avec une hausse des prix à la consommation estimée à 1,8% sur un an, après 2,4% en mai, selon l’estimation provisoire de l’Insee.
Ce répit intervient au moment où la consommation montre aussi un signe de reprise. En mai, les dépenses des ménages en biens ont rebondi de 0,5% sur un mois, après un recul de 0,5% en avril, alors que les économistes attendaient une hausse plus limitée de 0,3%.
Après plusieurs mois sous tension, les derniers chiffres de l’Insee dessinent un scénario plus favorable pour l’économie française : les prix ralentissent et les ménages recommencent à consommer.
Inflation en France, la hausse des prix ralentit nettement en juin
Le coup de frein vient surtout de l’énergie. Les prix de ce poste restent en forte hausse sur un an, à 11,2%, mais leur progression ralentit nettement après 16,6% en mai. Les produits pétroliers pèsent dans ce mouvement, alors qu’ils avaient alimenté la remontée des prix au printemps.
Les services ralentiraient aussi sur un an, mais dans une moindre mesure. Même mouvement du côté de l’alimentation. Les produits manufacturés accentueraient, eux, leur baisse, en partie pour des raisons de calendrier, car la collecte de juin comporte davantage de jours de soldes que l’an dernier.
Sur un mois, les prix à la consommation diminueraient de 0,2%, après une hausse de 0,1% en mai. L’indice des prix à la consommation harmonisé, utilisé pour les comparaisons européennes, progresserait de 2% sur un an en juin, après 2,8% en mai.
Consommation des ménages, le rebond de mai rassure l’économie française
Le signal est modeste, mais il tranche avec le mois précédent. Les dépenses des ménages en biens repartent à la hausse en mai, avec un gain de 0,5% sur un mois, après une baisse équivalente en avril.
Ce rebond dépasse les attentes du consensus, qui tablait sur une progression de 0,3%. Pour l’économie française, cette amélioration compte, car la consommation des ménages reste l’un des moteurs les plus surveillés de l’activité.
La combinaison d’une inflation moins vive et d’achats en reprise donne une photographie plus favorable qu’au printemps. Les prochains chiffres diront si ce mouvement s’installe ou s’il s’agit seulement d’un répit dans un contexte encore marqué par les prix de l’énergie.
© AbcBourse.com. Tous droits réservés
