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Actualité publiée le 18/12/25 09:08

Le champion de la défense terrestre KNDS prépare son entrée en Bourse à Paris et Francfort en 2026

(ABC Bourse) - Le champion franco-allemand de la défense terrestre KNDS prévoit une double cotation à Paris et Francfort en 2026. Derrière cette opération, un plan ambitieux d’expansion industrielle et technologique.

C’est une annonce attendue depuis plusieurs mois dans le secteur de la défense : KNDS, le groupe franco-allemand issu de la fusion entre Nexter et Krauss-Maffei Wegmann, confirme viser une introduction en Bourse à Paris et à Francfort dès l’année prochaine. Le calendrier dépendra toutefois des conditions de marché, a précisé le groupe mercredi 17 décembre.

Avec cette double cotation, KNDS espère muscler son accès aux marchés de capitaux pour financer sa croissance à long terme. Le groupe veut investir massivement dans de nouvelles lignes de production, des technologies de pointe, et dans la robotisation du champ de bataille. "Ce projet ouvre un nouveau chapitre dans le développement de KNDS en tant que champion européen unique et leader mondial de la défense terrestre. Avec ce projet d'introduction en Bourse à double cotation, KNDS est déterminé à créer une structure plus agile et plus réactive afin de continuer à investir dans la technologie, les capacités et les talents", a déclaré son directeur général Jean-Paul Alary.

Une IPO sur fond de réarmement européen et de souveraineté industrielle

KNDS entend tirer parti de la forte hausse des budgets militaires observée en Europe depuis 2022. Son carnet de commandes a atteint un record de 23,5 milliards d’euros fin 2024, pour un chiffre d’affaires annuel de 3,8 milliards d’euros. "Une dynamique qui s'est maintenue tout au long de l'année 2025", assure le groupe.

L’entreprise, contrôlée par l’État français et les anciens propriétaires de KMW, reste au cœur des équilibres politiques européens. Berlin pourrait d’ailleurs entrer au capital. Pour superviser l’opération, KNDS a mandaté la banque Lazard, avec comme impératif de respecter les enjeux de souveraineté. "Le modèle de KNDS, qui réunit des nations clés au sein d'un seul groupe, incarne la voie vers un avenir collectif et efficace pour la défense européenne, animé par un objectif commun : contribuer à une plus grande stabilité et à une sécurité durable en Europe et au-delà", a également affirmé Jean-Paul Alary.

Un carnet de commandes historique et un plan d’investissement massif

L'entreprise a multiplié les annonces en 2025 : construction d’une usine de chars en Lituanie, coopération avec Leonardo pour l’artillerie italienne, nouveaux contrats en Croatie, Belgique et Luxembourg, rachat de Texelis… La pression logistique et industrielle est maximale. Pour y répondre, KNDS prévoit d'importants recrutements et la modernisation de ses usines.

L’arrivée de Christian Schulz, directeur financier du groupe RENK, au conseil d’administration à partir de janvier 2026, s’inscrit dans cette dynamique. Fort de son expérience réussie lors de l’introduction en Bourse de RENK en 2024, il rejoint une gouvernance en pleine mutation. "Toutes les unités commerciales contribuent à une croissance organique robuste et à une rentabilité supérieure aux normes du secteur", affirme KNDS.

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2 commentaires sur cet article. Participez à la discussion.

gars d1
18/12/25 09:56

2 choses importantes à connaitre:


• La demande risque d'être forte compte tenu du contexte et donc les ordres devraient servi avec une réduction sensible du non de titre…

• L'Etat Français reste actionnaire : c'est pas une bonne nouvelle, on a un très bon historique des tergiversations de l'Etat dans la gestion des grandes entreprises…


Il faut aussi comprendre qu'en gros, l'Etat par le biais de l'introduction en bourse va récupérer de l'argent pour financer ses commandes qui sont et qui seront passé ai prix le plus juste.


Ce qui veut dire que la rentabilité de l'entreprise pourrait patiner la semoule au détriment de la croissance et des investissements…


Ce qui veut dire encore que ça risque rapidement d'être survalorisé… C'est dit au dessous : on nous vend le carnet de commande comme le fait le secteur de l'IA aux USA avec de la création de dette en hors bilan.

Ici, on nous vend le carnet avec des titres cotées en bourse…



gars d1
18/12/25 10:13

2 choses importantes à connaitre:


• La demande risque d'être forte compte tenu du contexte et donc les ordres devraient être servi avec une réduction sensible du nombre de titre…

• L'Etat Français reste actionnaire : c'est pas une bonne nouvelle, on a un très bon historique des tergiversations de l'Etat dans la gestion des grandes entreprises et de ses conséquences…


Il faut aussi comprendre qu'en gros, l'Etat par le biais de l'introduction en bourse va récupérer de l'argent pour financer ses commandes qui sont et qui seront passé au prix le plus juste.


Ce qui veut dire que la rentabilité de l'entreprise pourrait patiner la semoule au détriment de la croissance et des investissements pour délivrer les commandes en temps et en heure…


Ce qui veut dire encore que ça risque rapidement d'être survalorisé…

C'est dit aussi au dessous : on nous vend le carnet de commande comme le fait le secteur de l'IA aux USA avec de la création de dette en hors bilan.

Ici, on nous vend le carnet avec des titres cotées en bourse…

Bref, ça reste du bricolage financier sous couvert de futur succès boursier et c'est pas Euronext qui trouvera à y redire vu la kyrielle d'introductions au tapis des ces 10 dernières années du faible nombre de réussites…




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