(ABC Bourse) - Le gouvernement abaisse sa prévision de croissance pour 2026 à 0,7 %. Une décision qui s'explique par un début d'année plus faible que prévu et par les conséquences du contexte international sur l'économie française.

Le gouvernement revoit une nouvelle fois ses ambitions à la baisse. Ce mardi 7 juillet, le ministre de l'Économie Roland Lescure a annoncé que la prévision de croissance de la France pour 2026 était désormais fixée à 0,7 %, contre 0,9 % jusqu'ici. Cette révision intervient dans un contexte économique marqué par un ralentissement de l'activité, une inflation qui continue de peser sur l'économie et les répercussions du conflit au Moyen-Orient.
Cette nouvelle estimation rapproche les prévisions de l'exécutif de celles des principales institutions économiques. L'Insee, le Fonds monétaire international (FMI) et l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) anticipent également une croissance de 0,7 %. La Banque de France reste plus prudente avec une projection de 0,5 %, même si celle-ci avait été publiée avant l'annonce d'un accord entre l'Iran et les États-Unis.
Pourquoi le gouvernement réduit sa prévision de croissance à 0,7 %
La nouvelle prévision a été dévoilée lors d'une réunion du comité d'alerte des finances publiques, une instance chargée d'améliorer le pilotage budgétaire. Selon le ministère de l'Économie, cette révision repose sur plusieurs éléments observés depuis le début de l'année.
Le ministère explique que la nouvelle estimation tient compte d’un premier trimestre inférieur aux anticipations
, d’un deuxième trimestre qui devrait être marqué par les conséquences du conflit au Moyen-Orient sur l’activité
et d’une approche prudente pour les troisième et quatrième trimestres
.
Le gouvernement avait déjà revu sa prévision une première fois à la mi-avril, en passant de 1 % à 0,9 %, tout en relevant ses anticipations d'inflation en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Des signaux positifs, mais insuffisants pour retrouver 0,9 % de croissance
Malgré un ralentissement attendu de l'inflation et une consommation des ménages qui montre quelques signes d'amélioration, l'exécutif estime que ces éléments ne permettront pas de retrouver le niveau de croissance initialement espéré.
Le ministère de l'Économie précise : Si le reflux de l’inflation observé en juin et la reprise de la consommation constituent des signaux encourageants, ils ne devraient vraisemblablement pas suffire à atteindre une croissance de 0,9 % sur l’ensemble de l’année
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Roland Lescure assure néanmoins que l'exécutif poursuit ses efforts pour soutenir l'économie. Le ministre, cité par son ministère, déclare : nous restons pleinement mobilisés pour soutenir l’activité et la croissance
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Avec cette nouvelle prévision de 0,7 %, le gouvernement aligne désormais son scénario économique sur celui de l'Insee, du FMI et de l'OCDE, tout en restant légèrement plus optimiste que la Banque de France.
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