
Les rendements des obligations d'Etat européennes et américaines évoluent sur une note étale mercredi alors que les cours du pétrole refluent.
Vers 10h45, le rendement du Bund allemand à dix ans reculait de 1 point de base (0,01 point de pourcentage), à 3,1%, tandis que le taux du titre de l'OAT française de même échéance était stable, à 3,73%. Aux Etats-Unis, le taux du Trésor américain à dix ans évoluait proche de l'équilibre, à 4,47%.
Dans une note adressée mercredi à ses clients, Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG France, souligne que la situation au Moyen-Orient a des conséquences sur les coûts d'emprunt des Etats.
L'expert indique que les Etats-Unis ont procédé mardi à une adjudication des obligations du Trésor à 10 ans. Le montant adjugé était de 42 milliards dollars mais la demande a été relativement moyenne avec un "bid to cover" (ratio de couverture des enchères) de 2,40, inférieur à la moyenne observée ces derniers mois.
Et le "high yield" est ressorti à 4,468%, son niveau le plus élevé en 15 mois. "Pour rappel, le 'high yield' lors d'une adjudication obligataire du Trésor, c'est le rendement réel que les investisseurs exigent aujourd'hui pour acheter cette obligation. Il est déterminé par l'adjudication: les investisseurs proposent un prix et plus le prix qu'ils acceptent de payer est bas, plus le rendement est élevé. Donc hier, le Trésor américain a accepté des offres jusqu'à un rendement de 4,468%", explique Alexandre Baradez.
"C'est exactement ce qu'on observe en ce moment: pression à la hausse sur les taux longs américains en raison de la hausse des cours du pétrole et plus globalement de l'énergie, avec un rebond marqué de l'inflation qui empêche la Réserve fédérale de reprendre ses baisses de taux", conclut le professionnel.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
