
Les rendements de la zone euro remontent jeudi après un regain de tension en Iran, où l'armée américaine et l'armée iranienne ont mené de nouvelles frappes dans la nuit de mercredi à jeudi.
Les forces américaines ont mené dans la nuit de nouvelles frappes en Iran. Des responsables américains ont déclaré que les forces américaines avaient abattu des drones iraniens et frappé un poste de contrôle de drones près de Bandar Abbas, une grande ville portuaire du sud de l'Iran, après que Téhéran a lancé des drones sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. En représailles, le Corps des gardiens de la révolution iranien a déclaré avoir lancé une attaque contre une base aérienne américaine qui serait à l'origine des frappes, ont rapporté des médias iraniens proches du régime.
Vers 11h05, le rendement du Bund allemand à dix ans gagnait 1 point de base (0,01 point de pourcentage), à 3,00%. Le rendement de l'OAT française de même échéance progressait de 3 points de base, à 3,62%.
Aux Etats-Unis, le rendement du 10 ans grapillait de son côté 1 point de base, à 4,50%.
La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz alimentent l'inflation via la hausse des prix pétroliers, tout en faisant pression à la baisse sur la croissance. Austan Goolsbee, le président de Réserve fédérale de Chicago, estime ainsi que l'économie américaine pourrait prendre un tournant "stagflationniste", dans un entretien accordé à Dow Jones Newswires. La gouverneure de la Réserve fédérale Lisa Cook a par ailleurs déclaré mercredi, à l'occasion d'un discours tenu à l'université de Stanford, qu'elle était prête à relever les taux d'intérêt si la désinflation tardait à se manifester. "Après cinq ans d'inflation supérieure à l'objectif, je suis particulièrement attentive au risque que l'inflation élevée ne s'ancre dans les comportements en matière de fixation des prix et des salaires", a-t-elle expliqué selon le texte publié de son discours.
Les investisseurs auront les yeux rivés cet après-midi sur la publication aux Etats-Unis du rapport sur les revenus et les dépenses des ménages ainsi que des prix à la consommation (PCE) en avril, prévue à 14h30. Une inflation qui accélère ou plus élevée que prévu pourrait renforcer les anticipations d'une Réserve fédérale américaine (Fed) moins accommodante, ce qui ferait monter les taux.
Près de 40% des investisseurs s'attendent désormais à une hausse de taux de 0,25 point par la Fed d'ici fin décembre, selon l'outil FedWatch de CME Group. 12% anticipent deux hausses de taux (soit 0,50 point), tandis que 46% voient la Fed maintenir ses taux au niveau actuel jusqu'à la fin de l'année.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
