
Les taux des obligations d'Etat de la zone euro se replient légèrement lundi à la mi-journée mais les investisseurs restent sur leurs gardes face aux tensions géopolitiques en Europe et au Moyen-Orient.
Vers 12h30, le rendement du Bund allemand à 10 ans baissait de 1 point de base (0,01 point de pourcentage), à 3,45%, tandis que celui de l'OAT française de même échéance était stable, à 4,86%. Les rendements à dix ans de l'Italie se situait à 4,57%, en baisse de 1 point de base, et celui de l'Espagne à 4,08%, en repli de 3 points de base.
Le marché obligataire américain est fermé en raison d'un jour férié aux Etats-Unis. Les marchés d'actions ouvriront pour une séance normale.
Les investisseurs réagissent principalement à l'actualité géopolitique et à ses conséquences sur les prix de l'énergie.
Les rebelles houthis ont mené de nouvelles frappes en Arabie saoudite ce week-end, maintenant les cours du brut sous tension. Vers 12h30, le contrat de décembre sur le brent de mer du Nord coté à Londres gagnait 1%, à 105,71 dollars le baril.
"Même en l'absence d'escalade militaire [au Moyen-Orient, nldr], la persistance du conflit alimente une remontée structurelle des prix de l'énergie, laquelle entretient les pressions inflationnistes comme l'ont soulignées les minutes des réunions de la BCE et de la Fed cette semaine. Le cycle de resserrement monétaire de ces dernières n'est donc probablement pas terminé mais soulignons tout de même que les récentes prises de parole des banquiers centraux reflètent un ajustement de leur posture dans un sens légèrement plus accommodant", ont souligné les analystes d'Edmond de Rothschild AM dans une note publiée en fin de semaine dernière.
Par ailleurs, l'accord conclu entre Donald Trump et Vladimir Poutine pour remettre du diesel russe sur le marché ne change pas fondamentalement la donne. "Les 4,8 millions de tonnes annoncées représentent à peine plus d'une journée de consommation mondiale de diesel, et leur livraison sera étalée dans le temps", souligne Christopher Dembik, conseiller chez Pictet AM. "Le problème est désormais autant celui des capacités de raffinage et des flux commerciaux que celui de la disponibilité du pétrole brut", ajoute-t-il.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
