(ABC Bourse) - Face à une inflation contenue et une croissance modérée, la Banque centrale européenne a choisi de maintenir ses taux inchangés pour clore l’année 2025. Un signal de prudence qui cache des incertitudes persistantes.

La Banque centrale européenne a opté pour la prudence pour sa dernière réunion de l’année. Pas de coup d’éclat, ni de surprise sous le sapin : les taux restent figés, dans un climat économique jugé suffisamment stable pour écarter tout mouvement immédiat. Elle a maintenu son taux de dépôt à 2 %, celui des opérations principales de refinancement à 2,15 % et celui de la facilité de prêt marginal à 2,40 %.
La décision, largement anticipée par les marchés, reflète une lecture relativement optimiste de la conjoncture.
Un statu quo monétaire qui rassure… pour l’instant
Si l'inflation a connu un léger sursaut en novembre, atteignant 2,2 %, les prévisions restent rassurantes. Les économistes de la BCE tablent même sur une inflation en dessous de l’objectif de 2 % dès 2026, avant un retour à l’équilibre en 2028.
Du côté de la croissance, la tendance est à la modération mais sans signe de surchauffe. Elle est attendue, à 1,2 % l'an prochain, et 1,4 % les deux années suivantes. Résultat : la BCE n’a aucune raison apparente de changer de cap.
Mais ce statu quo pourrait être bousculé par des éléments extérieurs. Outre-Atlantique, le choix du prochain président de la Réserve fédérale américaine pourraient provoquer un tournant monétaire. Si la Fed décidait de baisser fortement ses taux, la BCE pourrait se retrouver sous pression, notamment si l’euro s’apprécie trop face au dollar.
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