
(Agefi-Dow Jones)--Le spécialiste du génie électrique et mécanique Spie réalisera avec ROFA Industrial Automation sa troisième acquisition la plus importante depuis son introduction en Bourse en 2015, salue Bernstein dans une note envoyée mardi à ses clients.
Spie a annoncé lundi soir avoir signé un accord pour acquérir le spécialiste allemand de l'automatisation industrielle ROFA Industrial Automation. Fondée en 1967 et basée en Bavière, l'entreprise emploie 1.200 personnes et a généré l'an passé un chiffre d'affaires de 430 millions d'euros. La transaction permettrait à Spie d'élargir son portefeuille de services industriels dans les domaines très attractifs de l'automatisation industrielle, des systèmes de convoyage et de l'intralogistique en Allemagne. Elle devrait être bouclée au deuxième trimestre de cette année, sous réserve de l'approbation des autorités de la concurrence.
Il s'agirait du troisième plus important volume d'affaires acquis par Spie depuis 2015. Spie a racheté en 2017 le spécialiste allemand des services aux infrastructures d'énergie SAG, puis en 2022 le groupe néerlandais de services au bâtiment Worksphere, dont les ventes se situaient à 1,15 milliard et 434 millions d'euros, respectivement, au moment de l'annonce de ces transactions.
Spie n'a pas fourni le montant exact de l'opération. Le groupe a seulement indiqué que la transaction serait conclue selon un ratio valeur d'entreprise sur résultat opérationnel (Ebita) "élevé à un chiffre" ("high single digit") et aurait un effet positif "moyen à un chiffre" ("mid single digit") sur son bénéfice net par action ajusté dès la première année de consolidation.
Selon Bernstein, le montant de la transaction représenterait 0,8 à 1 fois le chiffre d'affaires de ROFA Industrial Automation, soit 350 millions à 430 millions d'euros. L'opération serait financée sur les fonds propres de Spie et n'aurait qu'un effet limité sur le taux d'endettement de l'entreprise, apprécie par ailleurs l'intermédiaire financier.
En début de matinée, l'action Spie cédait 0,5%, à 51,85 euros, tandis que l'indice SBF 120 perdait 1,7%.
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