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Actualité publiée le 18/03/26 20:45

la Fed maintient ses taux inchangés face au risque d'inflation, le statu quo pourrait durer

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(Actualisation: déclarations de Jerome Powell, réaction de marché.)

(Agefi-Dow Jones)--La Réserve fédérale (Fed) américaine a comme prévu maintenu ses taux inchangés mercredi et s'est montrée peu pressée d'assouplir de nouveau sa politique face au risque inflationniste posé par la flambée des cours du pétrole.

A l'issue de l'avant dernière réunion présidée par Jerome Powell, la banque centrale a décidé à 11 voix contre une de maintenir son principal taux directeur entre 3,5% et 3,75%, un niveau jugé proche du taux neutre qui ne stimule ni ne freine l'économie.

Seul le gouverneur Stephen Miran, proche du président américain Donald Trump, s'est prononcé en faveur d'une baisse d'un quart de point.

Alors que la guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran a propulsé le baril de pétrole autour de 100 dollars, la Fed anticipe à présent une inflation de 2,7% cette année aux Etats-Unis, contre une prévision de 2,4% en décembre dernier, avant un reflux à 2,2% en 2027.

"A court terme, les prix de l'énergie plus élevés feront monter le niveau de l'inflation globale, mais il est trop tôt pour savoir l'ampleur et la durée des effets potentiels sur l'économie", a déclaré Jerome Powell lors de sa traditionnelle conférence de presse.

Cette année, la Fed sera attentive à l'évolution du prix des biens pour s'assurer que l'impact ponctuel lié aux tarifs douaniers se dissipe, a ajouté le banquier central.

+Posture attentiste+

Les dernières statistiques ont montré que la hausse des prix demeure supérieure à l'objectif de 2% de la Fed et elles ne reflètent pas encore les retombées du conflit du Moyen-Orient, qui perturbe les approvisionnements en hydrocarbures et en diverses matières premières comme les engrais.

"Les implications des développements au Moyen-Orient pour l'économie américaine sont incertaines", a relevé la Fed dans son communiqué, en soulignant qu'elle se montrerait attentive aux possibles répercussions du conflit à la fois sur l'inflation et sur le chômage.

Dans ce contexte, les membres de la Fed prévoient en moyenne de procéder à une seule baisse de taux d'un quart de point cette année, comme en décembre dernier.

Wall Street se maintenait nettement dans le rouge après ces annonces, avec un S&P 500 en baisse de 1,1% en fin de séance, tandis que le pétrole limitait sa progression. Sur les marchés à terme, la probabilité d'une stabilité des taux jusqu'à la fin de l'année se renforce (43%), tandis que celle d'une seule réduction est passée sous les 40%, selon l'outil FedWatch du CME.

+Powell minimise le risque de stagflation+

Le processus de désinflation amorcé en 2023 peinait à se poursuivre avant même le début de la guerre, selon l'indice des prix PCE, le plus suivi par la Fed. Cet indicateur a augmenté de 2,9% l'année dernière, après une légère accélération en fin d'année. Hors alimentation et énergie, la hausse est même de 3%. Le mois de janvier n'a pas révélé de changement de tendance, avec une hausse de 2,8% sur 12 mois de l'indice global et de 3,1% de l'indice de base.

Plusieurs dirigeants de la Fed ont répété ces derniers mois qu'ils auraient besoin d'être convaincus que l'inflation est en passe de retomber à 2% pour reprendre leur cycle de baisse des taux, interrompu en décembre.

Les grands argentiers américains redoutent toutefois d'être confrontés à un phénomène de stagflation, si un regain de tensions sur les prix venait se conjuguer à une détérioration supplémentaire du marché du travail. L'emploi américain a poursuivi son ralentissement ces derniers mois, essuyant même 92.000 destructions de postes en février après une performance relativement solide en janvier.

Lors de son intervention de mercredi, le président de la Fed a reconnu l'existence d'une "tension entre nos deux objectifs, avec un risque de hausse de l'inflation et de baisse de l'emploi". Mais il a jugé inadapté le terme de stagflation, qui "correspondait dans les années 1970, à des niveaux d'inflation et de chômage bien plus élevés qu'aujourd'hui".

"Je réserverais le terme de stagflation à une situation bien plus sérieuse", a ajouté Jerome Powell.

Selon les projections mises à jour mercredi, la Fed table sur une croissance économique de 2,4% en 2026, au lieu de 2,3% jusqu'à présent, et sur un taux de chômage de 4,4% en fin d'année, un chiffre inchangé par rapport aux précédentes prévisions.

+Powell attendra la fin de l'enquête pour quitter la Fed+

Au sujet de sa situation personnel, Jerome Powell a par ailleurs indiqué qu'il n'entendait pas quitter son poste de gouverneur de la Fed tant que l'enquête pénale initiée contre lui par le département de la Justice au sujet de la rénovation de la banque centrale ne serait pas terminée.

Donald Trump a annoncé son intention de nommer Kevin Warsh comme président de la Fed, alors que le mandat de Jerome Powell se termine en mai. Mais ce dernier a également la possibilité de se maintenir au conseil des gouverneurs de l'institution jusqu'au début de 2028. Le dirigeant a affirmé mercredi qu'il n'avait pas encore pris de décision à ce sujet.

Agefi-Dow Jones The financial newswire

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