
(Actualisation: réaction en Bourse, contexte)
Seb recule en Bourse mardi, après l'annonce par le spécialiste du petit électroménager de la nomination de Loïc Moutault au poste de directeur général, à compter du 1er octobre. Il succédera à Stanislas de Gramont, qui quitte le groupe après huit années passées à ce poste. Thierry de La Tour d'Artaise reste président du conseil d'administration.
Vers 12h, le titre lâchait 3,8%, à 55,25 euros. "La communication est assez abrupte", commente un analyste. En réalité, la décision de remplacer Stanislas de Gramont aurait été prise en début d'année, lors de la présentation du plan "Rebond" d'efficacité opérationnelle, l'idée étant de confier sa mise en oeuvre à un nouveau dirigeant, d'après les explications données mardi par la société au cours d'une conférence téléphonique.
"Cette nomination ouvre une nouvelle étape dans le développement du groupe Seb, dans la continuité des priorités stratégiques engagées: le plan Rebond demeure la feuille de route du groupe et sa mise en oeuvre se poursuit, conformément aux objectifs annuels et à moyen terme", a souligné Seb dans un communiqué.
Loïc Moutault a effectué l'essentiel de sa carrière au sein du groupe Mars, où il a notamment présidé Royal Canin, puis Mars Petcare au niveau mondial. "Son expérience internationale, sa connaissance approfondie des marques mondiales et des consommateurs, ainsi que sa capacité à mobiliser et à transformer des organisations complexes seront des atouts majeurs", a indiqué l'entreprise.
Seb a enregistré en 2025 une chute de ses résultats sous l'effet d'un ensemble de facteurs, dont la mise en place de nouveaux droits de douane aux Etats-Unis et des effets de change négatifs. Le groupe a cependant redressé la barre au premier semestre 2026 grâce notamment au premier effets du plan "Rebond".
Ce plan vise des économies annuelles récurrentes de 200 millions d'euros d'ici à la fin 2027. Il pourrait se traduire par la suppression de 2.100 postes au maximum à l'échelle mondiale, dont 1.400 postes en Europe et 500 en France, et prévoit également une réduction des achats indirects, l'amélioration de l'efficacité industrielle et l'optimisation des frais de structure.
Le nouveau directeur général devra également améliorer le "time to market", autrement dit le temps entre la conception et la commercialisation d'un produit, alors que le groupe fait face à la concurrence de plus en plus vive d'acteurs américains et chinois.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
