
(Actualisation: commentaires d'analystes et de la direction, contexte, cours de Bourse)
Après une année 2025 marquée par deux avertissements sur résultats, qui ont poussé Seb à lancer en février le plan "Rebond" pour retrouver une trajectoire de croissance rentable, le spécialiste du petit équipement domestique a signé un premier trimestre 2026 encourageant.
A 15h35, l'action Seb progressait de 5,9% à 53,15 euros tandis que l'indice SBF 120 perdait 0,8%.
Entre janvier et mars, le groupe français a enregistré un résultat opérationnel d'activité (ROPA) en progression de 42% à 72 millions d'euros, faisant ressortir une marge de 3,8% contre 2,6% un an plus tôt. Il rappelle toutefois que la contribution de ce trimestre "à la performance annuelle est historiquement limitée, en raison de la saisonnalité de l'activité grand public".
Outre un effet de base favorable, Seb a bénéficié de la baisse des coûts opérationnels - premières matérialisations du plan Rebond, selon TP Icap Midcap - et de la croissance organique des ventes. Portzamparc précise que les changes ont "enfin" eu un impact positif sur les résultats.
Le chiffre d'affaires de Seb a atteint 1,885 milliard d'euros, en repli de 1,1% en données publiées, mais en augmentation de 2,7% à taux de change et périmètre constants. La croissance a été tirée par l'activité "grand public", la division la plus importante du groupe, dont les revenus ont progressé de 2,9% en données comparables. Bien orientés dans l'ensemble des grandes zones géographiques, ils ont augmenté de 6,7% dans les Amériques, de 2,2% en Asie et de 2,5% dans la zone Europe Moyen-Orient et Afrique.
Le chiffre d'affaires de la division "professionnel" a affiché une hausse de seulement 1,1%, la société évoquant un "attentisme persistant des clients, notamment aux Etats-Unis et au Moyen-Orient, renforcé par le contexte géopolitique".
"Si les événements géopolitiques actuels pourraient peser sur le sentiment des investisseurs vis-à-vis de la valeur, rien n'indique pour l'instant de perturbation de la demande, et l'exposition directe au Moyen-Orient représente environ 2% du chiffre d'affaires", souligne UBS.
+ Un "signal positif" +
Pour autant, TP Icap Midcap prévient que "les incertitudes demeurent quant aux effets indirects liés au contexte au Moyen-Orient, notamment le risque de surcharges carburant pesant sur les coûts logistiques et la pression potentielle sur les coûts des intrants - en particulier les plastiques - dont l'ampleur reste, à ce stade, difficile à quantifier avec précision".
Evoquant "un environnement macroéconomique et géopolitique incertain et dégradé", le directeur général, Stanislas de Gramont, cité dans un communiqué, juge que "ce premier trimestre constitue un signal positif après une année 2025 difficile".
Fort de ses résultats, Seb a confirmé ses objectifs 2026. Il prévoit un retour de la croissance du ROPA et un levier financier en baisse, avec pour objectif de le ramener dans les standards du groupe, autour de 2 fois (hors acquisitions), à horizon 2027. Portzamparc souligne que si la guidance 2026 a été confirmée, elle n'a pas été précisée.
En ce qui concerne le plan Rebond, l'analyste souligne que celui-ci avance, les négociations sociales étant ouvertes depuis la fin février. Il ajoute que l'essentiel des provisions, d'un impact potentiel compris entre 200 millions et 250 millions d'euros, sera comptabilisé au premier semestre 2026. Mais le spécialiste du petit équipement domestique devrait également enregistrer un produit exceptionnel. Lors de la conférence de presse avec les analystes, la direction a indiqué que la demande de remboursement des tarifs douaniers aux Etats-Unis avait été acceptée alors que la Cour suprême avait jugé illégaux en février les droits de douane réciproques de Donald Trump.
COMMUNIQUES FINANCIERS DE SEB :
https://www.groupeseb.com/fr/actualites/ventes-et-informations-financieres-du-1er-trimestre-2026
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