
La Bourse de New York a terminé en hausse jeudi, continuant d'aligner les records après des informations d'un média américain rapportant qu'un protocole d'accord était en vue entre les Etats-Unis et l'Iran et prolongerait le cessez-le-feu au Moyen-Orient.
L'indice Dow Jones a clôturé sur un gain de 0,1%, à 50.667,87 points, et le S&P 500 a gagné 0,6%, à 7.563 points, prolongeant leur série de records cette semaine. Pour sa part, le Nasdaq, riche en valeurs technologiques, a progressé encore plus nettement, de 0,9%, à 26.917,47 pour inscrire un quatrième record consécutif. Les valeurs technologiques restent portées par l'enthousiasme autour de l'intelligence artificielle (IA) et ont été soutenues jeudi par le bond de Snowflake (+36%), après l'annonce de résultats et prévisions supérieurs aux attentes et d'une commande de puces de 6 milliards de dollars à Amazon, et la progression d'IBM (+3,4%), à la suite d'un projet d'investissement de 5 milliards de dollars avec sa filiale Red Hat pour sécuriser les logiciels libres avec l'aide de l'IA.
Les cours avaient débuté en repli après l'annonce d'échanges de tirs dans la nuit entre les Etats-Unis et l'Iran et un rebond des cours du pétrole. Mais le média Axios a ensuite affirmé que les négociateurs américains et iraniens seraient parvenus à s'entendre sur un protocole d'accord de 60 jours visant à prolonger le cessez-le-feu et à entamer des négociations sur le programme nucléaire iranien. Le président américain Donald Trump doit cependant encore donné son accord définitif, selon le média.
Ces informations ont atténué le rebond des cours du pétrole. Le baril de brut léger américain WTI a clôturé en hausse de 0,2% à 88,90 dollars à New York et le contrat sur Brent, référence internationale, a progressé de 0,5% à 92,72 dollars le baril. "Les marchés signalent que le conflit pourrait toucher à sa fin - ou du moins que nous touchons au but", a indiqué dans une note l'analyste de Price Futures Group, Phil Flynn.
La hausse des prix de l'énergie fait craindre un regain d'inflation aux Etats-Unis, qui pourrait empêcher la Réserve fédérale (Fed) d'assouplir sa politique monétaire. Jeudi, le Département du Commerce, a annoncé que la hausse de l'indice des prix PCE, le plus suivi par la Fed pour l'inflation, avait accéléré à 3,8% sur un an en avril, ce qui est cependant conforme aux prévisions des économistes. En excluant l'alimentaire et l'énergie, plus volatils, l'indice des prix s'est inscrit en hausse de 3,3% sur un an, après 3,2% en mars, ce qui est également en ligne avec les attentes, mais marque un niveau inédit d'inflation depuis près de 3 ans.
Le ministère a également indiqué que l'économie américaine avait enregistré une hausse de 1,6% du produit intérieur brut au premier trimestre, selon une dernière estimation, alors que les économistes s'attendaient à une confirmation de la croissance à 2% sur la période.
Dans l'ensemble, les investisseurs ne s'attendent plus à baisse des taux de la Fed cette année, selon l'outil FedWatch du CME, la probabilité d'un statu quo ressortant à un peu plus de 50% jeudi.
Sur le marché obligataire, le taux du bon du Trésor américain à 10 ans s'est détendu de 0,02 point de pourcentage, à 4,45%, tout comme celui du 2 ans, à 4,03%.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, est stable, à 99,177 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
