Fin juillet, le titre culminait à plus de 20,40 euros et il a depuis perdu près de 22 %, figurant parmi les banques françaises les plus pénalisées Un mouvement qui se réalise dans le sillage de la défiance qui frappe la dette hexagonale.
Du côté des comptes, au deuxième trimestre, le produit net bancaire a progressé de 7,7 % à 7,36 milliards d’euros. Le résultat brut d’exploitation a bondi de 11,4 % et le coefficient d’exploitation a reculé à 52,6 %. Le bénéfice net de 2,05 milliards d’euros a dépassé d’environ 150 millions d’euros les attentes du consensus. Le ratio CET1 ressort à 11,3 % et la rentabilité des fonds propres tangibles atteint 14,3 %.
Les investisseurs ont toutefois déplacé leur attention vers le risque souverain, alors que l’OAT à dix ans approche les 5 % et que son écart avec le Bund frôle 160 points de base sur fond d’incertitudes autour du budget 2027. Avec près de la moitié de ses revenus réalisés dans l’Hexagone, contre environ un quart pour BNP Paribas, Crédit Agricole subit plus que ses concurrents ce changement de regard, même si son exposition directe à la dette publique française reste contenue.
Sur le graphique, la moyenne mobile à 20 jours, orientée nettement à la baisse, encadre le repli depuis août. Le cours se rapproche d'un support horizontal très important à 15,35 euros, qui a contenu toutes les baisses depuis début 2025. Le RSI, à 21, signale une survente marquée, sans pic de volumes trahissant une capitulation.
Nous sommes clairement sur une zone d'achat avec une exagération baissière manifeste. La valorisation autour de 7 fois ses bénéfices attendus rend le titre bon marché avec des risques équilibrés. A suivre, la publication du troisième trimestre le 30 octobre donnera la tendance des prochains mois.
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