Gecina traverse une grosse zone de turbulences en Bourse, alors même que ses fondamentaux opérationnels restent solides. Au premier semestre, les revenus locatifs à périmètre constant ont progressé de 2 %, avec une réversion moyenne de +13 % sur les 48 000 m² commercialisés. Le taux d’occupation atteint 93,8 % et le résultat récurrent net par action augmente de 1,4 %, à 3,43 euros. La foncière a donc confirmé son objectif 2026 de 6,70 à 6,75 euros par action.
Le problème vient essentiellement de l’environnement de taux. La remontée brutale des rendements obligataires en septembre, après le nouveau resserrement monétaire de la BCE, pénalise mécaniquement les foncières : hausse du taux d’actualisation des actifs, concurrence accrue des obligations et crainte d’une pression supplémentaire sur les valeurs immobilières. Gecina conserve pourtant un bilan robuste, avec un LTV de 36,2 % droits inclus, un coût moyen de la dette de seulement 1,6 % et des notations A-/A3.
À moins de 66 euros, la valorisation devient spectaculaire face à un EPRA NTA de 141 euros par action : la décote dépasse 50 %. Elle est plus sévère que ne le suggèrent les qualités du portefeuille, très concentré sur les bureaux prime de Paris et Neuilly, mais traduit la défiance persistante envers l’immobilier de bureaux et les taux longs.
Techniquement, la tendance reste baissière. Le RSI est désormais en zone de survente et un rebond pourrait prendre forme, mais il faudrait reconquérir 69-72 euros pour améliorer réellement la configuration. Par contre le risque de poursuite du mouvement est bel et bien réel alors que nous testons actuellement l'ultime zone de support technique située aux alentours de 64,8 euros. Malgré une valorisation qui devient très attractive nous préférerons attendre les prémices d'un rebond technique et d'une inversion de tendance validée pour intervenir.
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