Après plusieurs années difficiles, Ubisoft tente de réaffirmer son potentiel. L’éditeur français a dévoilé des résultats semestriels nettement supérieurs aux attentes, offrant un répit bienvenu à un titre qui reste l’un des plus chahutés du SBF 120. Mais la finalisation imminente de la cession de 25 % de Vantage Studios à Tencent, pour 1,16 milliard d’euros, concentre désormais l’attention des investisseurs. Une opération financière majeure qui pourrait alléger le bilan, tout en ouvrant une nouvelle phase de transformation interne.
Sur les six premiers mois de l'exercice, le groupe enregistre 772,4 millions d’euros de net bookings, en hausse de 20,3 % sur un an, tandis que le résultat opérationnel bascule dans le vert, à 27,1 millions d’euros, après une lourde perte de 252 millions l'an dernier. Le deuxième trimestre confirme cette embellie avec 490,8 millions d’euros de réservations nettes, dépassant les prévisions du marché et soulignant la solidité des franchises historiques.
Vantage Studios valorisé 3,8 milliards d’euros
Cette amélioration intervient toutefois dans un contexte sensible. Ubisoft avait suspendu temporairement sa cotation afin de retraiter ses comptes selon les normes IFRS, entraînant un non-respect de certains covenants financiers. La direction compte désormais sur l’investissement de Tencent dans Vantage Studios, valorisé 3,8 milliards d’euros, pour restaurer sa flexibilité financière. Une fois l’opération finalisée, l'actionnaire chinois détiendra 26,32 % de l’entité, assortis d’un lock-up de cinq ans.
Si la publication semestrielle rassure, les analystes demeurent prudents. Plusieurs brokers soulignent le manque de visibilité lié à la nouvelle organisation du groupe, dont les contours définitifs – fondés sur les « Creative Houses » – ne seront connus qu’en janvier 2026. Malgré l'amélioration opérationnelle, l’action reste en profond retrait, avec une capitalisation tombée à 911 millions d’euros et une chute de plus de 48 % depuis janvier.
Au cours de ces dernières années Ubisoft a toujours déçu avec un titre qui n'a cessé de glisser à la baisse. Les actionnaires ont été mis à rude épreuve car en l'espace de 5 ans l'action a reculé de plus de 91% ! Dans ce contexte le retour de la confiance est difficile et aujourd'hui encore on ne voit pas vraiment le bout du tunnel.
Techniquement on a trouvé une petite zone de support technique autour des 5,86 euros mais elle semble bien fragile et au vu des volumes échangés, qui restent modestes, on ne peut pas dire qu'il y a un engouement fort sur le dossier. Nous recommandons de rester à l'écart tant que nous n'aurons pas des signes tangibles d'inversion de tendance. Cela pourra passer par une sortie à la hausse du canal baissier, qui est ici tracé en rouge, dans lequel évolue encore le titre aujourd'hui.
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