Worldline affiche un EBE de 841 M€ en 2025 et prévoit la suppression d

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    26/02/2026 07:49:28

    « « La situation est bien reprise en main », se réjouit auprès du Figaro Pierre-Antoine Vacheron, directeur général du géant européen des paiements Worldline. Après un cru 2025 marqué par l’effondrement du cours de Bourse, ainsi que la polémique sur son implication dans la validation de transactions auprès d’acteurs dans des industries à haut risque (jeux d’argent, pornographie), la société veut repartir de l’avant. Sans être exceptionnels, les résultats annuels publiés mercredi montrent que Worldline semble avoir stoppé l’hémorragie.

    Que ce soit en termes de chiffre d’affaires (4,5 milliards d’euros sur 2025, en baisse de 2,4 %), de résultat d’exploitation (841 millions d’euros) ou de flux de trésorerie (perte de 9 millions d’euros), les promesses faites à l’automne ont été respectées. Une gageure, pour un groupe qui a multiplié les avertissements sur résultats ces dernières années.

    « Nous avons bien réamorcé la pompe sur le deuxième semestre de cette année, ce qui était notre objectif », indique le directeur général. Sur le segment des petits commerçants, qui représente la moitié de ses revenus, Worldline assure avoir jugulé l’hémorragie. « Quasiment toutes nos géographies sont repassées en vert en termes de croissance sur le dernier trimestre », se réjouit Pierre-Antoine Vacheron. Les prises de commande se sont améliorées sur l’activité des grandes entreprises ou des banques.

    Le groupe a quelques pistes pour augmenter le revenu moyen qu’il tire des commerçants en leur facturant des services complémentaires et espère pouvoir bénéficier du boom attendu du commerce agentique dans lequel il veut insérer ses technologies de paiement. Worldline avait aussi annoncé dans le cadre de son plan stratégique plusieurs pistes visant à simplifier l’organisation. « Il reste encore du travail, mais nous avons déjà franchi plusieurs jalons importants avec des fermetures de plateformes technologiques et la simplification de notre modèle opérationnel », insiste Pierre-Antoine Vacheron.

    Depuis son arrivée, le nouveau dirigeant mène tambour battant une vaste revue de portefeuille visant à recentrer la société sur l’Europe. Mercredi, une cession en Inde a été annoncée, pour un montant de 60 millions d’euros. En comprenant celles annoncées l’an passé - MeTS, Worldline Amérique du Nord, Cetrel, PaymentIQ -, c’est 20 % du chiffre d’affaires qui va sortir du périmètre du groupe et 30 % des effectifs. Au passage, Worldline devrait récupérer entre 540 et 590 millions d’euros pour renforcer son bilan. « Notre programme de cession est quasiment terminé », souligne Pierre-Antoine Vacheron, n’écartant pas la vente d’actifs résiduels hors Europe.

    La mauvaise nouvelle, en revanche, vient du côté des dépréciations. Comme au premier semestre, le groupe poursuit son grand ménage comptable. Après une première salve de 4,2 milliards d’euros au premier trimestre, il a passé des nouvelles dépréciations de 900 millions d’euros sur les six derniers mois de l’année. Conséquence : le résultat net 2026 s’enfonce à - 5,2 milliards d’euros. Si ces ajustements comptables n’ont pas d’impact sur les liquidités du groupe, elles sont au-delà de ce que redoutait le marché. « Cela alourdit le bilan, mais c’est quelque chose par quoi il fallait passer. Le résultat net retraité de ces éléments reste positif et j’estime que nous avons désormais un bilan assaini. »

    Suffisant pour lui permettre de repartir de l’avant ? Pour 2026, le groupe s’engage à un retour de la croissance des revenus entre 1 % et 4 %, mais sa trésorerie devrait rester dans le rouge, avec un décaissement compris entre 80 et 70 millions d’euros. Des pertes dues notamment à la fin des contrats avec les marchands à hauts risques identifiées dans le scandale « Dirty Payments », ainsi que le coût du plan stratégique. À entendre Pierre-Antoine Vacheron, toutefois, il n’y a pas de risque sur les liquidités, notamment grâce à l’augmentation de capital annoncée en novembre dernier de 500 millions d’euros. »

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    25/02/2026 18:40:58

    Il eut été bon de préciser que " Résultat net de -5 157M€, incluant -4 647M€ de dépréciations de goodwill " : ce qui va mettre une grosse claque au bilan et à la valeur d'actifs nets par titre.


    On notera toutefois que le nouveau Worldline est rentable avec un "Résultat normalisé de 175M€".


    On va dire qu'on administre des remèdes de cheval au patient allongé qui demandait une perfusion…

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    25/02/2026 18:40:58

    (ABC Bourse) - Le spécialiste des paiements, Worldline, affiche un EBE 2025 conforme à ses objectifs. Mais derrière ces chiffres maîtrisés, un plan de cession d’ampleur redessine le groupe, avec un impact direct sur ses effectifs et ses prévisions 2026.

    Pierre-Antoine Vacheron, Directeur Général

    Le groupe Worldline a publié mercredi 25 février ses résultats annuels 2025, marqués par un excédent brut d’exploitation conforme aux attentes. Le spécialiste français des moyens de paiement affiche un EBE ajusté de 841 millions d’euros, dans la fourchette annoncée en octobre dernier. Mais au-delà de cette performance maîtrisée, le groupe prépare une transformation profonde qui pèsera lourdement dès 2026.

    Dans son communiqué, l’entreprise annonce une réduction massive de ses effectifs liée à son programme de cession. "Suite au programme de cession et sur une base 2025, les effectifs de Worldline devraient diminuer d'environ 30%", précise le groupe.

    Le chiffre d’affaires annuel ressort à 4,5 milliards d’euros, en recul organique de 2,4 %. Une baisse qui reste conforme aux anticipations du groupe, lequel tablait sur un repli compris entre 1 % et 4 %.

    Plus tôt dans la journée, Worldline a également annoncé la cession de ses activités de paiement en Inde à BillDesk, pour une valeur des capitaux propres estimée à la clôture à environ 60 millions d’euros.

    Prévisions 2026, croissance modérée et impact des cessions

    Pour 2026, Worldline anticipe une croissance organique du chiffre d’affaires comprise entre 1 % et 4 %. L’EBE ajusté devrait, lui, s’établir entre 630 millions et 650 millions d’euros, un niveau nettement inférieur à celui affiché en 2025.

    Le groupe précise que les cessions entraîneront un impact de plus de 900 millions d’euros sur le chiffre d’affaires, de plus de 200 millions d’euros sur l’EBE ajusté et d’environ 55 millions d’euros sur le flux de trésorerie disponible en 2026.

    Ces opérations de désengagement redessinent ainsi le périmètre du groupe, qui entre dans une nouvelle phase stratégique dès l’an prochain.

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