Nous avons eu les valeurs du S 1/2026, (merci gars d’ain) mais pas les 5 valeurs du mois de janvier (sauf erreur de ma part ). Quelqu’un pourrait nous les diffuser ?
Merci d’avance.
Je l'avais déjà mis, mais je ne retrouve plus le sujet..
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Portzamparc : "Une année encourageante pour les small caps"
Au terme d'une année marquée par un regain d'intérêt pour les petites capitalisations, Portzamparc, spécialiste des PME et ETI cotées, vient nous partager ses observations et ses plus fortes convictions à l'approche de l'année 2026.
Publié le 19/12/2025 à 11:45 - Modifié le 19/12/2025 à 15:09
Au terme d’une année marquée par un regain d’intérêt pour les petites capitalisations, Portzamparc, spécialiste des PME et ETI cotées, vient nous partager ses observations et ses plus fortes convictions à l’approche de l’année 2026.
Maxence Dhoury, la publication de votre liste Convictions S1 2026 est l’occasion de dresser un premier point de fin d’année 2025. Quels sont les faits les plus marquants selon vous ?
"2025 est loin d’être une année parfaite mais elle est satisfaisante. Après au moins quatre années de sous-performance, les indices de référence de la classe d’actifs ont très convenablement performé, en absolu et en relatif. On remarquera que cette performance aura été tirée par quelques valeurs, notamment sur la CAC Small où Exail Technologies explique une bonne partie de la performance du premier semestre et Abivax/Nanobiotix une bonne partie de la performance du second. Nous retiendrons également le retour de la collecte, positive grâce au déploiement de CDC Croissance (500M€ sur 25 fonds, soit 3% de l’encours du segment). Enfin, si nous pouvons déplorer la rareté des introductions en Bourse depuis deux ans, on pourra se réjouir de la bonne performance des derniers arrivés sur la cote. Enfin, plus fondamentalement, les bonnes nouvelles des sociétés biotechnologiques et les espoirs permis dans les années à venir sur tout ce qui relève de la souveraineté européenne et de la relance allemande ouvrent des perspectives favorables pour la classe d’actifs ces prochaines années."
2025 marque un coup d’arrêt de la sous-performance des petites et moyennes capitalisations boursières (Portzamparc au 10/12)
Si l’on regarde les fondamentaux à travers la progression des bénéfices par action des derniers exercices, les petites et moyennes valeurs ne méritent-elles pas la décote de valorisation de l’ordre de 20% que vous avez calculée ? Les attentes de rebond des bénéfices par action (BPA) ne sont-elles pas trop optimistes à l’approche de ce nouvel exercice ?
"Effectivement, l’étude de l’évolution des BPA médians au sein des indices montre une dynamique poussive. Le choc inflationniste post covid a laissé des traces chez des acteurs dotés d’un pricing power moins puissant. Par ailleurs, les différences de représentation sectorielle entre les indices de grandes et petites valeurs impactent les dynamiques bénéficiaires de leurs indices respectifs. Par exemple, les valeurs bancaires ont tiré la croissance des BPA des grandes valeurs alors que les services numériques et la construction ont pénalisé les BPA des petites valeurs. Déficitaires et donc écartées du calcul, les biotechs ont en revanche vu leurs perspectives fortement améliorées. Traditionnellement trop optimistes en début d’année, les analystes le sont certainement cette année encore en prévoyant 15% de croissance des BPA médians 2026 au sein du CAC M&S. Cela étant, nous attendons un rebond significatif compte tenu de la fin de la vague de hausses de coûts post Covid, d’une économie française qui se montre résiliente et d’un plan de relance allemand qui devrait soutenir la croissance européenne dans son ensemble. Les ESN sont un bon exemple : leurs marges se sont tassées ces dernières années, ce qui les a conduits à ajuster leurs coûts, et notamment leurs recrutements. Dès lors, une légère amélioration de la demande devrait a minima se traduire par une stabilisation des marges. Concernant la justification d’une prime sur les petites valeurs, effectivement la raison historique, c’est-à-dire une meilleure dynamique bénéficiaire, ne semble plus pertinente au regard des statistiques de ces dernières années. Cependant, leur atout actuel dans un contexte de recherche de souveraineté et de nouvel attrait des investisseurs internationaux pour l’Europe justifie un comblement de la décote des petites valeurs sur les grandes."
Venons-en à la liste de valeurs favorites du bureau de recherche Portzamparc, à commencer par celles qui se maintiennent : 2CRSI, Lumibird et Inventiva. Qu’est-ce-que le marché n’a pas pris ou pleinement pris en compte sur ces trois titres ?
"Nous avons choisi de conserver ces trois valeurs qui ont déjà connu un beau parcours en 2025, considérant effectivement que le marché n’avait pas pleinement intégré les bonnes nouvelles annoncées ou à venir.
2CRSI combine à la fois une forte visibilité sur le nouvel exercice et plusieurs upsides potentiels (Aether, potentiel en milliards de dollars aux Etats-Unis, Valeo, robotique…) qui ne sont pas encore intégrés dans une valorisation qui permet d’être positionné sur la thématique IA à un prix d’entrée raisonnable (7x le RO).
Sur Lumibird, le consensus est vraisemblablement trop prudent sur l’atterrissage annuel et sur le potentiel de la défense dans les années à venir. En effet, 3 programmes prometteurs n’ont pas encore contribué significativement : UTAAS, Trackfire et Skyranger. Sur la base des capacités de production visées par Saab et Rheinmetall, ces 3 programmes pourraient à eux seuls doubler le CA de cette division. Ces 3 programmes pèsent seulement pour 14M€ CA (20%) dans notre scénario 2027 Défense (83M€ CA) qui pourrait donc être révisé à la hausse.
Enfin, nous avons conservé Inventiva dans la perspective de résultats cliniques (phase III) favorables en 2026, ouvrant la voie à une autorisation de mise sur le marché en 2027. À ce jour, lanifibranor est le seul médicament candidat qui a démontré des effets statistiquement significatifs dans une phase IIb contrôlée par placebo sur les deux critères d’évaluation réglementaires requis pour une approbation accélérée. Ce produit adresse le marché colossal et peu concurrentiel de la NASH (maladie du foie gras humain). De plus, le financement est assuré au-delà de ces prochains résultats cliniques, ce qui veut dire que l’éventuelle prochaine levée de fonds aura lieu après ce catalyseur majeur. Evidemment, je rappelle qu’on ne peut écarter des résultats cliniques décevants, ce qui fait logiquement d’Inventiva le titre le plus risqué de notre sélection."
Vous avez également fait entrer 5 nouvelles valeurs…Y a-t-il un raisonnement « Top-Down » derrière ces choix ? Là aussi, pour chaque valeur, quelles sont les éléments que le marché n’aurait pas encore intégré ?
"Notre liste est purement le résultat des votes de notre équipe d’analystes et ne répond pas à un souhait de privilégier telle thématique, tel style de gestion ou tel secteur en 2026. Il en résulte néanmoins la présence de 3 éditeurs de logiciels.
Broadpeak devrait voir ses résultats repasser dans le vert grâce à des revenus récurrents en forte croissance d’une part, et des charges et investissements beaucoup mieux maitrisés d’autre part. Par ailleurs, les catalyseurs sont nombreux, car au-delà du retour aux bénéfices, on peut s’attendre à de bonnes surprises sur les licences sachant que le groupe a élargi son marché adressable par le lancement de nouvelles offres.
Sur Equasens, nous parions sur un ajustement de la valorisation, très décotée par rapport à l’historique et au secteur, avec l’amélioration du momentum de l’activité entrevue lors de la publication du T3, avec un redressement progressif des marges dès 2026.
Pour Planisware, nous considérons que la baisse du cours offre un point d’entrée sur ce dossier qui a pâtit de la moindre dynamique des affaires en 2025, comme beaucoup d’éditeurs de logiciels. Le backlog est apuré, les nouvelles opportunités sont régulières, ce qui devrait favoriser un retour à une accélération de la croissance au-delà du rythme actuel d’environ 10%.
Dans un secteur plus traditionnel, nous sommes positifs sur ID Logistics car le maintien de la forte croissance devrait s’accompagner d’une très bonne rentabilité grâce aux renégociations annuelles menées avec succès, la montée en puissance de projets historiques et l’accélération en Amérique du Nord. Une reprise du M&A pourrait servir de catalyseur au titre.
Enfin, Voltalia est peut-être notre pari le plus contrariant. Si le news flow restera difficile à court terme, nous pensons que le marché, en payant le titre sur la base de la valeur de son actif net post-dépréciations, ne valorise pas la nouvelle histoire (moins de croissance, plus de marges, autofinancement, baisse du poids du Brésil) portée par le nouveau management. Les guidances sont suffisamment prudentes pour laisser présager de bonnes surprises, tout comme d’éventuelles cessions d’actifs."
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Sans le savoir/vouloir, je les ai quasiment toutes (excepté Inventiva, Broad et Id) 