Groenland : L'UE envisage 93 milliards d'euros de sanctions contre les

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19/01/2026 10:27:47
L'UE envisage 93 milliards d'euros de sanctions contre les États-Unis. Oui comme elle avait envisagé la suppression du changement d'heure. L'UE ne prendra aucune sanction contre les US.
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19/01/2026 10:27:47

(ABC Bourse) - Face aux menaces tarifaires américaines liées au Groenland, Bruxelles affûte une riposte commerciale inédite. Entre sanctions économiques et démonstration militaire, les tensions s’exacerbent entre l’Union européenne et les États-Unis.

Il aura suffi d’une déclaration de trop pour raviver les braises sous la banquise. Dimanche, huit pays européens ont affiché une unité rare contre Donald Trump après ses nouvelles menaces douanières, conditionnées à un contrôle américain sur le Groenland. Danemark, France, Allemagne, Suède, Norvège, Pays-Bas, Finlande et Royaume-Uni ont publié un communiqué commun pour dénoncer à la fois les ambitions territoriales américaines et l'escalade commerciale en cours.

Les tensions trouvent leur origine dans une série de menaces tarifaires brandies par l’ancien président américain. Les pays concernés, déjà soumis à des droits de douane entre 10 % et 15 %, estiment que ces gestes fragilisent les relations transatlantiques et constituent une spirale dangereuse vers le bas. Le Groenland, territoire autonome danois, cristallise ainsi une rivalité inédite entre alliés historiques.

Bruxelles prépare une riposte économique musclée

Dans les coulisses de l’Union européenne, la riposte s’organise. Selon le Financial Times, Bruxelles envisage des représailles à hauteur de 93 milliards d’euros. Parmi les options envisagées : des droits de douane ciblés et des restrictions d’accès au marché européen pour certaines entreprises américaines. Ces mesures pourraient servir de levier de pression lors des discussions à Davos entre les dirigeants européens et Donald Trump.

L’outil au cœur de cette stratégie s’appelle l’instrument anti-coercition. Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, l’a rappelé sans ambiguïté : "L'Europe n'est pas désarmée face à une telle situation, ni diplomatiquement, ni économiquement, ni commercialement". Emmanuel Macron a lui aussi demandé son activation en cas de concrétisation des menaces tarifaires.

Un signal militaire discret mais assumé

Au sol, la réaction ne se limite pas aux discours. Une présence militaire européenne, discrète mais bien réelle, a été déployée au Groenland. Les États concernés insistent : cette initiative est strictement défensive. "En tant que membres de l'Otan, nous nous engageons à renforcer la sécurité de l'Arctique comme intérêt transatlantique partagé", indiquent-ils, assurant qu’elle ne constitue "une menace pour personne".

À Washington, la réponse reste inflexible. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, affirme que les États-Unis veulent s’imposer face à ce qu’ils perçoivent comme une "faiblesse" européenne. Il l’assure : "les États-Unis projettent de la force".

Les échanges diplomatiques s’intensifient. Emmanuel Macron a multiplié les contacts, notamment avec Ursula von der Leyen, Mark Rutte ou encore Antonio Costa, qui a convoqué un sommet européen exceptionnel pour coordonner la réaction. À Londres, Keir Starmer a réaffirmé que "la sécurité dans le Grand Nord est une priorité pour tous les alliés de l'Otan afin de protéger les intérêts euro-atlantiques".

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