Shell, Exxon, TotalEnergies face à des pertes massives après les frapp

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    25/03/2026 08:29:15

    Ce sont par conséquent les boîtes qui construisent les infrastructures pétrolières qui seront sollicitées.

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    25/03/2026 08:24:28

    C'est corrigé, merci

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    25/03/2026 07:35:59

    Je note : "Wael Sawan confiait d’ailleurs en 2022 que Pearl "est un actif qui me tient particulièrement à cour ".


    L'IA a encore des progrès à faire… Et il manque surtout un cœur, un vrai…


    ; )

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    25/03/2026 07:35:59

    (ABC Bourse) - Des installations détruites, des milliards envolés et un marché sous tension. Les frappes iraniennes au Moyen-Orient bouleversent l’équilibre énergétique mondial et fragilisent les plus grandes compagnies pétrolières.

    Les missiles ont frappé en plein cœur de l’industrie énergétique mondiale. Au Qatar, l’une des plus grandes installations de transformation de gaz au monde, exploitée par Shell, a été gravement endommagée après des frappes iraniennes. Une attaque qui marque un tournant dans l’escalade des tensions au Moyen-Orient et expose directement les géants pétroliers occidentaux.

    Derrière ces explosions, ce sont des milliards de dollars qui sont en jeu. Exxon Mobil, ChevronTotalEnergies ou encore ConocoPhillips se retrouvent en première ligne, avec des infrastructures stratégiques menacées et des pertes déjà estimées à plusieurs milliards. La crise dépasse désormais le cadre militaire pour devenir un choc économique majeur.

    Des installations clés paralysées, Shell et Exxon en première ligne

    L’usine Pearl GTL au Qatar, fleuron technologique de Shell estimé à près de 20 milliards de dollars, a été lourdement touchée. L’une de ses deux lignes de production sera arrêtée pendant au moins un an. Ce site, considéré comme l’un des plus performants au monde, occupait une place particulière pour son directeur général.

    Wael Sawan confiait d’ailleurs en 2022 que Pearl "est un actif qui me tient particulièrement à cour".

    Le choc est d’autant plus violent que cette installation joue un rôle clé dans la transformation du gaz en carburants liquides. Sa mise à l’arrêt pèse immédiatement sur la production mondiale.

    Chez Exxon Mobil, les conséquences sont tout aussi lourdes. L’entreprise pourrait perdre environ 5 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an selon QatarEnergy, avec des réparations qui pourraient s’étaler jusqu’à cinq ans. Le groupe américain tire près d’un cinquième de sa production du Moyen-Orient, ce qui souligne son exposition directe à la région.

    Un modèle économique fragilisé par les risques géopolitiques

    Depuis plusieurs années, les majors pétrolières ont réduit leurs investissements dans de nouveaux gisements pour privilégier des partenariats au Moyen-Orient. Qatar, Arabie saoudite et Émirats arabes unis sont devenus des piliers de leur stratégie.

    Ce choix s’est révélé extrêmement rentable. Comme le souligne Jim Krane, spécialiste de l’énergie, "Cela a été une vache à lait pour les compagnies pétrolières internationales américaines". Avant d’ajouter : "Ce doit être extrêmement frustrant. Elles vont devoir reconstruire dans certains cas, à un coût incroyablement élevé."

    Mais cette dépendance expose désormais ces groupes à des risques majeurs. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole mondial, concentre à lui seul une part significative des profits. Pour TotalEnergies, environ 17 % du résultat d’exploitation annuel dépend de cette zone.

    La situation actuelle oblige les entreprises à revoir leurs priorités. Amy Myers Jaffe résume ce dilemme en ces termes : "La question est maintenant de savoir si cette stratégie a encore un sens et, si c'est le cas, où placeriez-vous vos dollars?" Elle insiste aussi sur un point devenu central : "Ne faut-il pas tenir compte plus sérieusement des risques géopolitiques lorsque l'on place ses dollars?"

    Le marché du pétrole sous tension, des profits malgré la crise

    Malgré les destructions et les pertes, un paradoxe émerge. La flambée des prix du pétrole, provoquée par les tensions dans le détroit d’Ormuz, soutient les revenus des compagnies. Le baril a atteint environ 100 dollars, tirant les actions vers le haut.

    Depuis le début du conflit, Exxon Mobil a gagné près de 5 % en Bourse, Shell environ 9 % et ConocoPhillips 12 %. Une hausse qui masque partiellement les pertes opérationnelles, mais souligne la dépendance du marché aux tensions géopolitiques.

    Dans le même temps, certaines installations ont dû être mises à l’arrêt par précaution. Chevron a suspendu ses activités gazières au large d’Israël, tandis que des sites aux Émirats arabes unis ont été touchés par des attaques de drones.

    Le Qatar, deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié, reste au cœur des inquiétudes. Toute perturbation durable de sa production pourrait peser sur l’approvisionnement énergétique mondial pendant des années.

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