Vous faites un contre sens majeur de lecture : je n'ai jamais été salarié d'ATOS et encore moins titulaire d'un PEE.
Je ne fais que vous fournir des éléments d'explications à partir des éléments que j'ai … et vous expliquer un certain nombre de choses peu évoquées sur les sites boursiers…
Et vous voyez d'ailleurs bien avec ce que je vous ai fourni comme chiffres concernant les actifs actuels ( voir ZB), que les agences de notation ont un problème dans leur grille d'évaluation : y'a comme qui dirait un gros trou dans la raquette…
On ne peut pas dire que tout va mieux si les capitaux propres sont négatifs et de beaucoup : la preuve dans ce qui suit.
Avec des actifs nets estimés à -48,95 € à fin 2026 et 19 750 179 titres aux capital : il manque 966, 771 md'€ pour remettre le compteur à ZERO et plus si on veut avoir un matelas de sécurité.
Pour Mémoire encore, chez Alstom post fusion, Emeis ( Orpéa) ou Clariane ( Korian ), la mise à jour des cadavres dans le placard s'est succédé à un rythme semestriel pour laisser aux comptes publiés les moyens d'absorber dans une détérioration raisonnable…
Merci pour votre long retour.
Je comprends que votre expérience personnelle avec Atos ait été douloureuse, surtout si vous étiez actionnaire via un PEE. C’est vrai qu’après le départ de Thierry Breton, les événements se sont enchaînés de catastrophe en catastrophe.
Je ne conteste pas ce vécu : la combinaison des acquisitions, de la dette, des erreurs de direction, du départ de Siemens (qui, pour moi, était plutôt une bonne nouvelle vu la rentabilité du dossier), des survaleurs, des fuites internes et de la VAD a effectivement créé un climat toxique pour beaucoup de salariés‑actionnaires.
Mais je tiens à préciser que mon point de vue n’est pas celui d’un ancien salarié, et je ne partage pas l’idée que “le dossier est pourri par essence”.
Il y a eu aussi des actionnaires non salariés qui ont perdu énormément.
S’acharner sur les quelques actionnaires encore présents ne transformera pas les moins‑values passées en plus‑values.
Les opérations de 2025 ont été extrêmement violentes pour les porteurs historiques, c’est vrai.
Mais elles ont aussi :
• assaini la structure financière,
• remboursé la dette 1L,
• sécurisé le refinancement jusqu’en 2031,
• mis fin aux fuites internes,
• et permis de repartir sur des bases comptables propres.
Je comprends que certains anciens salariés aient besoin d’exprimer leur colère. Mais cela ne signifie pas que la situation actuelle doit être lue uniquement à travers ce prisme émotionnel.
Je ne nie pas ce qui s’est passé.
Je dis simplement que l’entreprise de 2026 n’est plus celle de 2021–2022, et que les analyses doivent se baser sur les données financières actuelles, pas uniquement sur les traumatismes passés.
Atos reste une très belle entreprise, avec des compétences uniques, un rôle stratégique dans la souveraineté numérique, et un périmètre désormais recentré.
On ne peut qu’espérer que cette restructuration profonde permette enfin de tourner la page et de reconstruire sur des bases solides.
Pour ma part, je regarde les chiffres, la structure financière post‑Genesis1, et les validations des agences de notation.
Je respecte votre vécu, mais je ne le confonds pas avec l’analyse fondamentale.
Je note :
"Je débarque ici après avoir quitté le forum Boursorama, où j’ai été surprise par l’acharnement de certains anciens salariés d’Atos contre les actionnaires encore présents.
Je n’ai jamais compris cette obsession à dénigrer systématiquement la valeur, à saboter chaque discussion, à insulter ceux qui essaient simplement d’analyser les chiffres ou de comprendre la trajectoire de l’entreprise."
Je vais me livrer à un rapide "à peu près" résumé de ce qui s'est passé… Je tiens à préciser que c'est un résumé des éléments dont je me souviens, et l'histoire est brossée à grand traits de pinceau car il faudrait un très livre pour la résumer de manière succinte et produire un monceau de documents… Et tout n'est peut-être pas tout à faire exacte, mais c'est comme je l'ai perçu…
Ce dossier boursier est pourri vu ce qu'il charie…
Comme beaucoup de grosses entreprises françaises et du CAC 40, Atos a développé l'actionnariat salarié notamment via des PEE ( plan épargne entreprise) où les salariés investissaient leur prime de participation et/ou d'intéressement.
Atos a fait la course à la taille et donc les rachats d'entreprise y ont été bon train, financés notamment par de l'endettement : certaines boites achetés ont été probablement surpayés notamment avec des actifs nets survalués ( voir "actifs intangibles")
Tout cela allait bon train et de mémoire, les salariés n'ont pas vu les actionnaires de soutien quitter le navire au point de se retrouver à un moment, nus et principal actionnaire du navire en perdition. En 2022, Siemens, premier actionnaire se retire progressivement du capital…
Ajoutons à cela, une direction déplorable au dessous de tout, quelques mensonges, des cadavres dans les placards à balai de la compta, des actifs surévalués, une lutte assez désastreuse pour la conquête des bijoux de famille par de nouveaux actionnaires peu scrupuleux des moyens afin que ça coute possiblement le moins cher possible, de la VAD, des banques étrangères ( notamment américaines et suisses / voir forum ) qui achetaient les titres pour les prêter à la VAD…
Au final, comme à chaque fois parmi le personnel, certains ont refusé de voir sombrer le navire corps et âmes au point de perdre la quasi totalité de leur placement investi en actions "Atos", en refusant de vendre à perte. Et donc par voie de conséquence, cela a entrainé comme souvent la perte quasi totale des fruit du travail de toute une vie…
Sans compter encore qu'un blog très suivi publiait avec fracas des documents confidentiels, des courriers et autres joyeusetés depuis des pays exotiques comme la Thaïlande : ce qui a abouti à faire sortir certaines révélations peu gratifiantes pour les cours sans parler du reste…
Faut donc pas s'étonner que certains viennent donc sur les forum de bourse pour y casser du "trader" ou de l'actionnaire vu que leur expérience boursière s'est mal terminée et qu'ils tiennent notamment les "trader" ou les actionnaires responsables de leur perte.
La recapitalisation ayant de surcroit à la baisse, ayant eu un effet dilutif sans précédent :
Une personne qui avait 1000 Atos qui valaient 100 € en bourse, avait 100 000 € sur son PEE.
Post opérations de regroupement en 2025, elle a été indemnisé sur la base des rompus de 0,1 titre nouveau ( regroupement par 10 000) , soit environ 3 ou 4 €. L'actionnaire via son PEE, s'est donc fait ruiner et exproprier en tant qu'actionnaire de l'entreprise dans laquelle il travaille ou travaillait, par l'entreprise pour laquelle il travaille ou travaillait…
Du fait de la défiscalisation des PEE, les pertes en capital ne peuvent pas être récupérées et imputées en déductions de plus values d'autres valeurs mobilières. C'est donc la ruine totale à tout point de vue.
Je ne souhaite ce cruel destin à personne…
: (
A titre personnel, je ne souhaite pas acheter une entreprise qui est capable du jour au lendemain de ruiner ses salariés, c'est pas ma conception de l'investissement actionnaire.
Bonjour garsd1,
Je comprends votre prudence, surtout après la baisse et le regroupement que vous rappelez.
Pour ma part, je reste investie dans les financières et Total, des secteurs qui ne sont pas directement exposés aux craintes liées à l’IA.
En revanche, je suis beaucoup plus méfiante concernant Teleperformance : l’IA va supprimer une partie des postes des centres de contacts, ce qui implique des coûts de restructuration importants et met le modèle économique sous pression.
Pour Atos, la situation est différente :
• Le “ménage” a été fait,
• Genesis1 est terminé,
• La dette 1L est totalement remboursée,
• La liquidité brute et le cash sont en hausse.
Et il faut aussi rappeler qu’Euronext est aujourd’hui dominé par les quants : le cours reflète souvent davantage les flux et les modèles de trading que la réalité fondamentale et opérationnelle de l’entreprise.
Bref : prudence, oui.
Bonjour, BRAVO22 …
Je constate comme vous que comme souvent dès qu'on parle de la réalité des chiffres, le temps se gâte rapidement…
Y ayant laissé des plumes à la baisse, je reste pour l'instant à l'écart de ce titre d'autant que la valeur actuelle post-regroupement est en mode "défiance baissière".
Pour mémoire :
24/04/2025 Regroupement d'actions Regroupement 1 pour 10000
Ce qui fait un niveau de cours post AK de recapitalisation de 0,002798 €.
Bref, c'est pas glorieux … Puisqu'on navigue sous le niveau de valorisation au regroupement.
Toutes les boites informatiques et logiciels cotées en bourse souffrent actuellement d'une désaffection de la part des portefeuilles investis : la mode actuelle est à soupçonner que les activités de ces entreprises pourrait se retrouver en concurrence directe avec des IA qui feraient le travail des ingénieurs informatiques…
Je reste dubitatif en l'état : j'ai vendu un peu certains titres, mais je reste investi sur AUBAY, Linedata Service, Sword Groupe, Teleperformance…
Échangez avec Gars d’1, il est comptable jusqu’à la racine de ses cheveux, si vous aimez les chiffres c’est le bon candidat…
Bonjour à tous,
Je débarque ici après avoir quitté le forum Boursorama, où j’ai été surprise par l’acharnement de certains anciens salariés d’Atos contre les actionnaires encore présents.
Je n’ai jamais compris cette obsession à dénigrer systématiquement la valeur, à saboter chaque discussion, à insulter ceux qui essaient simplement d’analyser les chiffres ou de comprendre la trajectoire de l’entreprise.
Je ne suis pas là pour polémiquer, ni pour rejouer les scènes de Boursorama.
Je viens ici pour échanger calmement, analyser les données, confronter les points de vue, et suivre l’évolution d’Atos sans être agressée par des comptes qui semblent avoir une revanche personnelle à prendre.
Je ne suis pas là pour défendre Atos, ni pour l’encenser.
Je suis là pour comprendre.
Et j’espère trouver ici un espace plus serein que celui que j’ai quitté.
Au plaisir d’échanger avec ceux qui veulent parler finance, chiffres, stratégie… pas règlement de comptes.
BRAVO22