Accueil / Marchés / Cotation Wall Street 30 / Actus Wall Street 30
Wall Street 30
Bourse USA DJIA - ABC003500395
51 553,25 +0,12%
Actualité publiée le 19/06/26 08:10

Accord USA-Iran, les négociations prévues en Suisse reportées sans nouvelle date

(ABC Bourse) - Quelques jours après la signature d'un accord-cadre censé mettre fin à plusieurs mois de guerre, les premières négociations directes entre les États-Unis et l'Iran n'auront finalement pas lieu ce vendredi en Suisse. Un contretemps qui ravive les interrogations sur la solidité du processus de paix.

Alors que les regards étaient tournés vers le Bürgenstock, en Suisse, les discussions qui devaient réunir les États-Unis, l'Iran, le Qatar et le Pakistan ont été reportées sans qu'aucune nouvelle date ne soit annoncée. Ces pourparlers devaient marquer le début d'un cycle de négociations de 60 jours consacré notamment au programme nucléaire iranien.

L'annonce intervient quelques heures après la décision du vice-président américain JD Vance de reporter son déplacement en Europe. Ce rendez-vous diplomatique devait constituer la première étape concrète après la signature, cette semaine, d'un accord-cadre destiné à mettre un terme au conflit déclenché le 28 février entre les États-Unis, Israël et l'Iran.

Pourquoi les négociations entre les États-Unis et l'Iran ont-elles été reportées ?

Le ministère suisse des Affaires étrangères a confirmé le report des discussions dans un bref communiqué. "Les discussions prévues entre les États-Unis, l'Iran, le Qatar et le Pakistan ont été reportées. La Suisse reste disposée à faciliter ces discussions. Les travaux préparatoires correspondants se poursuivent".

La décision américaine de suspendre le déplacement de JD Vance avait déjà alimenté les doutes sur la tenue de cette rencontre. La Maison Blanche a expliqué que les préparatifs n'étaient pas suffisamment avancés. "Les plans pour les discussions techniques à venir n'ont pas été finalisés, et la délégation américaine s'est préparée à partir à la première opportunité. Mais la logistique pour ces négociations n'a jamais été simple ni prévisible. Pour le moment, le vice-président ne partira pas ce soir".

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a joué un rôle majeur dans la conclusion de l'accord, a également reporté sa venue.

Accord USA-Iran : des désaccords persistants malgré la signature

Le protocole d'accord a pourtant été signé électroniquement mercredi par Donald Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian. Jeudi, le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a donné son feu vert tout en affichant sa prudence. "Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a-t-il déclaré.

Pendant ce temps, plusieurs dispositions de l'accord commencent déjà à produire leurs effets. Le trafic maritime reprend progressivement dans le détroit d'Ormuz après la levée du blocus américain. Selon JD Vance, les forces américaines "ont laissé plus d'une douzaine de bateaux passer".

La télévision d'État iranienne a également rappelé que "aucun frais" ne serait appliqué pendant la période de négociation de 60 jours prévue par le protocole.

Donald Trump s'est félicité sur Truth Social des "prix du pétrole en baisse", qu'il a qualifiés de "un succès".

Le Liban et Israël continuent d'alimenter les tensions

Malgré cette dynamique diplomatique, de nombreuses critiques visent déjà l'accord. Une partie de la presse américaine estime qu'il accorde d'importantes concessions économiques à l'Iran sans imposer le démantèlement de ses infrastructures nucléaires.

Le principal négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf considère même que l'accord "acte l'échec des États-Unis". Il a également promis une "réponse décisive" en cas de non-respect des engagements pris.

Sur le terrain, la situation reste instable. À Téhéran, une habitante interrogée par l'AFP s'interroge sur la capacité de l'accord à être "durable". "Peut-être qu'après les 60 jours, les hostilités reprendront", estime-t-elle.

Benjamin Netanyahu a lui aussi affiché ses réserves. "Le combat n'est pas terminé", a déclaré le Premier ministre israélien. JD Vance lui a répondu en affirmant : "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète", appelant les critiques israéliennes "à prendre conscience de la réalité".

Le dirigeant israélien a néanmoins insisté sur la nécessité de préserver la "relation vitale" avec Washington, tout en affirmant que les troupes israéliennes resteraient au sud du Liban "tant que les besoins sécuritaires l'exigeront", malgré un accord qui prévoit la fin des hostilités "sur tous les fronts, y compris au Liban".

© AbcBourse.com. Tous droits réservés

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec vos amis avec les boutons ci-dessous.

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

qOiVJ2WhgO3_DzsaKpAxKfwRLkezc8mWLz9GCay1Gw9s-kMtC8Hf9mSIdn2apzJl