Accueil / Marchés / Cotation Cac 40 / Actus Cac 40
Cac 40
Bourse France PX1 - FR0003500008
8 388,51 +2,29%
Actualité publiée le 12/06/26 08:36

Après sa hausse de juin, la BCE n'exclut pas un nouveau relèvement des taux dès juillet

(ABC Bourse) - La BCE vient de relever ses taux directeurs pour la première fois depuis 2023. Pourtant, l'institution monétaire pourrait déjà remettre le couvert dès juillet si les tensions au Moyen-Orient continuent d'alimenter l'inflation en Europe.

Les marchés s'attendaient à une pause après la décision annoncée le 11 juin. Pourtant, plusieurs responsables de la Banque centrale européenne laissent entendre qu'un nouveau tour de vis monétaire n'est pas exclu. En toile de fond, la guerre en Iran continue de peser sur les prix de l'énergie et sur les perspectives économiques de la zone euro.

L'inflation dépasse désormais les 3 % en Europe tandis que la croissance montre des signes d'essoufflement. Dans ce contexte, les dirigeants de la BCE surveillent de près les conséquences du conflit sur l'ensemble de l'économie européenne.

Pourquoi la BCE envisage déjà une nouvelle hausse des taux

Au lendemain de la hausse de 25 points de base décidée par la BCE, Joachim Nagel, président de la Bundesbank et membre du Conseil des gouverneurs, a clairement laissé la porte ouverte à une nouvelle intervention dès le mois prochain.

Selon lui, les conséquences du conflit au Moyen-Orient demeurent trop importantes pour être ignorées. La hausse des prix de l'énergie continue d'alimenter l'inflation sous-jacente, ce qui complique la tâche de la banque centrale.

Le responsable allemand a déclaré : "Le Conseil des gouverneurs se réunira en juillet pour sa prochaine réunion de politique monétaire... Nous n'écartons aucune option et sommes prêts à réagir à nouveau, si nécessaire. Notre approche, fondée sur l'analyse des données et menée réunion après réunion, reste pertinente".

Joachim Nagel estime également que les perspectives d'inflation se sont "encore dégradées" et que le choc énergétique reste "puissant et persistant".

Guerre en Iran, inflation et croissance : les inquiétudes de la BCE

Les conséquences économiques du conflit iranien se font sentir dans toute la zone euro. Les prix à la consommation ont progressé de plus de 3 % en mai, bien au-dessus de l'objectif de 2 % fixé par la BCE.

Christine Lagarde a averti que le choc énergétique se diffusait progressivement à l'ensemble de l'économie. Cette situation pousse les responsables monétaires à rester particulièrement prudents dans leurs prochaines décisions.

D'autres membres de l'institution se montrent toutefois plus réservés. Primož Dolenc a expliqué que la hausse décidée en juin permet à la BCE de "prendre en compte l'évolution de la conjoncture lors des prochaines réunions".

Il a ajouté : "Pour l'instant, il suffit de suivre notre cap".

Une décision qui dépendra des prochaines données économiques

Du côté de l'Estonie, Ulo Kaasik juge qu'il est "extrêmement difficile" de prévoir la prochaine décision de la BCE.

Le responsable a insisté sur le niveau d'incertitude actuel : "L'incertitude est grande".

Selon lui, le relèvement de juin a été décidé parce que "Si nous avons relevé les taux cette fois-ci et non la dernière fois, c'est parce que nous espérions toujours une résolution de ce conflit".

La réunion de juillet s'annonce donc particulièrement suivie par les investisseurs. Entre une inflation qui reste alimentée par les prix de l'énergie et une croissance économique qui ralentit, la BCE devra arbitrer entre la lutte contre la hausse des prix et le risque de freiner davantage l'économie européenne.

© AbcBourse.com. Tous droits réservés

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec vos amis avec les boutons ci-dessous.

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

6mNhzv05RBtpU3tGSPSuFdkrbwIaxJR929bNX0cTleuXvYGhW6yey_wqF19jA3B2