EDF restera un groupe intégré même en cas de réorganisation assure le PDG
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EDF restera un groupe "intégré" même en cas de réorganisation assure le PDG


Actualité publiée le 02/05/19 15:38

Le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy le 1er mars 2019 à Charleville-Mézières (AFP/Archives/FRANCOIS NASCIMBENI)

EDF restera un "groupe intégré" même s'il se réorganise à l'avenir pour assurer sa capacité d'investissement, a assuré jeudi son PDG Jean-Bernard Lévy, qui doit présenter des propositions au gouvernement à la fin de l'année.

"Nous allons rester une entreprise intégrée", "avec son pacte social", a assuré Jean-Bernad Lévy, rappelant des déclarations du président de la République en ce sens.

"Nous avons à regarder si une nouvelle organisation des actifs permettrait à EDF de mieux jouer son rôle d'investisseur (...) pour la transition énergétique et pour le pouvoir d'achat des ménages et des entreprises", a dit le PDG d'EDF devant la commission des Affaires économiques du Sénat.

Le président Emmanuel Macron a proposé la reconduction de Jean-Bernard Lévy à la tête de l'électricien pour un nouveau mandat de quatre ans, un choix qui a été approuvé par l'Assemblée et le Sénat.

L'Etat, qui est actionnaire à près de 84% d'EDF, a demandé l'an dernier à la direction de l'entreprise de proposer une éventuelle réorganisation, avec une nouvelle structure qui pourrait, par exemple, comporter une maison mère publique, conservant le nucléaire, et une ou des filiales éventuellement cotées en Bourse.

Ce projet de réorganisation, baptisé "Hercule", a soulevé l'inquiétude de syndicats et de certains élus, qui s'inquiètent d'un potentiel démantèlement de l'entreprise.

"Notre souci, c'est que nous avons une dette d'ores et déjà importante, alors que nous avons devant nous aujourd'hui et demain un niveau d'investissements qui n'est pas compatible avec notre niveau de dette", a expliqué M. Lévy devant les sénateurs.

La dette d'EDF atteint en effet 33 milliards d'euros, mais le groupe doit aussi massivement investir, notamment pour prolonger la vie de son parc nucléaire.

"Il s'agit de voir si peut-être, avec par exemple deux bilans, nous pourrions augmenter nos capacités d'endettement et donc d'investissement", a détaillé M. Lévy.

"Si nous organisons différemment nos actifs et nos passifs, peut-être arriverons-nous à démontrer que nous pouvons mieux déployer nos investissements au bénéfice de la collectivité", a-t-il ajouté.

"C'est à la fin de l'année que je dois fournir au gouvernement une méthode, un mode d'emploi, des propositions qui permettront de voir si oui ou non il y a le moyen pour EDF de rester le groupe intégré, avec le pacte social qui est le sien, mais qui permettra de mieux déployer ses investissements parce qu'ils seraient financés, si c'est le cas, sur deux bilans différents", a-t-il conclu.

Il a aussi une nouvelle fois exprimé son opposition à l'Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique), un dispositif qui oblige EDF à revendre à ses concurrents jusqu'à 100 térawattheures (TWh) de son électricité nucléaire produite en France, à un prix fixé actuellement à 42 euros le mégawattheure.

Une éventuelle réorganisation "ne peut se faire que dans une régulation meilleure", a jugé M. Lévy. "Ce transfert automatique de notre production vers nos concurrents évidemment nous empêche de bénéficier du produit de notre travail".

La reconduction de M. Lévy a été officiellement approuvée par les commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat, ont-elles annoncé jeudi.

Elle doit encore être entérinée lors d'une assemblée générale des actionnaires d'EDF jeudi 16 mai mais l'issue du vote ne fait guère de doute dans la mesure où l'Etat dispose de la grande majorité des droits de votes.

© 2019 AFP

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