(ABC Bourse) - Confronté à une fiscalité renforcée et à des marchés moins dynamiques, FDJ United revoit ses ambitions pour 2026 après un début d’année en recul.

Le premier trimestre 2026 démarre mal pour FDJ United. L’opérateur de jeux d’argent a publié des résultats en recul, pénalisés par un environnement fiscal plus strict et des conditions de marché moins favorables.
Entre janvier et mars, le groupe affiche un chiffre d’affaires de 895 millions d’euros, en baisse de 3,2% sur un an. Une contre-performance qui s’explique par plusieurs facteurs, dont un alourdissement de la fiscalité sur les jeux, un durcissement des régulations et des paris sportifs moins porteurs.
Résultats FDJ United, un premier trimestre plombé par la fiscalité
Derrière cette baisse de chiffre d’affaires, plusieurs indicateurs traduisent une situation contrastée. Le produit brut des jeux atteint 2,17 milliards d’euros, en progression de 1%, mais cela ne suffit pas à compenser les effets négatifs du contexte.
La fiscalité pèse lourd. À elle seule, elle représente un impact de 24 millions d’euros sur le premier trimestre. Sur l’ensemble de l’année, le groupe anticipe un effet proche de 90 millions d’euros.
Dans le détail, la loterie et les paris sportifs en réseau en France reculent de 2,1%, à 627 millions d’euros. Les activités en ligne chutent encore plus fortement, avec un repli de 7,7% à 213 millions d’euros. À l’international, la situation reste contrastée, marquée notamment par une baisse de 24,1% au Royaume-Uni, tandis que la loterie internationale progresse de 7%.
Le groupe évoque aussi "Un contexte toujours marqué par l’impact des hausses de fiscalité et par le durcissement de certaines régulations des jeux d’argent et de hasard", confirmant une pression durable sur son activité.
Prévisions 2026 revues à la baisse, FDJ United ajuste sa stratégie
Face à ces résultats, FDJ United a revu ses ambitions pour 2026. Alors qu’il anticipait jusqu’ici une légère croissance, le groupe prévoit désormais un léger recul de son chiffre d’affaires sur l’année.
La rentabilité est également attendue en baisse, avec une marge d’Ebitda courant comprise entre 23% et 24%, contre 24,5% en 2025. Ce repositionnement traduit une adaptation à un environnement devenu plus contraignant.
Dans ce contexte, la direction assure vouloir réagir rapidement. La PDG Stéphane Pallez insiste sur les mesures engagées : "le groupe renforce ses efforts en matière d'efficacité opérationnelle, de synergies et de discipline financière, avec l'objectif de renouer dès le second semestre avec une croissance durable".
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