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Actualité publiée le 31/08/26 15:37

Gaz en hausse, arrêts maladie, facturation électronique : les changements qui entrent en vigueur le 1er septembre

(ABC Bourse) - Gaz, arrêts maladie, retraite, chômage ou facturation électronique : la rentrée 2026 arrive avec une série de nouvelles règles. Plusieurs d’entre elles peuvent directement modifier les dépenses ou les droits des Français dès le 1er septembre.

Ce mardi 1er septembre 2026, plusieurs changements entrent en vigueur en France et certains risquent de se faire sentir très vite. Les quelque 6 millions de ménages disposant d'un contrat indexé sur le prix repère du gaz vont subir une hausse, tandis que les salariés verront évoluer les règles concernant les arrêts de travail et les ruptures conventionnelles.

Entre santé, retraite, rénovation énergétique et entreprises, la liste ne s’arrête pas là. Certaines femmes pourraient bénéficier d'une pension de retraite revalorisée, MaPrimeRénov’ change de périmètre et la réforme de la facturation électronique franchit une étape décisive. Une nouvelle aide doit aussi faciliter l’achat de certaines voitures électriques d’occasion.

Prix du gaz, arrêts de travail, rupture conventionnelle : la rentrée change les règles

Le premier changement pourrait être visible directement sur les factures. La Commission de régulation de l’énergie prévoit une hausse de 5,6 % du prix repère du gaz au 1er septembre. Celui-ci passe de 162,89 euros à 172,05 euros par mégawattheure. Pour les 6 millions de ménages dont le contrat est indexé sur ce prix repère, cette évolution pourrait représenter une centaine d’euros supplémentaires sur une année. La hausse est directement liée à la guerre au Moyen-Orient.

Les arrêts de travail sont eux aussi concernés. Jusqu’ici, leur durée n’était pas limitée. À compter du 1er septembre, une première prescription ne pourra normalement pas dépasser 31 jours. Lors d’une prolongation, le plafond sera fixé à 62 jours. Les médecins garderont la possibilité de dépasser ces limites lorsque l’état de santé du patient le nécessite.

Les salariés envisageant une rupture conventionnelle vont également devoir composer avec de nouvelles durées d’indemnisation. Pour les moins de 55 ans, la limite tombe à 15 mois, contre 18 mois actuellement. À partir de 55 ans, elle passe à 20,5 mois. Jusqu’ici, elle atteignait 22,5 mois pour les personnes de 55 à 56 ans et 27 mois pour celles de plus de 57 ans.

Le changement touche aussi l’Outre-mer. La durée d’indemnisation passe à 20 mois pour les moins de 55 ans, contre 24 mois auparavant. Pour les plus de 55 ans, elle sera de 30 mois, alors qu’elle pouvait jusqu’à présent atteindre 36 mois.

Un autre changement attend certains patients au comptoir des pharmacies. Une personne qui refuse un médicament biosimilaire ou hybride proposé à la place du médicament de référence perdra le bénéfice du tiers payant. Elle devra alors régler la totalité du médicament avant son remboursement au taux prévu par l’Assurance maladie, sauf prescription expresse du médecin.

L’Assurance maladie explique qu'"en acceptant un médicament hybride ou biosimilaire lorsque la substitution est possible, la continuité du traitement est assurée, tout en contribuant à la maîtrise des dépenses de santé, à la prévention des ruptures d’approvisionnement et au maintien d’un accès durable aux traitements pour tous".

Retraite, MaPrimeRénov’ et facturation électronique changent au 1er septembre

Du côté des retraites, certaines femmes pourraient voir leur pension progresser. Jusqu’ici, pour les retraités du régime général, de la MSA ou les indépendants, son montant est calculé à partir des 25 meilleures années. À partir du 1er septembre, le calcul reposera sur les 24 meilleures années pour les assurés bénéficiant d’une majoration pour un enfant, et sur les 23 meilleures années pour ceux ayant une majoration pour deux enfants ou plus.

Une bonification d’un trimestre sera aussi attribuée aux femmes ayant accouché depuis le 1er janvier 2004 après leur recrutement dans la fonction publique ou comme ouvrière dans les établissements industriels de l’État.

MaPrimeRénov’ se resserre également. Pour les rénovations d’ampleur, l’aide de l’État ne sera plus accordée lorsqu’un chauffage au gaz reste installé dans le logement après les travaux. Le "parcours par geste" change lui aussi : les aides disparaissent pour plusieurs équipements de chauffage, d’isolation et de ventilation, ainsi que pour les pompes à chaleur destinées à la production d’eau chaude sanitaire et les poêles à bois.

La rentrée marque aussi le coup d’envoi de la facturation électronique. Dès le 1er septembre, les entreprises de plus de 250 salariés devront émettre leurs factures sous forme électronique en passant par une plateforme agréée par l’État. Le gouvernement a promis de la souplesse durant les premiers mois de mise en œuvre face aux inquiétudes suscitées par cette réforme.

Les TPE et PME doivent d’abord être capables de recevoir des factures électroniques. Elles devront ensuite passer au tout électronique au 1er septembre 2027. Lancé en 2019, le projet vise à réduire la paperasse et les saisies manuelles, tout en facilitant les contrôles fiscaux et le ciblage de la fraude.

Un nouveau financement via les certificats d'économie d'énergie doit aussi soutenir l’achat d’une voiture électrique d’occasion. Le véhicule doit être 100 % électrique, avoir été immatriculé en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023 et être acheté ou loué auprès d’un professionnel. Sa batterie doit conserver au moins 80 % de sa capacité, ou un niveau équivalent, et le véhicule doit être gardé pendant au moins trois ans.

La fast-fashion est également concernée par cette rentrée. Un malus calculé en fonction d’un score environnemental va s’appliquer au prix de certains vêtements. Des plateformes comme Shein, Temu ou AliExpress devront, par exemple, supporter une pénalité de 50 centimes pour un caleçon ou de 2 euros pour un t-shirt. Selon le gouvernement, Kiabi, Decathlon, Jules, Petit Bateau, Leclerc et Carrefour ne seront pas concernés.

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