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Actualité publiée le 20/03/26 09:44

Guerre en Iran : Vers une augmentation de la facture de gaz de 15% en mai

Les conséquences d’un conflit à des milliers de kilomètres commencent déjà à peser sur le portefeuille des Français. Depuis le début de la guerre en Iran, les prix du gaz flambent sur les marchés internationaux, entraînant une réaction en chaîne qui pourrait bientôt se traduire par une hausse des factures en France.

Ce vendredi 20 mars 2026, Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie, a donné le ton. Sur RMC, elle a assuré qu’il n’y aura "pas d'augmentation du gaz avant mai". Mais derrière ce répit temporaire, une hausse se prépare déjà.

Une hausse de 15 % mais tous les foyers ne seront pas concernés

Les marchés mondiaux du gaz ont connu une forte tension ces derniers jours. Jeudi, les prix ont bondi jusqu’à 35 %, après des attaques visant des infrastructures liées au plus grand gisement de gaz naturel partagé entre l’Iran et le Qatar.

Cette hausse ne s’est pas encore répercutée en France pour une raison simple. Les tarifs sont calculés avec un décalage. Emmanuelle Wargon l’explique clairement : "avec deux mois d'écart. En avril, les prix de février qui étaient encore bas s'appliquent. En revanche, en mai, cela sera les prix de mars, donc cela sera plus élevé".

Dans un pays fortement dépendant de l’extérieur, la situation est difficile à éviter. La présidente de la CRE rappelle que "95 % du gaz que l'on consomme en France" est importé. Résultat, "Quand cela monte sur les marchés de gros à l'international, cela monte aussi pour les Français".

La question reste sur toutes les lèvres : combien faudra-t-il payer en plus ? Selon les premières estimations, la hausse pourrait atteindre environ 15 % dès le mois de mai. Un chiffre encore incertain, car comme le précise Emmanuelle Wargon, "cela reste difficile" à anticiper tant que toutes les données de mars ne sont pas consolidées.

Tous les ménages ne seront pas impactés de la même manière. Environ 40 % des Français disposent de contrats à prix fixe. Pour eux, aucune augmentation ne sera appliquée avant la fin de leur engagement. Les autres, avec des contrats indexés, verront leur facture évoluer en fonction des cours.

La régulatrice se veut toutefois rassurante sur l’ampleur de la hausse, qu’elle qualifie de "pas gigantesque". Elle souligne aussi un facteur saisonnier important : "En mai, cela n'est pas la saison du chauffage". Et comme "dans une facture de gaz, les deux tiers viennent du chauffage quand on se chauffe au gaz, l'impact sur la facture sera plus limité", l’effet immédiat pourrait être contenu.

Électricité, hiver : ce qui pourrait encore changer la donne

L’évolution des factures dépendra désormais de la durée du conflit. Si les prix restent élevés sur plusieurs mois, notamment à l’approche de l’hiver, l’impact pourrait devenir plus significatif. Emmanuelle Wargon prévient : "Si les prix du gaz sont toujours élevés au moment où il commence à faire froid et donc si ça s'accumule sur toute l'année".

Du côté de l’électricité, le scénario semble différent de celui observé en 2022. La présidente de la CRE insiste : "La crise cette fois-ci est très différente de 2022". Elle précise que "On dépend du gaz pour l'électricité seulement si on n'en produit pas assez".

Actuellement, la production nationale semble suffisante. "en ce moment, on a beaucoup d'électricité nucléaire, les centrales nucléaires d'EDF tournent à plein, on a aussi beaucoup d'électricité renouvelable et ça nous suffit".

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