(ABC Bourse) - L’épargne salariale a franchi un nouveau record en 2025 avec 230 milliards d’euros. Une progression portée par les lois récentes et l’implication croissante des entreprises.

Un cap historique a été franchi. L’épargne salariale n’a jamais atteint un tel niveau en France, portée par des changements législatifs récents et une dynamique inédite dans les entreprises. Derrière ces chiffres, des millions de salariés sont directement concernés.
Fin 2025, près de 230 milliards d’euros étaient placés sur des dispositifs d’épargne salariale, selon les données publiées par l’Association française de la gestion financière. Cela représente une hausse de 15 % sur un an, confirmant une progression continue depuis plusieurs années.
Épargne salariale 2025, une progression portée par les lois récentes
La hausse ne doit rien au hasard. Depuis 2019, les encours ont bondi de 58 %, un rythme directement lié aux évolutions réglementaires. La loi Pacte, adoptée cette année-là, a largement facilité l’accès et le fonctionnement de ces dispositifs.
Un second tournant est intervenu avec la loi de 2023 sur le partage de la valeur. Depuis janvier 2025, les entreprises comptant entre 11 et 49 salariés ont désormais l’obligation de mettre en place au moins un mécanisme de partage, comme un plan d’épargne salariale.
Ce changement structurel a mécaniquement élargi le nombre de bénéficiaires et renforcé les montants investis.
PEE et plans retraite, les deux piliers de l’épargne salariale
Dans le détail, les plans d’épargne entreprise dominent largement. Proposés par 403.000 entreprises, ils concentrent à eux seuls 191 milliards d’euros en 2025.
Ces dispositifs permettent aux salariés d’y placer différentes primes : intéressement, participation ou prime de partage de la valeur, tout en profitant d’avantages fiscaux.
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À côté, les plans d’épargne retraite d’entreprise collective représentent 39 milliards d’euros d’encours, en progression de 14 % sur un an. Ces sommes restent généralement bloquées jusqu’au départ à la retraite, ce qui explique leur rôle spécifique dans la stratégie d’épargne.
Les flux qui alimentent ces dispositifs sont également bien identifiés. En 2025, la participation et l’intéressement représentent 13,6 milliards d’euros, loin devant les versements volontaires des salariés (4,9 milliards) et l’abondement des entreprises (4,7 milliards).
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