
(Agefi-Dow Jones)--Les Bourses européennes devraient ouvrir dans le vert mardi, tandis que les cours du pétrole se stabilisent à la suite des informations du Wall Street Journal selon lesquelles le président américain, Donald Trump, envisage de mettre fin à la guerre avec l'Iran même sans réouverture du détroit d'Ormuz.
A SUIVRE EN FRANCE
Le laboratoire pharmaceutique Sanofi a annoncé mardi que la Commission européenne avait approuvé son médicament Rezurock pour le traitement de la maladie chronique du greffon contre l'hôte. Cette autorisation concerne les adultes et les enfants âgés de 12 ans et plus, et pesant au moins 40 kilos.
Lundi soir, Engie a annoncé avoir remporté de nouvelles concessions au Brésil dans le transport d'électricité. Le groupe énergétique a remporté deux lots lors d'un appel d'offres de l'Agence brésilienne de l'énergie électrique, avec un chiffre d'affaires annuel autorisé final de 122,7 millions de reais, soit 20,4 millions d'euros.
Kering a annoncé lundi avoir finalisé sa prise de participation initiale de 20% dans le joaillier italien Raselli Franco Group pour un montant de 115 millions d'euros. "Conformément aux termes annoncés le 18 décembre 2025, l'accord prévoit un calendrier précis permettant son acquisition complète d'ici à 2032", a indiqué le groupe de luxe dans un communiqué.
Vers 7h30, le contrat à terme sur le CAC 40 gagnait 0,5%, selon les données du courtier IG.
LES INDICATEURS ET EVENEMENTS DU JOUR
Royaume-Uni: produit intérieur brut du quatrième trimestre (8h)
France: consommation des ménages en février (8h45)
France: prix à la consommation, données provisoires pour mars (8h45)
Zone euro: prix à la consommation, données provisoires pour mars (11h)
Etats-Unis: indice PMI de Chicago pour mars (15h45)
Etats-Unis: indice de confiance des ménages du Conference Board pour mars (16h)
Etats-Unis: enquête Jolts sur les offres d'emploi en février (16h)
Etats-Unis: allocution du président de la Réserve fédérale (Fed) de Chicago, Austan Goolsbee (18h)
Etats-Unis: allocution du gouverneur de la Fed Michael Barr (21h)
ACTIONS
Les contrats à terme sur les marchés d'actions européens progressent dans l'ensemble mardi matin, alors que les investisseurs surveillent l'évolution de la guerre au Moyen-Orient et attendent une série d'indicateurs économiques pour mars, période qui couvre les premières semaines du conflit.
Vers 7h30, le contrat à terme sur le DAX 40 à Francfort s'adjugeait 0,6%, tandis que le FTSE 100 à Londres était stable, selon les données du courtier IG.
Donald Trump a déclaré à ses collaborateurs qu'il était prêt à mettre fin à la campagne militaire contre l'Iran même si le détroit d'Ormuz reste en grande partie fermé, selon des responsables de l'administration américaine cités par le Wall Street Journal.
Ces derniers jours, Donald Trump et ses collaborateurs ont estimé qu'une mission visant à rouvrir le détroit d'Ormuz prolongerait le conflit au-delà des quatre à six semaines prévues. Le président a jugé que les Etats-Unis devaient atteindre leurs principaux objectifs, à savoir neutraliser les capacités navales et le programme de missiles de l'Iran, et mettre fin aux hostilités actuelles tout en faisant pression diplomatiquement sur Téhéran pour qu'il laisse la navigation reprendre. En cas d'échec, Washington ferait pression sur ses alliés en Europe et dans le Golfe pour qu'ils prennent l'initiative de la réouverture du détroit, d'après les responsables cités par le quotidien.
Vers 7h30, les contrats à terme à terme de la Bourse de New York s'inscrivaient en nette hausse. Le contrat à terme sur l'indice Dow Jones et celui sur le Nasdaq 100 gagnaient 0,8%, tandis que celui sur le S&P 500 progressait de 0,7%. Lundi, la Bourse de New York a clôturé globalement en baisse, alors que les craintes d'une guerre prolongée en Iran ont engendré de nouvelles tensions sur les cours du pétrole.
Le président de la Fed de New York, John Williams, a indiqué lundi soir que la guerre en Iran pousserait probablement l'inflation à la hausse dans les mois à venir, mais que le niveau actuel des taux d'intérêt permettra à la banque centrale d'attendre de voir si ces tensions persistent.
Dans un discours prononcé à New York, John Williams a déclaré que le conflit au Moyen-Orient avait "ajouté une grande incertitude" et avait déjà commencé à faire monter les prix. Cet effet s'inversera probablement après la fin du conflit, a estimé le banquier central. Mais il a prévenu que tant que le conflit persistera, il pourrait créer un choc économique complexe susceptible à la fois d'alimenter l'inflation et de ralentir la croissance économique.
Toutefois, "l'orientation actuelle de la politique monétaire est bien positionnée pour équilibrer les risques qui entourent nos objectifs de plein emploi et de stabilité des prix", a affirmé John Williams, selon le texte publié de son discours.
En Asie, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo perdait 0,9% mardi en fin de séance. L'indice Shanghai Composite cédait 0,2%, tandis que le Hang Seng de la Bourse de Hong Kong reculait de 0,5%.
L'activité du secteur privé en Chine a renoué avec la croissance en mars, selon les indices PMI officiels.
L'indice des directeurs des achats du secteur manufacturier a progressé à 50,4 ce mois-ci, contre 49 en février, ce qui met un terme à deux mois consécutifs de recul de l'activité, selon les données publiées par le Bureau national des statistiques. l'indice PMI non manufacturier de la Chine, qui couvre à la fois l'activité des services et de la construction, s'est établi à 50,1 ce mois-ci, contre 49,5 en février.
Les économistes s'attendaient à un rebond de l'activité en mars, après la longue trêve du Nouvel An lunaire en février.
OBLIGATIONS
Vers 7h30, le taux de l'obligation du Trésor américain à dix ans perdait 3 points de base, à 4,33%. Le taux du titre à deux ans reculait de 2 points de base, à 3,82%.
Les principaux pays producteurs de pétrole du Moyen-Orient réduisent leurs avoirs en dette publique américaine depuis le début de la guerre entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran le 28 février, pour obtenir plus de liquidités.
Les avoirs en dépôt, qui représentent la demande officielle étrangère, sont tombés à leurs niveaux les plus faibles depuis 2012, selon les stratégistes de BofA Securities. Ces avoirs ont également chuté de 66 milliards de dollars depuis le début du mois de mars, indiquent les stratégistes de BofA Meghan Swiber et Eleanor Xiao.
Les exportateurs de pétrole du Moyen-Orient - qui possèdent environ 3,5% du total des titres du Trésor américain détenus par des investisseurs étrangers, soit un peu plus de 300 milliards de dollars - pourraient contribuer à cette baisse, ajoutent-elles. L'Arabie saoudite fait partie des principaux exportateurs de pétrole du Moyen-Orient qui détiennent des obligations du Trésor américain.
CHANGES
Vers 7h30, l'euro gagnait 0,1%, à 1,1470 dollar. Le billet vert perdait 0,1% face à la devise japonaise, à 159,59 yens.
PETROLE
Les cours du pétrole brut se stabilisent mardi matin.
Vers 7h30, le contrat de juin sur le brent de mer du Nord coté à Londres gagnait 22 cents, soit 0,2%, à 107,61 dollars le baril. Le contrat de mai sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex montait de 23 cents, soit 0,2%, à 103,11 dollars le baril.
Lors d'un incident qui met en lumière les tensions dans les eaux du Golfe, un pétrolier koweïtien a été touché par les forces iraniennes alors qu'il était ancré au large du port de Dubai, aux Emirats arabes unis, selon les médias d'Etat koweïtiens, qui ont cité la Kuwait Petroleum Corporation.
"Au fond, il s'agit d'un marché de prime de risque géopolitique, et non d'un marché de pénurie, et tant que cela ne changera pas, la volatilité restera la caractéristique dominante", indique Russell Shor, de FXCM.
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