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Actualité publiée le 16/03/26 07:59

L'Europe attendue en hausse, la guerre en Iran et le prix du baril toujours scrutés

bourse Cac 40

(Agefi-Dow Jones)--Les Bourses européennes devraient ouvrir en hausse lundi, alors que les investisseurs surveillent les démarches de l'administration Trump visant à atténuer la crise énergétique déclenchée par le conflit au Moyen-Orient.

A SUIVRE EN FRANCE

Le fabricant de plaques de silicium sur isolant Soitec et le groupe chinois National Silicon Industry Group (NSIG) ont annoncé vendredi avoir prolongé de dix ans leur partenariat par une extension de leur licence commerciale. Les deux groupes souhaitent ainsi répondre "à la demande croissante de la Chine pour les produits et technologies SOI (silicium sur isolant) de Soitec", ont-ils expliqué.

L'agence de notation Standard & Poor's a abaissé vendredi la note de crédit du fabricant d'emballages en verre Verallia d'un cran, de "BBB-" à "BB+", avec une perspective stable. Verallia est ainsi sorti de la catégorie "investment grade" sur l'échelle de classification de Standard & Poor's.

Vers 7h40, le contrat à terme sur le CAC 40 gagnait 0,4%, selon les données du courtier IG.

LES INDICATEURS ET EVENEMENTS DU JOUR

Etats-Unis: enquête Empire State sur l'activité manufacturière en mars (13h30)

Etats-Unis: production industrielle en février (14h)

ACTIONS

Les contrats à terme sur les indices européens progressent lundi en préouverture, alors que les marchés d'actions du Vieux Continent pourraient tenter de se stabiliser après plusieurs séances de recul provoquées par les répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 7h40, le contrat à terme sur le DAX 40 à Francfort montait de 0,5%, tout comme le FTSE 100 à Londres, selon les données du courtier IG.

Selon un article du Wall Street Journal publié dimanche soir, l'administration Trump prévoit d'annoncer cette semaine que plusieurs pays ont accepté d'aider à escorter le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz. Les discussions avec ces pays se poursuivent pour déterminer si ces opérations commenceraient avant ou après la fin de la guerre, selon le quotidien américain.

Donald Trump a ensuite déclaré aux journalistes qu'il avait "exigé" que sept pays environ envoient des navires de guerre pour maintenir le flux de pétrole, affirmant que, puisqu'ils dépendent du pétrole du golfe Persique, "ces pays viennent protéger leur propre territoire, car c'est leur propre territoire."

Toujours selon le Wall Street Journal, les dirigeants des majors pétrolières américaines ont mis en garde l'administration Trump concernant une possible aggravation de la crise énergétique.

Lors d'une série de réunions à la Maison-Blanche mercredi et de conversations récentes avec le secrétaire à l'Energie, Chris Wright, et le secrétaire à l'Intérieur, Doug Burgum, les dirigeants d'Exxon Mobil, de Chevron et de ConocoPhillips ont prévenu que le blocage du détroit d'Ormuz continuerait à créer de la volatilité sur les marchés mondiaux de l'énergie, selon les sources proches du dossier citées par le quotidien.

En réponse aux questions de ces ministres, le président-directeur général d'Exxon, Darren Woods, a prévenu que les prix du pétrole pourraient dépasser les niveaux actuels si les spéculateurs faisaient monter les prix de manière inattendue, et que les marchés pourraient connaître des pénuries de produits raffinés. Le président-directeur général de Chevron, Mike Wirth, et celui de ConocoPhillips, Ryan Lance, ont également fait part de leurs inquiétudes quant à l'ampleur des perturbations, selon le quotidien.

La Bourse de New York a connu une nouvelle séance de recul vendredi, sous l'effet d'un regain de tensions sur les cours du pétrole en raison de la poursuite de la guerre au Moyen-Orient.

L'indice Dow Jones a cédé 0,3%, à 46.558,47 points, et le S&P 500 s'est replié de 0,6%, à 6.632,19 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a fini en baisse de 0,9%, à 22.105,36 points. Sur l'ensemble de la semaine, le Dow Jones a reflué de 2%, le S&P 500 a perdu 1,6% et le Nasdaq Composite, 1,3%.

Les principaux indices de Wall Street avaient déjà dévissé jeudi alors que l'envolée des cours de l'or noir et les incertitudes liées à la guerre en Iran minent les perspectives des investisseurs.

En Asie, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo perdait 0,1% lundi en fin de séance. L'indice Shanghai Composite cédait 0,4%, tandis que le Hang Seng de la Bourse de Hong Kong gagnait 1,4%.

OBLIGATIONS

Vers 7h40, le taux de l'obligation du Trésor américain à dix ans perdait 1,6 point de base, à 4,27%. Le taux du titre à deux ans reculait de 1,5 point de base, à 3,72%.

CHANGES

Vers 7h40, l'euro était stable à 1,1427 dollar. Le billet vert cédait 0,1% face à la devise japonaise, à 159,35 yens.

La Réserve fédérale devrait laisser ses taux d'intérêt inchangés à l'issue de sa réunion prévue cette semaine, car la guerre en Iran la contraint à rester prudente, mais cela n'aura probablement pas beaucoup d'impact sur le dollar, selon les stratégistes de The Investment Institute au sein d'UniCredit.

Les mouvements du dollar sont presque entièrement dictés par la crise au Moyen-Orient, soulignent-ils dans une note. Le conflit devrait continuer de soutenir le dollar en raison de son rôle de valeur refuge, la devise montrant une corrélation positive avec la volatilité des actions américaines.

PETROLE

Les cours du pétrole montent lundi matin, en raison des craintes persistantes de perturbations de l'offre.

Vers 7h40, le contrat de mai sur le brent de mer du Nord coté à Londres gagnait 1,70 dollar, soit 1,6%, à 104,84 dollars le baril. Le contrat d'avril sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex montait de 60 cents, soit 0,6%, à 99,31 dollars le baril.

Donald Trump a annoncé vendredi que les Etats-Unis avaient bombardé des cibles militaires sur l'île iranienne de Kharg, qui abrite le principal terminal d'exportation de pétrole de l'Iran.

Donald Trump a menacé de frapper ensuite les infrastructures pétrolières iraniennes si Téhéran ne permet pas aux tankers de transiter librement par le détroit d'Ormuz.

"La réalité la plus alarmante est que le pire est probablement encore à venir", prévient Rystad Energy dans un e-mail.

L'analyse de Rystad Energy indique que, dans le pire des scénarios, la production de brut du Moyen-Orient pourrait chuter à environ six millions de barils par jour, soit une réduction de 70% à l'échelle de la région par rapport au niveau d'avant le conflit.

Agefi-Dow Jones The financial newswire

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