
Les Bourses européennes devraient ouvrir en nette hausse vendredi, à la faveur de la détente des cours du pétrole, alors que l'espoir d'une solution négociée au conflit au Moyen-Orient refait surface. Les investisseurs assimilent par ailleurs une nouvelle série de publications trimestrielles de la part des entreprises.
A SUIVRE EN FRANCE
Crédit Agricole SA a publié vendredi des résultats financiers pour le deuxième trimestre supérieurs aux prévisions des analystes. Le groupe bancaire a réalisé un produit net bancaire de 7,36 milliards d'euros, en hausse de 7,7% sur un an, au-dessus du consensus FactSet, qui s'établissait à 7,04 milliards d'euros. Le résultat net de 2,05 milliards d'euros, attendu à 1,77 milliards d'euros, a reculé de 11,9% par rapport à celui du deuxième trimestre 2025, gonflé par une plus-value exceptionnelle de 304 millions d'euros imputable à Amundi US.
L'assureur Axa a annoncé vendredi que ses activités vie et santé avaient retrouvé un rythme de croissance et un niveau de rentabilité soutenus au premier semestre, qui a en revanche été marqué par un ralentissement en dommages.
L'équipementier automobile Forvia a confirmé vendredi ses objectifs pour 2026, après avoir amélioré sa rentabilité et sa génération de trésorerie au premier semestre, dans des proportions qui dépassent les estimations des analystes.
Parmi les publications de jeudi soir, le producteur de matériaux de construction Saint-Gobain a confirmé son objectif d'une marge d'excédent brut d'exploitation supérieure à 15% en 2026, après un repli de ses résultats au premier semestre, pénalisés par des conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère Nord.
Le groupe de services parapétroliers Viridien a confirmé son objectif de génération de trésorerie pour 2026, après avoir enregistré une perte nette de 26 millions de dollars au deuxième trimestre mais réduit son endettement.
Le spécialiste des paiements électroniques Worldline a ajusté ses objectifs d'activité et de consommation de trésorerie pour 2026, après avoir nettement réduit ses pertes au premier semestre.
L'opérateur boursier Euronext a de son côté fait état de résultats trimestriels records et plus élevés qu'anticipé, avec un bénéfice net part du groupe en hausse de 19,1% sur un an, à 218,8 millions d'euros.
Vers 7h40, le contrat à terme sur le CAC 40 gagnait 0,6%, selon les données du courtier IG.
LES INDICATEURS ET EVENEMENTS DU JOUR
France: prix à la consommation, statistiques provisoires pour juillet (8h45)
Zone euro: prix à la consommation, statistiques provisoires pour juillet (11h)
Etats-Unis: indice de confiance des ménages de l'Université du Michigan pour juillet (16h)
ACTIONS
Les contrats à terme sur les marchés d'actions européens progressent nettement vendredi matin.
Vers 7h40, le contrat à terme sur le DAX 40 à Francfort s'adjugeait 0,6%, tandis que le FTSE 100 à Londres progressait de 0,5%, selon les données du courtier IG.
Jeudi, la Bourse de New York s'est redressée alors que les investisseurs ont repris espoir dans les chances d'une solution négociée au conflit au Moyen-Orient malgré les échanges de frappes de ces derniers jours entre les Etats-Unis et l'Iran.
La tendance a également été soutenue par les résultats trimestriels bien accueillis de Microsoft (+15,5%), tandis que Meta (-8%) peine à dissiper les inquiétudes concernant le niveau de ses investissements dans l'intelligence artificielle.
Au lendemain d'un plongeon de 2,2% alimenté par la flambée des cours du pétrole, l'indice Dow Jones a repris 1,2%, à 52.208,06 points. Le S&P 500 a gagné 1,7%, à 7.437,63 points, et le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a terminé en hausse de 2,8%, à 25.122,18 points.
Les valeurs technologiques ont profité des réticences affichées mercredi par la Réserve fédérale (Fed) et son président Kevin Warsh à relever les taux d'intérêt, malgré la persistance d'une inflation supérieure à 2% outre-Atlantique.
Après la clôture, le groupe technologique Apple a fait part du meilleur troisième trimestre de son histoire en termes de bénéfice par action et de chiffre d'affaires, porté par le succès de l'iPhone 17 et par le dynamisme des ventes d'ordinateurs Mac. L'action Apple, qui a enchaîné les records depuis la semaine dernière, perdait toutefois plus de 7% dans les échanges post-clôture, en raison de performances plus mitigées du côté de la division services et des ventes d'iPad.
Amazon a de son côté publié un bénéfice net multiplié par plus de trois au deuxième trimestre, soutenu par la croissance de sa division d'informatique dématérialisée AWS ("cloud") dans un contexte de forte demande pour l'intelligence artificielle. Le titre Amazon gagnait plus de 8% dans les échanges électroniques d'après-clôture, alors que les revenus du groupe ont dépassé les attentes des analystes.
En Asie, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo grimpait de 3,8% vendredi en fin de séance. L'indice Shanghai Composite gagnait 0,8%, tandis que le Hang Seng de la Bourse de Hong Kong cédait 0,2%.
L'activité manufacturière en Chine s'est contractée de façon inattendue ce mois-ci, et pour la première fois en cinq mois. L'indice officiel des directeurs des achats (PMI) du secteur manufacturier a plongé à 49,2 en juillet, contre 50,3 en juin, selon les données publiées vendredi par le Bureau national des statistiques.
OBLIGATIONS
Vers 7h40, le taux de l'obligation du Trésor américain à dix ans perdait 2,3 points de base, à 4,65%. Le taux du titre à deux ans abandonnait 1,6 point de base, à 4,24%.
CHANGES
Vers 7h40, l'euro cédait 0,2%, à 1,1507 dollar. Le billet vert gagnait 0,7% face à la devise japonaise, à 160,67 yens.
PETROLE
Les contrats à terme sur le pétrole reculent vendredi. Ils se sont déjà détendus jeudi après les déclarations du Pakistan, qui agit comme médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran, selon lesquelles des négociations sont en cours, notamment au sujet de la circulation dans le détroit d'Ormuz.
Vers 7h40, le contrat d'octobre sur le brent de mer du Nord coté à Londres perdait 2,23 dollars, soit 2,6%, à 84,64 dollars le baril. Le contrat de septembre sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex reculait de 2,33 dollars, soit 2,8%, à 81,26 dollars le baril.
Les récentes attaques contre des pétroliers au terminal du Caspian Pipeline Consortium ont de nouveau entraîné l'arrêt des opérations en mer Noire, quelques jours seulement après leur reprise, indique l'équipe de recherche macroéconomique de TD Securities.
"Cela continuera de réduire les exportations de brut russe" de 1 à 2 millions de barils par jour par rapport aux moyennes de juin, ajoute-t-elle. De plus, cela "pourrait devenir une interruption plus prolongée si les attaques de drones persistent".
Agefi-Dow Jones The financial newswire
