
Les Bourses européennes devraient ouvrir sans tendance nette mardi, alors que la situation au Moyen-Orient reste bloquée et que la saison des résultats d'entreprises se poursuit.
A SUIVRE EN FRANCE
Le spécialiste des gaz industriels Air Liquide a confirmé mardi ses objectifs pour l'exercice en cours, après avoir enregistré une légère croissance organique au premier trimestre. Pour les trois premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires du groupe est ressorti à 6,79 milliards d'euros, en baisse de 3,5% sur un an en données publiées. Mais en données comparables, c'est-à-dire en excluant les effets de change, de périmètre et de l'énergie, les ventes ont progressé de 1,9% sur un an.
Le groupe audiovisuel M6 a fait état mardi d'une progression de sa marge de résultat opérationnel courant au premier trimestre et a indiqué s'attendre à une forte hausse des audiences au deuxième trimestre, grâce à la diffusion exclusive en clair de la Coupe du monde de football.
Le fabricant de câbles Nexans a confirmé mardi ses objectifs pour 2026, après avoir enregistré une hausse de son chiffre d'affaires au premier trimestre grâce au dynamisme de ses activités d'électrification. Lundi soir, Nexans avait annoncé l'acquisition de l'américain Republic Wire pour un montant susceptible d'atteindre 723 millions d'euros dette comprise, afin de renforcer sa présence aux Etats-Unis.
Le groupe de construction et de concessions Vinci a annoncé lundi soir avoir remporté un contrat de maintenance routière d'une durée de dix ans en Nouvelle--Zélande, pour une valeur totale d'environ 200 millions d'euros (400 millions de dollars néo-zélandais).
M6, EssilorLuxottica et Scor tiennent leur assemblée générale annuelle ce mardi.
Après la clôture, Airbus dévoilera ses résultats du premier trimestre. Alten, ADP, TP et Worldline feront de leur côté un point sur leur chiffre d'affaires de janvier à mars.
Vers 7h45, le contrat à terme sur le CAC 40 montait de 0,1%, selon les données du courtier IG.
ACTIONS
Les contrats à terme sur les marchés d'actions européens évoluent près de l'équilibre mardi en préouverture.
Vers 7h45, le contrat à terme sur le DAX 40 à Francfort était pratiquement stable, tandis que le FTSE 100 à Londres abandonnait 0,1%, selon les données du courtier IG.
L'Iran a présenté aux médiateurs régionaux une nouvelle proposition portant sur un arrêt de ses attaques dans le détroit d'Ormuz en échange d'une fin totale de la guerre et de la levée du blocus américain sur les ports iraniens, selon des informations du Wall Street Journal, qui cite des responsables au fait du dossier. Le président américain, Donald Trump, et son équipe chargée de la sécurité nationale sont sceptiques quant à l'offre de l'Iran, d'après les responsables américains cités par le quotidien.
Toutefois, les inquiétudes concernant l'Iran ou le pétrole pourraient pour l'instant passer au second plan, les investisseurs restant concentrés sur les résultats des entreprises, indique Michael Rosen, directeur des investissements chez Angeles Investments. "Ce qui fait bouger les marchés d'actions, ce sont les bénéfices, point final", ajoute Michael Rosen. "Tout le reste est secondaire."
Lundi, la Bourse de New York a surmonté ses doutes du début de séance pour finir globalement dans le vert, une timide progression ayant suffi au S&P 500 et au Nasdaq Composite pour dépasser les records historiques inscrits vendredi. L'indice Dow Jones a cédé 0,1%, à 49.167,79 points, mais le S&P 500 s'est adjugé 0,1%, à 7.173,91 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a clôturé en hausse de 0,2%, à 24.887,10 points.
Du côté des entreprises américaines, la Commission européenne a indiqué lundi soir de quelle manière Google devra ouvrir son système d'exploitation Android à des services d'intelligence artificielle (IA) concurrents pour se mettre en conformité avec le règlement sur les marchés numériques (DMA), a rapporté lundi le Wall Street Journal. Alphabet, la maison mère de Google, doit publier ses comptes du premier trimestre mercredi soir après la clôture de Wall Street.
Coca-Cola et General Motors publieront leurs comptes du premier trimestre ce mardi avant l'ouverture de Wall Street. Visa fera de même après la clôture.
La Banque du Japon a maintenu mardi son taux directeur à 0,75%, mais a relevé ses prévisions d'inflation pour le pays.
L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo cédait 1,2% mardi en fin de séance. En Chine, l'indice Shanghai Composite reculait de 0,4%, tandis que le Hang Seng de la Bourse de Hong Kong perdait 1%.
OBLIGATIONS
Vers 7h45, le taux de l'obligation du Trésor américain à dix ans prenait 1 point de base (0,01 point de pourcentage), à 4,35%. Le taux du titre à deux ans gagnait également 1 point de base, à 3,82%.
Les prix sur le marché des titres du Trésor américain sont stables depuis plusieurs jours et certains opérateurs craignent une forte variation des taux, plutôt qu'une lente dérive, dès qu'un catalyseur majeur se présentera. La réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), mardi et mercredi, pourrait faire bouger le marché.
CHANGES
Vers 7h45, l'euro reculait de 0,1% face au billet vert, à 1,1711 dollar. Le billet vert cédait par ailleurs 0,2% face à la devise japonaise, à 159,14 yens.
Le dollar varie peu mardi en début de séance, dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient. Les efforts pour relancer les pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran sont au point mort, le détroit d'Ormuz étant de fait fermé et les perturbations de l'approvisionnement s'aggravant, a indiqué CIMB. "Et ce, bien que l'Iran ait proposé de mettre fin à son emprise sur le détroit d'Ormuz en échange de la levée du blocus américain et de la fin de la guerre, selon deux responsables régionaux", a ajouté la banque.
PETROLE
Vers 7h45, le contrat de juin sur le brent de mer du Nord coté à Londres prenait 2,45 dollars, soit 2,3%, à 110,91 dollars le baril. Le contrat de juin sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex s'appréciait de 2,12 dollars, soit 2,2%, à 98,49 dollars le baril.
Helima Croft, analyste chez RBC Capital Markets, prévient que tout est en place pour "un été cruel" pour les prix du pétrole. "Même en cas de percée spectaculaire dans les négociations, la reprise de la production au Moyen-Orient sera extrêmement longue, compte tenu des dommages subis par les installations et les gisements, ainsi que des goulets d'étranglement au niveau du fret et de la logistique", estime Helima Croft. "Dans le meilleur des cas, des quantités importantes reviendraient sur le marché d'ici trois à six mois, dans une situation de dommages modérés", ajoute-t-elle.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
