
Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé lundi, après que Donald Trump a qualifié d'"inacceptable" la réponse iranienne aux dernières propositions de Washington.
L'indice Stoxx Europe 600 a progressé de 0,1%, à 612,79 points. A Paris, le CAC 40 a rétrogradé de 0,7% et le SBF 120 a perdu 0,6%. A Francfort, le DAX 40 s'est adjugé 0,05%, tandis que le FTSE 100 a gagné 0,4% à Londres.
A l'approche de la mi-séance, Wall Street affichait une légère hausse. Le Dow Jones était pratiquement stable. Le S&P 500 et le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, progressaient de 0,3% après avoir inscrit de nouveaux records en séance.
Donald Trump a jugé "inacceptable" dimanche la réponse de Téhéran à la proposition américaine visant à mettre un terme au conflit déclenché fin février. "Je viens de lire la réponse des soi-disant 'représentants' de l'Iran. Elle ne me plaît pas - C'est tout à fait inacceptable !", a déclaré Donald Trump dans un message sur Truth Social. Le contenu de la lettre iranienne n'a pas été dévoilé.
Pour John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion, "le marché price désormais un scénario de stabilisation progressive du conflit, pas une aggravation majeure, ce qui crée toujours une asymétrie importante en cas de dérapage militaire ou de blocage prolongé d'Ormuz." "Attention au piège", avertit-il.
Un des événements majeurs de cette semaine sera la visite du président américain en Chine, à partir de jeudi. A cette occasion, "des concessions américaines concernant Taïwan pourraient inciter la Chine à faire pression sur l'Iran pour qu'il rouvre le détroit", explique le broker spécialisé dans le pétrole PVM. "A l'inverse, des exigences chinoises excessives en matière de commerce et d'intelligence artificielle pourraient s'attirer l'hostilité du président américain et conduire à une nouvelle escalade du conflit."
Dans ce contexte de regain de tensions, les cours de l'or noir progressent lundi. Vers 17h50, le contrat de juillet sur le brent de mer du Nord gagnait 2,5%, à 103,82 dollars le baril après avoir touché un plus haut en séance à 105,99 dollars.
Dans le cadre d'un scénario de réouverture du détroit d'Ormuz au 1er juin, les cours du Brent ne devraient pas revenir rapidement à la normale, prévient lundi JPMorgan. "Ils devraient se maintenir autour de 100 dollars américains pendant la majeure partie de l'année 2026, alors que les stocks de l'OCDE approchent des niveaux critiques et que les flux vers la région du Golfe ne se rétablissent que progressivement - le goulot d'étranglement se déplaçant du détroit lui-même vers la disponibilité des pétroliers, la montée en puissance des raffineries et les problèmes logistiques plus généraux", explique la banque américaine.
Sur le marché des changes, l'euro se replie de 0,1% face au billet vert, à 1,1781 dollar.
ACTIONS A SUIVRE:
-Bouygues (+1,35% à 50,92 euros): l'entreprise de construction routière Colas, appartenant au groupe diversifié, a annoncé lundi que sa filiale finlandaise Destia avait remporté avec ses partenaires le contrat portant sur la deuxième phase du projet de construction de la partie Ouest du tramway de la ville de Vantaa en Finlande. La valeur totale du projet est estimée à environ 750 millions d'euros, la part de Destia s'établissant autour de 433 millions d'euros.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
