
Les Bourses européennes ont progressé lundi, profitant du reflux des cours du pétrole sous l'effet de nouveaux espoirs d'avancées diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran. Côté valeurs, les analystes se sont montrés très prolifiques en termes de changements de recommandations.
L'indice Stoxx Europe 600 a pris 0,45%, à environ 652,09 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont gagné 1,2% chacun. L'indice phare de la place de Paris a enregistré un nouveau plus haut historique en séance à 8.642,32 points. A Francfort, le DAX 40 a grimpé de 1,45% et le FTSE 100 a cédé 0,1% à Londres.
Dans le même temps, la tendance était favorable à Wall Street à l'approche de la mi-séance. Le Dow Jones et le S&P 500 s'appréciaient respectivement de 1% et 1,3%, tandis que le Nasdaq Composite grimpait de 1,9%.
Après avoir suspendu ses frappes contre l'Iran en fin de semaine dernière, le président américain, Donald Trump, a annoncé dimanche soir une reprise des négociations avec Téhéran, qu'il avait auparavant menacé d'une attaque sans précédent.
Ces annonces renforcent l'espoir d'une résolution diplomatique du conflit et mettent les cours du brut sous pression d'autant que plusieurs médias ont également fait état d'un possible protocole d'accord entre l'Iran et Oman concernant la circulation des navires dans le détroit d'Ormuz, a souligné dans une note le responsable du courtier TickMill.
Lundi, en fin de journée, le contrat d'octobre sur le brent de la mer du Nord perdait 4,4%, à 84,08 dollars le baril.
Au chapitre des indicateurs, la croissance de l'activité manufacturière dans la zone euro s'est un peu accentuée en juillet, selon les données définitives publiées lundi par S&P Global. L'indice PMI du secteur manufacturier dans l'union monétaire s'est établi à 51,9, contre 51,4 en juin.
Sur le compartiment obligataire, le rendement du Bund allemand à dix ans recule de 6 points de base (0,06 point de pourcentage), à 3,17%. Le taux de l'OAT française de même échéance abandonne également 6 points de base, à 3,94%.
Sur le marché des changes, l'euro recule de 0,2% face au billet vert, à 1,1506 dollar.
ACTIONS A SUIVRE
-Worldline (+10,5%): le spécialiste des paiements électroniques a annoncé lundi avoir bouclé la cession de ses activités de paiement en Inde à l'acteur local BillDesk. Cette opération marque une nouvelle étape dans l'exécution de la stratégie de Worldline visant à recentrer le groupe sur son coeur de métier des paiements en Europe.
-MERSEN (+9%, à 40,60 euros): Berenberg a relevé lundi sa recommandation sur l'action du groupe industriel de "conserver" à "acheter" et porté son objectif de cours de 48 euros à 50 euros.
-IPSEN (-8,4%, à 153,10 euros): Jefferies a dégradé lundi sa recommandation de "conserver" à "sous-performance" sur le titre du laboratoire pharmaceutique Ipsen, en l'assortissant d'un objectif de cours de 135 euros. La banque américaine s'inquiète des risques de concurrence croissante dans les années qui viennent pour le traitement contre le cancer Somatuline d'Ipsen.
-TP (-5,9%, à 64,96 euros): TP ICAP Midcap a dégradé lundi sa recommandation d'"acheter" à "conserver" sur le titre de l'ex-Teleperformrance, tout en maintenant son objectif de cours de 65 euros, alors que l'intermédiaire demande des gages sur la croissance des ventes.
-ELIS (+2,8%, à 25,48 euros): RBC Capital Markets a relevé lundi sa recommandation sur l'action du groupe de blanchisserie industrielle de "performance en ligne avec le secteur" à "surperformance" et porté son objectif de cours de 27,50 euros à 28 euros.
-ASTRAZENECA (-9% à Londres), BRISTOL MYERS SQUIBB (stable en cours de séance à Wall Street): les deux groupes pharmaceutiques ont engagé des discussions en vue d'une fusion, a rapporté dimanche le Financial Times. Un rapprochement entre le laboratoire britannique dirigé par Pascal Soriot et son concurrent américain constituerait l'une des plus grosses fusions de l'histoire, avec 400 milliards de dollars de capitalisation boursière cumulée.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
